« Ces précisions sur "la genèse de l’oeuvre" que je connaissais et ai volontairement laissé de côté [...] changent-elles quelque chose à cette bordée d’injures lancée aux pays européens ? »
Oui, je trouve que ça change quelque chose. Faire de l’autodérision ou tourner autrui en dérision, ce n’est pas du tout la même chose. Et je doute fort que si on avait réellement confié le soin à un artiste bulgare de croquer son propre pays, comme c’était prévu, il ait choisi de le représenter par des chiottes, vision qu’en a l’artiste tchèque.
« Sémite » ou plutôt « sémitique » est aussi un terme linguistique désignant une famille de langues dont font partie, notamment, l’arabe et l’hébreu.
De même « aryen » est au départ un terme linguistique, synonyme d’« indo-européen », et que les nazis et autres racistes n’ont pas hésité à employer pour qualifier une population, une race selon eux.
Mais peut-on utiliser un tel qualificatif linguistique pour désigner un peuple ? Si je suis bilingue, parlant à la fois arabe et japonais, suis-je un sémite ? Un demi-sémite ? Ça n’a pas beaucoup de sens. L’emploi de ces termes devrait rester cantonné à la linguistique.
« Clairement tout usage de la violence est condamnable, mais on attend des États démocratiques de faire preuves d’un peu plus de retenue, de faire des efforts diplomatiques et de respecter ses propres engagements (concernant la levée du blocus qui a créé une situation sanitaire alarmante pour la population civile). »
Oui, j’attends plus d’Israël, état démocratique d’une part et puissant d’autre part, capable d’élaborer des stratégies machiavéliques des mois à l’avance, que du Hamas, milice agissant par réaction, manipulée, au comportement pavlovien, prévisible.