« condamner les insultes dirigées contre les individus, mais de les distinguer de celles dirigées contre leurs idées. »
Tout à fait d’accord sur ce principe.
Il ne faut pas dire « les nazis sont des cons » mais « le nazisme est une connerie », euh, pardon, « une illusion ».
En même temps, si j’entends quelqu’un dire que « les nazis sont des cons », j’irai pas lui faire un procès. (Même s’il n’a pas argumenté sa thèse.)
La loi interdit-elle les propos non constructifs ? Devrait-elle selon vous les interdire ?
Si je dis que je n’aime pas l’hindouisme, suis-je tenu d’accompagner ma déclaration de trois pages d’arguments expliquant pourquoi, afin de transformer ma phobie de l’hindouisme en une critique constructive (eh oui, constructive, car il est bien connu que les brahmanes vont alors tenir compte de mes très pertinents arguments et amender leur religion en conséquence... ).
Si j’ai la flemme et que je me contente de dire que je n’aime pas l’hindouisme, je dois être condamné pour phobie non constructive ?
Votre article accorde une importance bien méritée au besoin de s’épanouir dans son travail, mais malheureusement il ne va pas rendre le travail plus épanouissant pour autant, et en pratique il vient plutôt renforcer le discours qu’on nous sert déjà qui dit que vous devez être content de travailler un point c’est tout (quelque soit votre boulot, quelques soient les conditions).
Je crois que vous avez une interprétation erronée de la pyramide de Maslow (Herzberg, je ne connais pas). Le travail, ça sert d’abord à manger, l’accomplissement personnel n’ayant d’importance que lorsqu’on est rassasié.
Je ne nie pas le désir légitime que chacun peut avoir de s’épanouir dans son activité quotidienne, mais le travail est quand même avant tout un moyen, le moyen de satisfaire le besoin d’un consommateur, avec contrepartie pour le salarié, qui est aussi un consommateur. Si l’argent n’est pas l’essentiel, alors on peut arrêter de payer les salariés, ils vont continuer de travailler, bénévolement, pour leur accomplissement personnel, et même s’ils meurent de faim... Y croyez-vous ?
Le travail est le moyen de satisfaire un besoin. Notre société devient absurde lorsqu’elle renverse cette relation de moyen à but et fait de la consommation le moyen de "donner" du travail aux gens, et qu’elle encourage cette consommation par tous les moyens, dans le but affiché de soutenir l’emploi. Les ouragans et autres catastrophes aussi donnent du travail, faut-il s’en réjouir ?
Faut-il travailler pour pouvoir consommer, ou bien faut-il consommer pour pouvoir travailler ?
Et si vous avez assez d’argent et que votre seul but est l’accomplissement personnel, j’ai tendance à penser qu’il vous sera plus facile d’y parvenir dans des activités librement choisies (loisirs, associations... ) avec des personnes qui sont vos égales, que dans une activité contrainte au sein d’une hiérarchie.
« Le réchauffement climatique, c’est des foutaises d’écolos qui manipulent l’opinion. » (discours-type)
À qui profite le crime ?
Qui tirerait profit d’une désinformation laissant croire à tort à un réchauffement climatique dû aux activités humaines ?
- Les producteurs d’éoliennes, de cellules photovoltaïques et d’autres ressources énergétiques plus ou moins propres. Les vendeurs d’isolants, de vélos et de quelques autres produits écolos. Quelques auteurs de bouquins et de films sur le sujet. (Oui, c’est évident, Al Gore a fait son film pour gagner de l’argent et rien que pour ça... )
Merci de ne pas citer ici les associations à but non lucratif qui défendent l’environnement, puisqu’elles sont... à but non lucratif.
Qui tirerait profit d’une désinformation laissant croire à tort qu’il n’y a pas de réchauffement climatique dû aux activités humaines ?
- À peu près tout le reste de l’industrie mondiale !
Alors je crois que certains devraient commencer par chercher la désinformation du coté où elle est la plus probable. Mais peut-être que ces "certains" sont justement partie liée à ce "tout le reste de l’industrie mondiale"...