Ne vous inquiétez pas. Les réactions anti-chinoises de nos journalistes n’ont rien de fondamentalement anti-chinois. En France, les maîtres à penser sont inféodés depuis longtemps aux néo-cons américains. Il y a donc une constance dans la projection de leur bile. Vous aurez remarqué que selon eux Poutine est un salopard, le chef de la maffia albanaise est un démocrate respectueux des droits de l’homme et de l’environnement, l’opposant au pouvoir en Géorgie et un corrompu violeur des droits de l’homme, le chef de l’opposition pro-russe en Ukraine n’est pas un démocrate etc etc etc.
En fait il ne faut pas prendre Pujadas, PPDA, Chazal et Lucet au sérieux. Ils sont payés pour dénigrer tout ce gêne l’irrésistibe emprise sur le monde de la maision blanche et des lobbies qui la dirigent. Ce n’est pas pour autant qu’ils représentent le peuple français, loin de là.
Il est intéressant de voir aujourd’hui les socialistes reprocher à Sarkozy son rapprochement de l’OTAN alors qu’il y a quarante deux ans, ceux-ci ont déposé une motion de censure contre le retrait des forces françaises de l’OTAN qui signifiait selon eux un affaiblissement du lien transatlantique auquel ils tenaient tant.
Pour ma part, n’ayant pas changé d’avis, je donne raison temporairement aux socialistes.
La dette consomme chaque année le montant de l’impôt sur le revenu.
La dette n’est raisonnable que si elle sert à payer un investissement qui permettra une création durable de richesse, comme peut l’être une centrale Edf, le Plan calcul, le soutien de l’Esa ou d’Airbus, la construction d’infrastructures.
Quand la dette ne sert qu’à permettre aux fonctionnaires de continuer à péter dans la soie ou aux immigrés de bien vivre chez nous, elle est une catastrophe. (traduisez : financer les dépenses courantes)
Il n’y a aucune bonne conscience à avoir du fait que nos voisins sont plus endettés que nous. Cet article fait l’amalgamme entre une valorisation fictive des biens de la nation (Chambord et Azay-Le-Rideau valent x millions) et le fardeau bien réel compté en heures de travail perdues par les français pour payer les intérêts de la dette.