Le travail publicitaire, celui qui pousse les gens à consommer et en oblige donc d’autres à travailler encore plus, celui en revanche vous pouvez le mépriser et je le méprise avec vous.
Je préfère une société unie à une société morcelée. L’union fait la force, n’est-ce pas ?
Par ailleurs, le communautarisme nord-américain n’est vraiment pas un modèle pour moi, et j’ai d’ailleurs l’impression qu’avec l’élection d’Obama les États-Unis s’apprêtent à se rapprocher du modèle républicain français.
Parfaitement d’accord avec l’idée que le travail est un moyen, rien d’autre qu’un moyen.
Gardons cependant en tête que la population augmente (et elle augmentera encore plus vite si la médecine fait des progrès), qu’une grande partie du monde a faim, et que pour conjurer les cassandres malthusiennes et satisfaire tout ce beau monde en nourriture, soins, logements... le tout malgré la raréfaction des ressources... du travail, beaucoup de travail, est nécessaire. Du travail et aussi de l’ingéniosité, bien sûr, mais le travail de base, répétitif, fastidieux, c’est quand même la base qui nous permet de vivre et de vivre bien et il ne faut pas le mépriser.
Mais c’est un moyen, pas une fin en soi, on est bien d’accord là-dessus.
Il me semble qu’il y a un malentendu entre vous qui provient des deux sens possibles de l’expression « valeur travail ». L’auteur parle de cette valeur travail ci ; Gilles parle de cette valeur travail là.