Je me souviens de l’époque - avant 68 - où l’on apprenait les maths, les sciences physiques et naturelles, quatre langues dont le latin et le grec dans des classes appelées A’.
On appelait cela : "les humanités".
Ainsi que l’indiquent de nombreux intervenants de ce fil, ces langues dites mortes sont une source de culture et d’ouverture d’esprit, même - et surtout - pour un scientifique.
La logique historique et culturelle serait plutôt la recréation, dans une Europe unie, d’entités telles que Alsace-Bade-Wurtemberg, ou Lorraine-Luxembourg-Sarre.
Mais là, on touche à des principes presques sacrés !!
Si je parle de recréation, c’est parce qu’au VIIIème et IXème siècles, ces regroupements existaient bel et bien.
La situation actuelle est le résultat d’un millénaire pendant lequel la France a voulu se démarquer du Saint Empire. Et revenir sur une telle conception est presque impossible à nos esprits marqués par cette idée. Il en est de même, depuis moins longtemps certes, en Allemagne.
Par contre, un regroupement Midi-Pyrénées - Languedoc-Roussilon permettrait de retrouver la réalité du Pays occitan tel qu’il existait avant les invasions de Philippe le Bel.
Vous avez raison, cher Monsieur Martin-Lagardette, votre article ne faisait pas la confusion que je prétend mettre à jour ici. Ce sont les commentaires qui faisaient preuve d’une méconnaissance certaine de la nature même des substances utilisées en pharmacopée, et de la confusion habituelle qui veut que, puisque c’est naturel, c’est bon, ou mieux, puisque c’est artificiel, c’est mauvais.
Votre préoccupation rejoint bien sûr les miennes et pose le problème de la notion d’expert, de sa réalité et de son efficience.
En effet, on ne peut que déplorer la diminution drastique, mais spontanée, des doctorants en sciences physiques et plus particulièrement en chimie.
Pour répondre à la seconde partie de votre commentaire, il est vrai que la recherche fondamentale dans ce domaine progresse - n’a-t-on pas tout récemment décrypté la manière dont le fer III de l’hème de la NO-synthase oxyde un des azote de l’arginine (Daniel Mansuy) ?
Par contre, avant de se poser la question devant une pathologie de l’étiologie microbienne, pourquoi ne cherche-t-on pas auparavant à éliminer systématiquement la possibilité que du non-vivant puisse être la cause.
Evidemment, il existe du non-vivant incompatible avec la vie, par exemple les cyanures...
Mais la vie elle-même, pour se défendre, fera appel à des structures simples. Par exemple, la myeloperoxydase, impliquée dans le processus inflammatoire, libère de l’hypochlorite. Il faut se poser la question de l’impact sur la vie cellulaire des importantes quantités d’eau de Javel utilisées en désinfection.
Et personnellement, j’ai été étonné d’apprendre que très peu de temps avant l’hécatombe de l’élevage bressan attribuée au H5N1, il y avait eu une désinfection... à l’eau de Javel.