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Icks PEY

Icks PEY

Oui, peut-être mais pas seulement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/12/2006
  • Modérateur depuis le 26/04/2007
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Derniers commentaires



  • Icks PEY Icks PEY 11 juin 2007 11:13

    Moreigne nous ressert la soupe habituelle : la démocratie ne vaut que lorsqu’elle va dans son sens !

    Soyez bien sûr que si Royal avait gagné le 6 mai, Moreigne aurait trouvé tout à fait légitime et démocratique que le scrutin législatif majoritaire à deux tours amène une belle majorité rose à l’Assemblée.

    Car Moreigne a la mémoire courte. A que je sache, les élections législatives de 1981 et de 1988 reposaient sur le même mode électoral et cela ne choquait pas grand monde chez les socialistes, à l’époque. Et si 1986 constitue une exception, ce n’est que parce que Mitterrand, sûr de sa déculottée, avait mis de la proportionnelle, histoire de faire entrer le FN au palais Bourbon et ainsi limiter la vague bleure à une majorité relative.

    Le PS cherche désespéremment à exister et c’est assez pitoyable de le voir mendier des sièges en agitant le drapeau du pouvoir absolu. Tout cela pour sauver les indemniotés parlementaires de ses notables (et de leurs attachés parlementaires, hein Nicolas ?) ainsi que la trésorerie du parti qui va devoir revoir ses budgets à la baisse.

    Bien cordialement,

    Icks PEY



  • Icks PEY Icks PEY 9 juin 2007 15:14

    @ Leon et @ Marsu

    Merci pour vos échanges.

    Bien cordialement,

    Icks PEY



  • Icks PEY Icks PEY 8 juin 2007 18:31

    @ Leon

    Merci pour votre réponse.

    En passant, je m’excuse pour la banalité de mes propos. En même temps, si j’étais un garçon génial, j’écrirai des livres plutôt que des commentaires sur AgoraVox.

    Pour vous répondre brièvement, cette fois :

    1. Oui, il faut de l’impôt, je ne suis pas contre des droits de succession, mais je dis que la réforme fiscale proposée m’apparait pas inéquitable même si je suis conscient qu’elle arrange certains plus que d’autres.

    Je note en passant que vous raisonnez de la façon suivante : l’impôt existe, il faut bien trouver où le prélever. Autrement dit vous semblez penser que le prélèvement est juste dès que que la dépense publique qu’il finance l’est. Je ne rejoins pas cela. Pour moi non seulement la dépense publique doit être bonne, mais encore, le mode de prélèvement doit l’être aussi. Autrement dit, la fin ne justifie pas les moyens.

    2. De mon point de vue, sur la notion d’égalité des droits, vous faites une confusion entre l’égalité des droits et l’égalité des situations. C’est vieux comme Hérode, vous allez me dire, mais que voulez-vous, cela nous oppose, semble-t-il. Vous critiquez la notion d’héritage car vous dites que cela créée des inégalités. Certes. Mais des inégalités de situations. De la même façon qu’on peut naître petit, con et moche ou inversement. J’ai la chance d’avoir un job bien payé et j’ai la prétention de croire que mes cellules grises que le hasard de la génétique m’a donné n’y est pas pour rien. Doit-on pour autant donner le même salaire que le mien à un garçon né le même jour que moi, mais avec moins de capacités ? Je dis cela sans prétention, mais je connais également des gens de mon âge qui sont bien plus talentueux que moi (et qui gagnent bcp bcp bcp plus que moi) : puis-je revendiquer leur salaire sous prétexte d’égalité ?

    3. Enfin, sur mon génome, je n’arrive pas à croire ce que vous écrivez. Pourquoi une mère s’attache-t-elle davantage à son enfant qu’à celui de sa voisine de chambre d’hopital ? Vous posez des questions qui sont étonnantes. Pourquoi le fait de perdre ma propre mère devrait me faire plus pleurer que la mère de mon voisin ? Il n’y a pas d’immodestie ni de désir d’immortalité dans le fait de souhaiter privilégier ses enfants. Je ne sais pas quoi répondre tellement cela me semble naturel : vous remettez en cause toute la dimension affective qui peut unir des personnes proches sous prétexte que nous serions tous égaux. Vous focalisez sur le génome, mais j’aurai pu tenir le même discours à l’égard d’enfants adoptés. La nature humaine est ainsi faite qu’on se sent proche des gens qu’on aime et que cela induit la volonté de les dinstinguer par rapport aux autres. Que dire d’autre ?

    Bien cordialement

    Icks PEY



  • Icks PEY Icks PEY 8 juin 2007 15:36

    Cher Marsu,

    Je ne suis pas expert en philosophie politique, mais je me demande dans quelle mesure ce que tu appelles libéralisme n’est pas une sorte d’utopie égalitariste que n’aurait pas renié certains révolutionnaires : tous égaux en droit et tous sur la même ligne de départ.

    Le schéma que tu retraces peut être séduisant et je conçois qu’il ait ses adeptes. Cela rejoint des propositions de « revenu minimal d’existence » qui reviennent régulièrement dans les médias. En l’espèce, il s’agirait d’un capital minimal d’existence dont tout un chacun disposerait à la naissance.

    Mais cela repose encore et toujours sur la vision extremement individualiste du citoyen : on parle d’un citoyen lambda sans conjoint et sans enfant dont les intérêts s’arrêteraient avec son existence. Mais ce n’est pas cela la vraie vie. La vraie vie, c’est qu’on a un conjoint, parfois plusieurs, on a un enfants, parfois plusieurs et même parfois de plusieurs lits. Je crois que c’est complètement illusoire de croire que l’attachement charnel qui nous lie à nos conjoints et enfants ne crée par une particularité qui ôté à ta proposition toute pertinence.

    Ton schéma fait fi de cette préférence qui est charnellement inscrite au plus profond de nous. Je ne sais pas si tu as des enfants, mais peut-être seras-tu d’accord avec moi pour dire que si tu disposais de la possibilité de les doter d’atouts dans sa vie, quitte à ce qu’ils en aient plus que d’autres, et bien, tu le ferais, non ?

    Bien sûr, c’est beau et généreux de vouloir égaliser les patrimoines à la naissance de chacun, mais cette proposition a-t-elle un sens ?

    Sache également que ton schéma fait partie depuis bien longtemps d’un certain idéal chrétien. Les premières communautés chrétiennes des Actes des Apôtres fonctionnaient ainsi, avec une mise en commun des biens et une gestion quasi collective d’une groupe d’individu. Aujourd’hui encore, des communautés existent dans lesquelles les membres renoncent à la propriété individuelle au profit d’une collectivité.

    Voilà, d’un côté il y a l’idéal social et/ou religieux (selon les cas), et puis de l’autre le réalisme du quotidien. On veut protéger ses enfants, leur donner le meilleur, faire en sorte qu’ils puissent traverser sans trop d’encombres les difficultés de l’existence ...

    Je crois qu’il y a là deux perceptions qui sont toute aussi respectable l’une que l’autre et qu’il n’est pas opportun de faire prévaloir l’une sur l’autre : à chacun sa conscience.

    Enfin, je finis sur une petite remarque : tu fais allusion à Bill Gates et ses dons. Mais je ne crois pas que cet exemple soit pertinent. Ces niveaux de patrimoine arrivent à de tels extrémités que cela défie toute raison. Je ne crois pas que les dispositions du gouvernement Fillon aille dans ce sens là : 150 k€ au rythme d’une donation tous les 6 ans à partir de 50 ans, cela ne fait jamais que 900 k€ si je meurs à 90 ans. Soit légèrement au dessus de la première tranche de l’ISF : on ne peut pas dire que cela avantage les grosses fortunes comme celle de Bill Gates.

    Icks PEY



  • Icks PEY Icks PEY 8 juin 2007 14:19

    @ Leon

    « Faut-il des impôts » : mais tout à fait, il faut des impôts.

    Je crois que notre désaccord provient du fait que vous pensez que les successions sont « antidémocratiques. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que vous écrivez : »antidémocratique« . J’avoue ne pas comprendre ce qu’il y a d’antidémocratique dans le fait de léguer un patrimoine à ses enfants. Sans doute vouliez-vous dire »inégalitaire" ?

    Ensuite, vous parlez de la valeur travail et vous mettez en opposition travail et héritage. Mais, cela ne s’oppose pas. Vous voulez absolument vous attacher à l’individu en tant que tel, alors forcément, le fait que certaines individus soient potentiellement millionnaires dès la naissance, cela vous défrise, et honnêtement, je peux concevoir qu’on puisse le penser. Car moi aussi, je l’ai pensé à une époque de ma vie. Mais maintenant que j’ai atteint un certain niveau de patrimoine (raisonnable, rassurez vous, je ne paie pas encore l’ISF, mais j’espère bien que cela changera tôt ou tard !) et bien il me plait de savoir que le fruit de MON travail ira profiter à MES enfants.

    Permettez moi de reprendre vos propres arguments, mais dans mon sens à moi : la notion de patrimoine à transmettre est intimement complémentaire à celle du travail, car le patrimoine est la résultante du travail. Pour mes enfants, leur patrimoine sera sans doute le fruit du travail de leur aïeul, et alors ? Avec votre raisonnement à vous qui consisterait, dans l’absolu, à dire que les droits de successions permettent de niveler les patrimoines, cela signifie, au contraire de ce que vous dites, que le travail perd tout son sens. Car le principe même de la finalité du travail, c’est d’épargner pour constituer un patrimoine. Et quel est l’intérêt de se constituer un patrimoine si ce n’est dans l’objectif de le transmettre à ses enfants qui tenteront d’en faire de même à leur tour ? Si je sais que je ne pourrai rien transmettre ou si peu, à quoi cela sert-il que je travaille autant ? Autant avoir une vie de jouisseur, alors. C’est cela ce que vous proposez comme société ? Une société de jouisseurs qui ne travaillent que pour rejouir encore ? Croyez vous que cela fera une société plus généreuse pour autant ?

    En fait, vous avez une visio individualiste du patrimoine, ce qui, pour un gars de gauche, ne m’étonne pas, mais ce dont vous ne vous rendez pas compte, c’est que la notion même de patrimoine dépasse chaque individu : il concerne une lignée, une ascendance. Autrement dit, vous n’êtes que le maillon d’une chaîne.

    Permettez moi de prendre exemple sur une demeure familiale. Sans pour autant vous convaincre, peut-être cela vous fera-t-il toucher du doigt cette notion de patrimoine « transgénérationnel » sur laquelle je souhaite attirer votre attention.

    Une demeure familiale ne vous appartient jamais : elle vous a été transmise par votre prédécesseur avec cette mission implicite de l’entretenir, de l’améliorer, si possible et de la transmettre à votre tour. La notion de patrimoine est comparable à celle du témoin que les relayeurs du 4 x 100 mètres se passent : vous n’êtes qu’un dépositaire temporaire. Vous ne détenez un bien que parce que d’autres avant vous ont su vous le transmettre. C’est cela la notion de patrimoine et donc d’héritage.

    Et bien, ce qui était valable pour les maisons à une époque de notre histoire, s’est transféré au monde de l’argent, modernité oblige. Un patrimoine n’appartient jamais à celui qui le possède : il n’en est que l’usufruitier et il ne devrait ne se comporter que comme usufruitier et jamais comme propriétaire mais cela, c’est un autre débat.

    Tout cela pour dire que le patrimoine est toujours le fruit du travail de quelqu’un (sauf pour les gagnants du Loto, mais l’expérience prouve que dans beaucou de cas, ces imbéciles heureux brûlent l’essentiel de leur pognon en moins de temps qu’il ne faut pour le dire) et que ce quelqu’un dispose d’un droit naturel et évident de transmettre le fruit de son travail à ceux qui lui sont proches. Autrement dit, la transmission de mon patrimoine est une extension légitime (extension post-mortem, en quelque sorte) de mon droit de propriété.

    Vous comprendrez (mais je vous laisse le soin de ne pas adhérer) que dans cette philosophie là, tout prélèvement obligatoire vient déséquilibrer ce passage de relais dont je parlais à l’instant.

    Icks PEY

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