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Un disciple de Spinoza.
Une sentinelle du peuple.
Un virus de la démocratie.
Un avocat du diable.
Un chercheur en Vérité.
Un agent subversif.
Un amoureux de la contradiction.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/04/2014
  • Modérateur depuis le 10/06/2014
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Archives AD Alban Dousset 7 janvier 2016 19:02

    @maQiavel
    Je crains de ne plus avoir beaucoup d’argument à t’apporter.

    Mais dis-moi :
    En quoi la nécessité pour les animaux (sociaux ou non) de se doter d’un territoire serait-elle si différente de la nécessité pour les communautés primitives de se doter d’un territoire ?
    En quoi cette volonté de puissance politique serait innée chez eux (les animaux) et acquis chez nous (les humains) ?



  • Archives AD Alban Dousset 7 janvier 2016 18:29

    @Bainville
    Pour les raisons que j’évoquais, il me semble que les systèmes politiques centralisés (monarchiques ou oligarchiques) seront de plus en plus instables.

    "Le retour d’un monarque serait justement pour rendre au peuple la maîtrise de ce qui lui appartient, contrairement aux lois de nos députés et ministres qui décident sottement à sa place.« 
    >> Soyons honnête, le retour d’un monarque rendrait le pouvoir à ce monarque.
     »rendre au peuple la maîtrise de ce qui lui appartient" n’est qu’une tournure habile pour signifier que le peuple ne gagnerait aucun pouvoir politique et qu’il serait tout aussi tributaire de la médiocrité politique et de l’oligarchie financière.



  • Archives AD Alban Dousset 7 janvier 2016 18:12

    @maQiavel

    « Quelle serait la finalité naturelle d’un tel désir ? La nature a-t-elle programmé l’homme à se constituer des empires politiques et financiers pour se reproduire et s’alimenter ? » Pourquoi penser la nature à partir de ses fins ? N’y a-t-il pas dans ce réflexe une trace d’anthropomorphisme ? de monothéisme ? Pardonne-moi, je suis Spinoziste. Lorsqu’il s’agit de comprendre la nature humaine, je ne cherche pas les fins, seulement les causes qui nous déterminent.

    « L’homme a cette particularité dans le règne animal de pouvoir moduler son comportement, ses désirs, ses affects et cette modulation est socio-culturelle » L’homme peut certainement moduler tempérer, stimuler ses désirs mais la matrice de ses besoins est proprement héritée de sa nature.

    La lecture de Darwin et l’observation du monde animal ont certainement contribuée à forger cette « représentation du monde » qui est la mienne.



  • Archives AD Alban Dousset 7 janvier 2016 18:09

    @maQiavel

    Tu me forces à aborder certains aspects qui seront développés dans mon essai (publié régulièrement sur Agoravox).

    D’une part, je distingue les besoins et les aspirations.

    Les besoins qui sont l’essence des attitudes individuelles (génèrent nos aspirations) et produisent également nos comportements immédiats.

    Les aspirations peuvent se comprendre comme la réalisation d’un désir majeur dans une perspective de moyen ou long terme.

    (Ici, je ne suis pas exhaustif, je réserve les aspects spécifiques de l’humain pour l’essai)

    Les besoins :

    Condition d’être vivant >> Besoins physiologiques (Faim, soif, sexualité, respiration, sommeil, élimination)

    Condition d’animal >> Besoins de sécurité et de confort (Environnement stable et agréable, sans danger ni crise)

    Condition d’animal social >> Besoins sociaux (appartenance, estime, amour…) / Besoins physiologiques, de sécurité, de confort et sociaux pour le groupe social de référence.

    Les aspirations :

    La volonté de puissance (politique, économique, physique, directe) est le fait de notre condition d’animal.

    La volonté d’altruisme (politique, économique, physique, directe) est le fait de notre condition d’animal social.

    Pour revenir aux exemples que tu sites :

    Si le lion mange la gazelle, ce n’est effectivement pas « directement » le fait de sa volonté de puissance mais la satisfaction d’un besoin physiologique (la faim en l’occurrence). En revanche, lorsqu’un groupe de jeunes lions affronte un vieux lion, un patriarche, pour s’emparer de sa troupe, il s’agit clairement de l’expression d’une volonté de puissance politique.

    Au sujet des cerfs, voici un extrait de wikipédia « Le cri du brame tient du rugissement et du mugissement et s’entend à plusieurs kilomètres de distance. C’est aussi le terme désignant le rut chez cette espèce. Le mâle avertit ainsi les femelles réceptives de sa présence, intimide ses concurrents potentiels et défie les autres mâles qui s’aventureraient sur son territoire. ». L’affrontement des cerfs n’est donc pas qu’une question de reproduction (besoin physiologique) mais également une question de maîtrise du territoire (volonté de puissance politique)

    Les volontés de puissance et d’altruisme sont issues de nos instincts, elles sont programmées par la nature. Si j’étais essentialiste et binaire, je pourrais réduire les comportements de tous les êtres vivants aux seules volontés de puissance et d’altruisme >> Mais je ne le suis pas, je préfère penser la complexité.



  • Archives AD Alban Dousset 6 janvier 2016 22:24

    @maQiavel

    L’article me paraît un peu alambiqué et avoir une visée politique. Le « bon sauvage » de Rousseau a la vie dure on dirait.

    « Bien sûr qu’il y avait de la violence dans nos communautés primitives, mais elles étaient ponctuelles et non institutionnalisé. »

    Je me permets de recourir à un autre article dont voici quelques extraits :

    « Sur les informations recueillies sur 18 communautés de chimpanzés au total durant 50 ans, les scientifiques ont recensé 152 meurtres. » […] « Deux-tiers des meurtres ont été perpétrés sur des membres d’une autre communauté » […] « Le plus souvent, les agresseurs étaient plus nombreux que les agressés, impliquant un « coût » réduit pour les premiers » [http://www.maxisciences.com/chimpanz%E9/la-violence-un-comportement-naturel-chez-les-chimpanzes_art33508.html]

    Peut-être qu’à la base nous étions un genre de paresseux (https://fr.wikipedia.org/wiki/Paresseux)

    Peut-être que l’être humain ne s’est pas hissé au sommet de la chaîne alimentaire en massacrant des espèces si semblables et pourtant rivales.

    Peut-être que l’être humain ne s’est découvert une agressivité, une volonté de puissance, qu’après s’être hissé au sommet du règne animal.

    J’espère que tu me pardonneras cette pointe d’ironie mais comprends que je reste perplexe.

    Pour moi, la volonté de puissance est intrinsèque à la nature humaine… mais je reconnais qu’elle puisse être exacerbée par certaines visions du monde.

    Je pense que nous arrivons au bout de cette discussion, nous devrions peut-être nous entendre sur un désaccord ?

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