Poutine a recollé les morceaux d’une Russie détruite par Yeltsine et sa bande d’« oligarques ». L’Europe a urgemment besoin d’une Russie forte et prospère qui contrebalance le pouvoir néfaste des Etats-Unis. Il est dommage que Poutine décide de partir l’année prochaine alors qu’il y a tant de chantiers a terminer.
Notre président engage notre avenir avec des pays peu sûrs. Le projet Nabucco consiste à s’approvisionner en gaz par le sud de l’Europe en contournant la Russie. C’est une idée des « réservoirs à mauvaises idées » des néo-cons américains auquel il s’est empressé de souscrire. Les tuyaux passeront par la Turquie. On comprend mieux pourquoi Sarkozy a retourné sa veste concernant son opposition à l’entrée de la Turquie dans l’Europe. Sa dernière visite à la Hongrie avait pour objectif de faire changer d’avis ce pays qui préfère une solution d’approvisionnement depuis la Russie.
Au moment où l’Allemagne construit un pipeline direct par la baltique avec les Russes, entouré de pays amis comme la Norvège ou la Pologne, Sarko préfère l’aventure à haut risque d’un approvisionnement contrôlé par les turcs, les kurdes, l’azerbaïdjan et toutes ces petites républiques qui sont l’objet d’une géguerre permanente depuis 20 ans au moins. C’est la politique du pire. Enfin, on peut se consoler en se disant que Kouchner aura l’occasion rêvée de s’ingérer et d’intervenir dans les affaires de beaucoup d’autres pays.
Votre article fait vraiment peur. Il soulève un tas de questions qui ne semblent exister qu’en Belgique. Pourquoi donc ?
Le ciment religieux s’étant effrité, vous dites qu’apparaissent des conflits raciaux et linguistiques.
Pourquoi voyez-vous un conflit germano-latin ? En dehors de la langue, ces populations sont toutes germaines pur sang. Faut-il rappeler que sous César la Belgique arrivait jusqu’à Lyon ? Un tel conflit n’existe pas chez nous. L’Alsace n’a jamais eu de problèmes d’intégration avec le reste de la France.
En parlant de la langue vous dites - « Car comment se sentir Belge quand on ne comprend plus 60% des Belges ? ». Comment font les suisses alors ? Pourquoi cette différence linguistique n’est pas un problème en Suisse et serait une cause de conflit en Belgique ?
Je crains que vous ne mettiez en avant de faux problèmes mais je m’avoue mal placé pour y répondre. Peut-être a-t-il manqué à la Belgique une idée nationale autour de laquelle auraient pu adhérer les diverses factions. La désintégration actuelle semble plus due à l’absence d’un véritable pouvoir central qui conduit chaque clan à tirer la couverture à soi. En allant plus loin peut-être verra-t-on dans quelques années les villes devenir antagonistes, le pouvoir régional ayant perdu de son efficacité.
En tout cas, votre article donne a méditer sur les possibilités de vivre ensemble en France avec la communauté française d’un côté et l’africaine de l’autre.
Henry Ford, celui des autos, dans son « Juif international » fait aussi le même genre de réflexion concernant la création d’une banque centrale aux USA.
Au bout du compte, il ne semble pas que le système soit aussi mauvais. L’époque où une seule personne Rotschild ou Pereire tenait entre ses mains la destinée d’un pays est révolue et avec elle les abus les plus flagrants comme la distribution de crédit aux industriels et commerçants appartenant à son petit monde au détriment des autres. On est entré dans un système bancaire largement public et dirigé par des techniciens. Les règles ne sont peut-être pas les meilleures mais au moins elles sont les mêmes pour tous.