« l’imposition culturelle dès l’enfance d’un mode de comportement sexuel biologiquement déviant »
Juste parce qu’un parent (biologique) aura le droit d’attribuer juridiquement une autorité parentale équivalente à une personne du même sexe que lui ? Autorité qui est de toute manière déjà reconnue de facto dans la vie de tous les jours, et qu’il s’agit uniquement de valider dans le droit ? C’est ça que vous appelez imposer à l’enfant un mode de comportement déviant ?
« Aussi, un principe de précaution ou de prudence, en matière éducative, ne devrait-il pas être adopté par les chercheurs dans leur approche de cette question sociétale ? »
Jolie application du principe de conservatisme. Ne devrait-on pas aussi, pour poursuivre dans votre logique éducative, veiller à ce que l’éducation d’un enfant à l’école soit répartie équitablement entre 50% d’enseignants hommes et 50% d’enseignantes femmes ? Et c’est les évêques et autres curés qui voudraient imposer à toute la société la parité du couple parental, eux qui excluent toute femme de leur groupe ?
Et la phrase d’après n’est pas meilleure : « La fière Irlande qui triomphait il y a peu avec un taux de croissance insolent, se compose actuellement un profil bas. »
Sauf que, comme l’indique l’illustration de l’article, l’Irlande fait justement partie de la zone euro !
Non, je ne l’ai pas lu, et je veux bien croire que je devrais.
Bien sûr, d’un point de vue scientifique, le nom du genre n’a aucune importance. C’est simplement que j’imagine la réaction des gens si on renommait l’humain en Pan sapiens ! Je ne suis pas sûr que ça faciliterait la discussion avec les créationistes...
J’ai répondu en rigolant l’autre jour, mais plus sérieusement, on peut se demander si la notion de genre est une notion bien pertinente. Vous nous avez fort bien montré les problèmes que l’on rencontre avec la notion d’espèce. Malgré cela, je peux dire qu’intuitivement je vois à peu près de quoi il s’agit, au moins dans les cas les plus simples : un ensemble génétiquement fermé, ou à peu près fermé. Même si c’est flou, c’est une notion que j’accepte, pragmatiquement. En revanche, un genre, je n’ai pas la moindre idée de ce que c’est. (Pareil pour une famille ou n’importe quelle autre rang.) Il paraît que c’est intuitif... ben pour moi ça l’est pas.
Je pourrais pourtant imaginer un sens à cette notion de genre : mettons dans un même genre deux espèces dont l’ancètre commun remonte à moins de x millions d’années, et mettons dans des genres différents deux espèces qui se sont séparées avant cette date (à fixer, et pareil pour les autres rangs). Mais apparemment ça ne fonctionne pas comme ça et les rangs, tels qu’ils sont utilisés, me semblent n’être rien d’autre que des vestiges obsolètes du temps de Linné. Mais vous allez peut-être me contredire...
Merci pour cette réponse, je suis loin d’en connaître autant que vous sur les bocages et l’histoire des forêts.
Je crois que notre désaccord n’est pas si grand finalement.
Ce que je crois comprendre finalement, c’est que les bocages sont un moindre mal comparé à ce que l’humain aurait pu mettre d’autre à la place (forêt entretenue, par exemple), et qu’il faut les préserver pour cela. Mais ils ne sont probablement pas un progrès par rapport à l’équilibre qui existait avant toute intervention humaine, le milieu initial (forêt primaire ?) auquel les espèces se sont adaptées durant des millions d’années, or c’était ça que je voulais dire en réponse à un passage de votre article qui revalorisait l’action humaine : l’action humaine a sans doute été moins négative là qu’ailleurs, mais on ne peut quand même pas dire qu’elle ait été positive (ça me semble quasi-impossible). En particulier, les plantes sauvages qui se sont adaptées au rythme des moissons ont ainsi survécu à l’action humaine, ouf !, mais elles ne doivent pas leur survie à cette action, elles vivaient très bien dans leur milieu avant l’arrivée de l’humain et elles auraient sans doute continué à prospérer ainsi pendant longtemps encore.
À propos des droits des animaux :
Je pense que notre société devrait se préoccuper plus qu’elle ne le fait du bien-être des animaux, au moins de ceux dont elle a le contrôle. Un porc peut souffrir (d’une blessure par exemple), comme je peux souffrir, et dans la mesure où ces souffrances sont similaires, elles méritent sans doute une considération similaire. Est-ce qu’en disant ça, je rabaisse le niveau de considération accordé à l’humain ? J’espère que non.
Je préfère par ailleurs parler de bien-être animal, plutôt que de "droits" des animaux. Néanmoins, la prise en compte de ce bien-être passe certainement par une réglementation, donc par des droits.