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Jean Umber

Professeur agrégé de chimie (spécialisé en chimie organique) en retraite
Ancien élève de l'ENS St Cloud

Tableau de bord

  • Premier article le 16/02/2009
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Derniers commentaires



  • janequin 1er juin 2009 19:52

    Un petit mot pour être plus précis sur le dioxygène (puisque c’est maintenant ainsi qu’on l’apprend aux étudiants).

    Ce gaz a vraiment des propriétés remarquables et est le seul à pouvoir réaliser des oxydations ménagées telles que celles qui s’opèrent au niveau cellulaire.

    Il n’existe pas sous plusieurs formes, il existe sous une forme où il est un biradical ( c’est le petit ° utilisé par Epeire). On peut l’écrire °O-O°.

    Aucun autre composé gazeux n’est paramagnétique, comme l’est ce dioxygène, si ce n’est le monoxyde d’azote °N=O (désolé, c’est ma marotte).

    Et c’est ce paramagnétisme qui est essentiel dans la compréhension de la réaction chimique de ces composés.

    Effectivement °O-O° capturera très facilement un électron pour donner l’ion superoxyde °O-O (-), étape essentielle dans la réduction de l’oxygène et dans l’oxydation des divers composés cellulaires réduits (oses en particulier).

    La cellule, pour utiliser ce dioxygène, voire cet anion superoxyde - qui, soit dit en passant, génère les peroxynitrites responsables de l’apoptose par réaction ultrarapide avec le monoxyde d’azote - passe par des composés à base de fer généralement, de structure très proche de celle de la chlorophylle d’ailleurs, où le magnésium remplace le fer.

    On voit que la cellule, à partir de porphyrines probablemement formées à partir de l’acide cyanhydrique préeistant à la vie, va permettre ces merveilleuses réactions d’oxydoréduction qui sont à la base de la vie, permettant la formation de polyphospates (ATP).



  • janequin 14 mai 2009 07:17

    Quelques pinaillages :

    Le groupement phosphate n’est pas plus organique que le chlorure de sodium (en fait il n’y a pas vraiment à faire de distinction entre les termes « organique » et « minéral » en chimie.
    La réalité est qu’il s’agit d’esters phosphoriques. Le groupement phosphate servant à relier deux riboses (ARN) ou deux désoxyriboses (ADN) entre eux, les bases étant fixées sur les sucres en un autre endroit.

    La question qui est n’est pas posée, dans le troisième paragraphe, est de savoir d’où proviennent les nucléotides. La synthèse des bases, telle qu’elle est comprise actuellement, à la suite de très nombreuses études, est extrêmement complexe, et il serait intéressant de savoir à quel moment elles se sont formées dans l’évolution. On peut penser, en regardant leur structure, que l’acide cyanhydrique HCN, qui existait semble-t-il dans l’atmosphère primordiale, puisse en être un précurseur.

    De toutes façons, de quelque manière que l’on aborde le problème de l’apparition de la vie, on constate que la nature même de chaque élément chimique - ses propriétés électroniques, sa taille, son affinité avec les autres éléments - le prédisposait à jouer un rôle dans l’apparition de la vie.

    Le dioxygène, par exemple, est le seul élément capable de participer aux oxydations lentes qui se produisent dans les cellules, grâce à ses deux électrons célibataires qui le font se comporter comme un biradical. On ne peut donc concevoir, à partir de la classification des éléments - qui est commune à tout l’univers, vous en conviendrez - un monde fonctionnant autrement que le nôtre.

    Quant au problème de la création ou du hasard, on peut le résumer ainsi : la valeur de la constante de Planck est-elle purement due au hasard ou a-t-elle été « pensée » ?
    La science ne peut répondre à cette question, et je pense que nous ferions bien de relire Immanuel Kant à ce sujet.



  • janequin 29 avril 2009 09:05

    A-t-on jamais entendu parler d’une attaque bioterroriste ? Évidemment, on peut penser aux enveloppes à l’anthrax... Mais y a-t-il eu une suite ?

    Les seules attaques terroristes utilisant autre chose que les armes à feu ou blanches, et qui ont été dramatiquement efficaces sont celles utilisant les composés chimiques toxiques bien connus (par exemple l’acide cyanhydrique au Japon).

    Cette histoire de création de virus au laboratoire me semble, elle aussi, être une bonne intox.

    Par contre, que l’on veuille faire peur me semble tout-à-fait plausible.



  • janequin 13 avril 2009 22:52

    Les scientifiques commencent juste à comprendre comment notre corps fonctionne, grâce à l’avènement de la recherche sur le génome humain qui décode les incertitudes de notre biologie, de notre destinée et de notre santé.

    Ce n’est pas tant l’étude du génome qui va nous aider à savoir comment soigner, mais le décryptage des mécanismes chimiques qui ont lieu au niveau des sites actifs des protéines. Voyez plutôt les travaux du Professeur Mansuy sur la NO-synthase.
    Malheureusement, ceux qui ne connaissent pas la biochimie misent tout sur la génomique, ce qui est une erreur profonde.



  • janequin 29 mars 2009 11:24

    @Claude,

    Vos réponses montrent que vous n’avez pas compris l’implication de ces études. Je ne vous en fait pas grief, car il est vraiment dificile de porter un autre regard sur ce qui nous a été inculqué dès l’école. Les dires des ONG montrent qu’elles ont le même a priori lorsqu’elles étudient la maladie en Afrique : elles ne cherchent à corréler qu’avec les pratiques sexuelles.

    Or, si je parle d’autres sources de séropositivité au VIH, il ne s’agit pas de transmission sexuelle, mais de phénomènes qui poussent à l’apparition de ces peroxynitrites. Et ils sont légion en Afrique.

    Tout d’abord, je rappelle que d’éminents épidémiologistes ont remis en cause l’unicité de la transmission de la séropositivité en Afrique par les pratiques sexuelles [1] [2] [3]. Ils ont montré que, contrairement à ce que vous dites, les séropositifs appartiennent au groupe de personnes ayant été en contact avec le système sanitaire africain, et que les personnes qui n’ont pas été hospitalisées ont moins de chance de le devenir.

    L’OMS a réagi à l’époque par un papier ne donnant aucune source - contrairement aux papiers de Gisselquist qui sont abondamment sourcés. Je vous laisse juger de la crédibilité de chacun dans cette histoire.

    Comme la doxa veut que seul le VIH soit transmis, Gisselquist et ses partenaires ont imputé ces anomalies aux injections réalisées en Afrique. Mais à l’époque, ils ne connaissaient pas l’existence de ce lien entre VIH et peroxynitrites - et je pense que les conséquences de cette découverte d’Aquaro publiée en 2007 sont loin d’être tirées.

    Il pourrait y avoir d’autres facteurs promouvant l’augmentation du taux de peroxynitrites, et donc l’apparition de la séropositivité au VIH.
    Je viens de parler dans mon précédent post de la vaccination antigrippale - qui contient des hémagglutinines oxydantes. Il faut également savoir que le BK libère des peroxynitrites dans son processus de destruction cellulaire. Mieux, les substances utilisées pour le combattre peuvent aussi être source de ces substances chimiques.
    Le plasmodium falciparum en libère également, ce qui conduit à une "fausse" séropositivité associée à la malaria.

    Donc, la focalisation sur les pratiques sexuelles n’est peut-être pas la meilleure façon de protéger les africains du sida.
    NB : Encore une source sérieuse en faveur de la réduction des partenaires, où intervient Helen Gayle, une des reponsables américaines de la santé publique.

    Bien entendu, les femmes sont les premières victimes de tout cela, d’une part parce qu’elles sont maltraitées - mais ce problème n’est pas particulier à l’Afrique, mais aussi peut-être mal soignées (sans qu’on s’en rende compte d’ailleurs). Une dernière cause de séropositivité, indépendemment du VIH  : les grossesses multipares (Weber et al.) :

    Previous studies have shown that the HIV-1/HIV-2 3rd Generation Plus EIA gave a high frequency of false-positive results with potentially cross-reactive serum samples, particularly during pregnancy and in primary infection with cytomegalovirus and Epstein-Barr virus

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