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  • Internaute Internaute 17 juin 2009 09:14

    C’est trop facile de mettre en comparaison des choses de natures différentes. Cela a un sens de discuter du taux de la TVA comparativement à celui de l’ISF ou de l’IRPP. Cela n’a aucun sens de mettre deux photos côté à côté, celle de Rotshchild et celle d’un petit biafrais crevant de faim puis d’en tirer la conclusion que c’est juste ou injuste. Le sentimentalisme n’a jamais été un bon conseiller en matière fiscale et économique.

    Pour répondre à votre question ce n’est ni juste ni injuste car je n’y vois pas de cause à effet. Ce n’est pas parcequ’on augmentera l’ISF ou qu’on le supprimera que les caisses de retraites seront en équilibre. Fort heureusement les caisses de retraites sont alimentées par les cotisations et non pas par le régime d’imposition générale. Si ce n’était pas le cas ce serait la porte ouverte à toutes les distorsions et on finirait rapidement par la faillite. Le fait de renflouer la caisse de retraite des fonctionnaires en prenant l’argent de celle du privé est déjà un vol. En effet les fonctionnnaires cotisent moins longtemps mais ils veulent que ceux qui travaillent plus longtemps payent pour eux.

    Le problème des caisses de retraites est celui de l’augmentation des retraités et de la diminution des actifs. La solution que je vois (un début de solution) serait d’allonger la durée du travail. Ceci ne sera possible qu’en créant des emplois et suppose qu’on lutte contre le mondialisme et la désindustrialisation qu’elle provoque. Le problème a besoin d’une solution de fond et sûrement pas d’un petit sparadra comme le coup de se servir sur l’ISF. Sur quoi voudriez-vous vous servir demain quand l’ISF n’y suffira plus ?



  • Internaute Internaute 17 juin 2009 08:30

    @Kétamine

    Votre raisonnement est faussé par un préjugé communément admis dans notre univers socialiste qui est que l’état saurait mieux que le public comment dépenser son argent.

    Je ne nie pas la nécessité d’une certaine redistribution des richesses mais la chasse aux riches est un archaïsme soviétique proposé par ceux qui lisent la vie des autres dans les livres au lieu de la regarder autour de soi.

    Reprenons votre idée « les héritiers couchés sur des matelas d’or, n’est ce pas une bonne idée que de faire recycler leur argent par l’ISF... ». Elle postule deux choses : a/ les héritiers sont couchés sur un matelas d’or (soit-dit en passant ce n’est absolument pas mon cas) b/ Les fonctionnaires seront plus efficaces pour recycler l’argent des riches que les riches eux-même. Vous confirmez cette position en disant qu’un riche n’ira pas acheter 100 lave-vaiselles.

    Le marché est bien plus efficace pour allouer les ressources disponibles au bon endroit que quelques fonctionnaires sortis du sérail et totalement déconnectés de la vie réelle.

    Soit un « horrible fils de riche » qui ne sait pas quoi faire de son argent. Certains mettront de l’or sous leur matelas, ce sera l’exception. La grosse majorité essaiera de le placer au mieux pour conserver leur fortune et la faire fructifier. Se méfiant de la horde des députés quiveulent voler aux riches pour donner aux pauvres ils choisiront d’aller vers un paradis fiscal, passeront peut-être par ClearStream au risque d’y croiser Huchon, Julien Dray ou le maire d’Hénin-Beaumont, et mettront leur « butin si mal gagné » dans une banque d’investissement au Lichenchtein. La honte quoi. Il faut réunir le G22 (vla les flics) pour les punir.

    Une fois passée la lecture des images d’Epinal regardons la suite. Leur banquier va leur vendre des Sicav-actives, des Turbo-bons, des trucs horribles de spéculateurs infâmes qui ne sont rien d’autre que la titrisation des dettes des citoyens moyens, comme les rédits-hypothécaires aux USA. La banque émettrice (pas forcément celle à qui le « salopard de riche » achète les titres) retire alors de son engagement financier le montant des crédits hypothécaires qu’elle a alloué et qui ne sont maintenant plus sous sa responsabilité. Elle peut par conséquent prêter de nouveau à d’autre citoyens moyens. Ceux-ci vont acheter l’appartement ou la maison de leur rêve, y mettre chacun une machine à laver la vaisselle et même une ou deux auto neuve achetée aussi à crédit, dans le garage.

    Comme le mécanisme du crédit fonctionne par effet de levier, un riche qui absorbe le crédit hypothécaire d’un pauvre permet à 9 autres pauvres d’emprunter. Votre fonctionnaire qui vole l’argent des autres n’a aucun effet de levier. En plus, il dissuade tout le monde de se dépasser pour gagner quoi que ce soit et force les gens à dépenser une bonne partie de leur énergie à essayer de ne pas se faire rouler. Il devient plus simple de voter pour quelqu’un qui se chargera de voler aux autres ce dont on a besoin plutôt que d’essayer de d’en sortir avec son talent et son courage.

    Au bout du compte, le « butin planqué par les riches » a été recyclé. Il a créé plein de richesses, fait tourner l’économie, maintenu ou créé plein d’emplois et cela bien mieux que ne l’aurait fait le fonctionnaire buté.

    Maintenant vous allez me dire qu’à cause de ces riches il y a la crise. Cette crise est causée par la distorsion du risque qu’ont imposé les députés. La politique de désindustrialisation menée par les mondialistes aux USA a été compensée par de l’argent injecté pour soutenir la consommation au prix de l’endettement du pays. Du côté des emprunteurs, c’est la baisse des taux d’intérêts de la réserve fédérale sous Alan Greenspan qui a permis à ceux-ci d’avoir des crédits attractifs. Du côté des prêteurs, c’est la pseudo-garantie offerte par Freddie-Mac et Fanny-Mae qui a permis aux banques d’ignorer le risque des prêts qu’elle accordait et d’emballer la machine avec des crédits « subprime ». Dans un marché libre, les équilibres auraient été respectés par la faillite immédiate de ceux qui les auraient ignorés.

    L’Etat a céé la crise et l’a faite gonfler en y jetant de l’argent, celui des pauvres pris par l’impôt et celui des riches pris entre autre par l’ISF. En Europe on est un peu moins touché mais quand on voit que la BCE baisse ses taux, on prend peur.



  • Internaute Internaute 16 juin 2009 17:32

    Vous oubliez la taxation des députés. C’est peut-être à terme la source la plus durable de profits.



  • Internaute Internaute 16 juin 2009 17:29

    L’économie à ses lois que personne ne peut transgresser sans aller à la catastrophe. Si les caisses de retraites sont en déséquilibre, on ne paiera plus les retraites. Pour les remplir il n’y a que trois solutions : l’impôt, l’allongement des cotisations ou la baisse des prestations.

    En l’occurence le choix ne sera ni de droite ni de gauche ni du milieu mais uniquement celui du bon sens. Si on commence à y mettre de l’idéologie, le système est cuit.

    Il est possible qu’on finisse par les trois solutions à la fois, la baisse des prestations étant obtenue par une inflation des prix.

    L’ISF est un impôt injuste, basé sur les sentiments de jalousie et d’envie que les socialistes mettent en avant pour gagne des voix. C’est laid, c’est malsain, c’est mesquin, c’est typiquement socialiste.

    En effet, autant on peut justifier le partage des revenus, autant il ne s’agit là que d’un vol pur et simple puisqu’on décide ce que vaut le bien d’autrui et on en prélève une partie. C’est l’application brutale du collectivisme soviétique et ce n’est pas à l’honneur de notre démocratie.



  • Internaute Internaute 16 juin 2009 17:18

    En guise d’éléphants vous nous montrez des rhinos (pharyngites).

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