@JPC45
Les entreprises doivent équilibrer leur budget pour survivre. En cas d’augmentation de la part patronale, soit elles vont maintenir leur enveloppe de coût salarial en baissant les salaires bruts (des vieux remplacés par des jeunes moins chers) ce qui à terme fait que les salaires nets sont plus bas, soit elles équilibrent du côté des recettes en vendant leurs produits plus cher. Ma phrase était peut-être un peu trop résumée.
Quand à la différence entre impôt, cotisation écologique et charge sociale, je ne rentrerai pas là-dedans. Tout argent que je gagne, que l’Etat me prend contre mon gré et que l’Etat dépense sans me demander mon avis est un impôt, que ce soit pour payer des routes, des retraites ou des médicaments.
1 - La majorité des citoyens a un téléphone portable, un ordinateur portable.
C’est une question de marché, pas de concurrence. Quand un nouveau produit trouve son marché il commence par être cher puis son prix chute avec l’augmentation des ventes. C’est une question de marché, pas de concurrence. Tous les concurrents commencent par être cher avant de baisser leurs prix.
2 - La voiture est accessible à tout le monde (il suffit de regarder 20 ans en arrière).
Justement. Dans les années 60 une voiture coûtait 3 à 4 mois de salaire de l’acquéreur. Aujourd’hui ce serait plutôt 5 ou 6. D’ailleurs, plus de la moitié des ventes ne sont pas des achats particuliers mais des flottes d’entreprises.
3 - Des progès, innovations immenses dans tous les domaines concurrentiel (informatique, automobile...)
Vous confondez concurrence et développement technique.
Je ne dis pas que la concurrence est toujours néfaste mais elle l’est le plus souvent. La libre concurrence conduit simplement à une compression des marges que l’entreprise combat par divers moyens tous plus pervers les uns que les autres :
- diminution de la R&D au profit de la publicité.
- pression à la baisse sur les salaires puis délocalisation quand cela devient impossible.
- diminution de la qualité. Toutes les pièces solides sont remplacées par des bouts de plastique à leur limite de résistance. Dernier en date. Les chocolats Milka ont supprimé l’emballage métallique, l’ont remplacé par une ligne de colle et nous font croire que c’est un progès.
- simplification des produits. Ce n’est pas vrai pour les nouveaux (téléphone portable) mais pour les vaches à lait. Par exemple, les téléphones fixes n’ont plus le deuxième écouteur.
- augmentation des prix.
- uniformisation. On limite le nombre de produits mais on augmente le nombre de présentations.
Qaund on dit "cela se vend" c’est trop souvent parceque le client ne trouve rien d’autre. On entre dans une éconmie de pénurie. Combien de variétés de tomates dans les magasins ? 2.
Vous touchez un problème de fond, celui des comptes de l’Etat. Il est inadmissible qu’en France les comptes de l’Etat soient à peu prés secrets. Même en lisant la loi de finance votée par l’Assemblée on n’a aucune idée de qui coûte quoi. Ce n’est pourtant pas compliqué à faire, n’importe qu’elle entreprise sachant le faire.
Il y a une véritable volonté politique de noyer le poisson. Ceci dit, en ce qui concerne la Sécu, elle est particulièrement bien gérée, les frais de fonctionnement représentant moins de 5% des sommes versées (cf le site de l’URSSAF).
Les cotisations patronales sont environ égales à 50% du salaire brut et celles de l’employé à environ 20%. Mais il ne faut pas se leurrer. Les "patrons" ne cotisent rien du tout. Ils se contentent de prélever une partie du véritable salaire des employés et de le reverser à l’Etat. Dans la comptabilité d’une entreprise, le coût d’un salarié est la somme du salaire net, de la cotisation salariale et de la cotisation patronale. En fait, quand on vous embauche à 20.000 euros bruts par an, on vous embauche à 30.000 euros brut par an et on ne vous en donne que 16.000, le reste allant à l’Etat.
Quiconque demande une augmentation des charges patronales ne fait que demander à terme une baisse de salaire net ou une augmentation du prix des biens dans les magasins ce qui revient au même. Il s’agit en fait d’une baisse du pouvoir d’achat.
On apprend dans cet article que la Russie dispose d’un budget militaire de 12 milliars d’euros. Celui de la France est de 35 milliards, soit trois fois plus. Celui des US est de 450 sans compter les dépenses en Irak ni en Afghanistan. Il y a beaucoup d’exagération dans ce qu’on raconte. Les russes ont l’incroyable capacité à valoriser leurs faits militaires dans les médias et celles-ci sont toutes prêtes à leur rendre ce service en croyant les gêner.
Par exemple, on nous parle de la destruction de la Géorgie et la seule chose qu’on nous montre comme preuve de la violence des combats est un immeuble noirci mais dont les cloisons son encore debout. En conséquence, si on coupe le son et qu’on ne regarde que l’image, cet immeuble a été mitraillé à l’arme légère ou à la mitrailleuse mais en aucun cas bombardé par des BLU à guidage laser de 250kg ni par des obus d’artillerie de calibre 150.
Avec un peu de mémoire on se souvient du massacre récent de Beyrouth perpétré par les juifs et d’immeubles d’une dizaine d’étages réduits à une pile de planchers ne dépassant pas 3 mètres de haut.
Autrement dit, les journalistes essayent une fois de plus de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Les russes ont pratiqué avec beaucoup de modération une opération de police et rien de plus.