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Jean Umber

Professeur agrégé de chimie (spécialisé en chimie organique) en retraite
Ancien élève de l'ENS St Cloud

Tableau de bord

  • Premier article le 16/02/2009
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Derniers commentaires



  • janequin 11 septembre 2009 12:32

    Et puis, comment référencer ce qui s’est produit en 1918, si ce n’est en utilisant des informations datant de cette époque-là ?

    Alors, il faudrait obtenir des informations sur ce qui se passe en Inde, qui est le pays où l’homéopathie est la plus utilisée, selon le vœu du Mahatma Gandi.



  • janequin 11 septembre 2009 12:12

    Alpo,

    le principe de Carnot date du début du XIXème, et pourtant on l’utilise toujours aujourd’hui dans les réfrigérateurs, les pompes à chaleur.

    La nature de l’entropie, elle, est peu à peu mise en lumière au cours des XIXème et XXème siècles, mais le principe court toujours...

    Il en est de même en Homéo. Le principe de similitude est toujours le même, on l’applique encore aujourd’hui. Il existe des substances bien étudiées, et il n’y a pas de raison d’en changer. Mais on peut toujours faire des « provings » (et en particulier grâce à la toxicologie) avec de nouvelles substances. Là est le progrès, et non pas dans le remise en cause des principes.

    La compréhension du phénomène de similitude nous échappe encore ? Rien de choquant à cela. On a bien découvert que tout récemment (20 ans) le rôle fondamental du monoxyde d’azote dans la cellule. Et pourtant on croyait tout savoir ! LOL !

    Le mythe du renouvellement des paradigmes est d’ailleurs propre à la médecine officielle, et ce n’est pas à son honneur !



  • janequin 11 septembre 2009 11:03

    Olivier,

    Il est dommage que tu aies donné des recettes telles que celle indiquée par le Dr. Biardeau.

    Car l’homéopathie ne souffre pas les recettes. Pour choisir un remède, c’est un travail de recherche permanent.

    Je dis permanent car une maladie telle que la grippe évolue au cours du temps et nécessite de changer de remède lorsque les signes changent, car le corps ne réagit plus de la même façon au dérangement initial.

    Il est vrai que très souvent, un remède comme Gelsemium, Bryonia ou Eupatorium suffira (ou exclusif), mais il faut faire un diagnostic différentiel du remède. Il est par exemple totalement inefficace de prendre à la fois Bryonia et Gelsémium, qui ont des signes (modalités) presque opposés, quoique présentant les signes pathognomoniques de la grippe.

    D’autre part, n’espère pas convaincre ceux qui ne le veulent pas.
    En effet, quoiqu’ils ne connaissent rien à rien en homéopathie, ils émettent doctement un jugement péremptoire qui ne repose que sur leur culture profonde, à savoir le « scientisme ».
    Qui n’est pas la connaissance scientifique, bien sûr.

    Un de mes amis matheux me dis d’ailleurs ne rien y connaître, mais y être opposé, sans pouvoir m’en expliquer la raison profonde.

    En ce qui concerne les décès attribués à la grippe espagnole aux EU, il faut aussi se souvenir que la fin de la première guerre mondiale coïncide avec la découverte de la réaction de Kolbe, qui permet obtenir l’acide salicylique à partir du phénol, ce qu’à exploité Bayer pour synthétiser des quantités industrielles d’aspirine.

    Peut-être a-t-on cru, vu le faible coût de cette aspirine synthétique, qu’en augmentant les doses ont guérirait mieux... On sait maintenant quelles hémorragies l’aspirine peut provoquer... Curieux tout de même le caractère hémorragique de cette fameuse grippe espagnole !



  • janequin 10 septembre 2009 19:13

    Les protéines caractéristiques de toutes les lignées de H1N1, même si elles différent un peu les unes des autres, génèrent les mêmes anticorps, et donc on ne pourra pas les distinguer par sérologie.

    Il faut distinguer ces lignées par la structure discrète de l’ADN, ce qui peut être fait en choisissant un bout d’ADN viral qui varie en passant de la grippe H1N1 classique à l’H1N1 porcine. Cette amorce sera ensuite utilisée en PCR (polymerase chain reaction, ne pas confondre avec protéine C-réactive), comme amorce ne pouvant être amplifiée que si la même série de bases se retrouve dans le plasma de la personne testée.

    Cette PCR prend plusieurs heures, avec plusieurs cycles de chauffage et de refroidissement, et nécessite un matériel qui n’existe souvent que dans des labos de recherche ou dans des labos hospitaliers où l’on soigne le sida.

    Et encore faut-il disposer de cette amorce rapidement. Les fabricants spécialisés la vendent très certainement.



  • janequin 10 septembre 2009 18:52

    Je pense véritablement qu’il y a là un manque de professionnalisme chez nombre de médecins, masqué par une capacité à porter le verbe très haut sans sourciller.

    Ils vont se gargariser de noms à coucher dehors pour nommer une affection - comme si je parlais de dihydrure d’oxygène ou d’oxyde de dihydrogène...LOL ! - et pendant ce temps, ils seront incapables de trier le bon grain de l’ivraie parmi toutes les publicités qui les assaillent.

    La moindre des choses seraient qu’ils réfléchissent par eux-même à ce qu’ils vont prescrire, et ne pas devenir des robots automatiques de prescription... un logiciel bien fait récapitulant les examens de laboratoire et faisant sortir de l’imprimante le traitement selon EBM pourrait d’ailleurs suffire.

    Ce que nous voulons, ce sont de véritables cliniciens, capables de rechercher et trier les symptômes, puis faire la part des choses pour porter un diagnostic qui ne soit pas un nom grec - perso ça ne m’émeut pas, après 4 ans d’études de cette langue - qui impressionne plutôt qu’il n’explique.

    Et puis, il faudrait aussi qu’ils étudient un brin de toxicologie, car nombre des affections attribuées à des « microbes » sont en réalité des affections environnementales, voire iatrogènes. Je pourrais donner de nombreux exemples.

    Et d’ailleurs, quand on montre qu’on sait, les médecins se départissent assez facilement de leur morgue. Et vont l’exercer ailleurs...

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