Non, Le furtif, pas au crible des tests imposés aux autres médicaments, car le choix du remède ne se fait pas sur les mêmes critères dans les deux écoles. Il faut concevoir des tests adaptés, mais qui pourront être mis en œuvre par tout médecin. Un peu de raisonnement ferait du bien à tout le monde.
Intuitive, peut-être, mais raisonnée. je dirais plutôt probabiliste.
En tous cas, la nécessité de la connaissance de la matière médicale implique obligatoirement l’usage du raisonnement dans le choix du remède.
Et si l’on collige convenablement les signes saillants du patient, dans sa totalité souffrante, il est possible - et en particulier grâce aux répertoires, qu’il faut manipuler avec précaution, je le concède - de classer les remèdes par importance, et donc en tirer une certaine probabilté que le remède convienne.
Lorsqu’un remède, par utilisation d’un répertoire, apparaît comme ayant deux fois plus de chance de convenir que les autres, la probabilité que ce soit le bon dépasse 80%.
Mais, je le concède, il y a intuition basée sur l’expérience. Mais quel médecin utilisant la clinique pour faire un diagnostic ne met-il pas en œuvre son ontuition raisonnée ?
Je ne suis pas d’accord avec LRAL ici. La découverte de l’homéopathie ne s’est pas faite sur l’intuition, mais sur l’observation par Hahnemann d’innombrables faits expérimentaux et la lecture des innombrables opuscules médicaux des 16ème et 17ème siècles (Cullen, mais d’autres également).
Quant à la mise en place de la succussion permettant de conserver des effets thérapeutiques au dilutions, c’est du même ordre que la découverte fortuite de l’aspartame par J. Schlatter en 1965. Celui-ci aurait donc le droit de faire des essais qui lui ont par hasard ouvert la voie de cette découverte, mais vous déniez ce droit à Hahnemann. Bel esprit scientifique !
Enfin, je n’ai jamais dénié le droit à un médecin non homéopathe de vérifier l’homéopathie - et je dois dire que je me suis laisser emporter dialectiquement avec mon histoire de garagiste.
Par contre, la méthodologie permettant cette évaluation ne peut être que totalement différente des AMM actuelles, qui, je le répète, ne sont destinées qu’aux substances déterminées selon la méthodologie classique. Et qui mieux que des homéopathes chevronnés (et ils ne sont pas nombreux, malheureusement) peuvent définir correctement cette méthodologie.
Mais de toutes façons, vous êtes de mauvaise foi dans vos propos, car vos idées préconçues de philosophe transparaissent dans tous vos écrits. C’est cela l’idéalisme. Moi, je n’accepte que le réalisme de l’expérience, promu avec force par Immanuel.
vous confondez logique scientifique et logique de l’expérimentation médicale selon les critères de la médecine classique.
Il s’agit de deux choses fondamentalement différentes.
La logique scientifique débute par la constatation d’un phénomène
expérimental, et non par la mise en place ex nihilo d’une théorie
concernant un tel phénomène.
De nombreuses expériences doivent tout d’abord vérifier l’universalité
du phénomène, puis il est possible d’en tirer quelques règles
d’application.
Le modèle théorique permettant d’expliquer le phénomène vient bien
après, et, très souvent, il n’en est nul besoin pour utiliser ce
phénomène de manière efficace.
Certes, la connaissance du
fonctionnement est importante, mais connaît-on vraiment le
fonctionnement des milliers de médicaments proposés aujourd’hui ? Ou plutôt ne fonctionnent-ils pas de manière différente de ce qu’on a imaginé pour eux ?
Vous savez, très souvent les explications données dans les publications
médicales restent à la surface des choses, et surtout, ne vont jamais
jusqu’au fondement de leur action, à savoir la chimie (car qu’y a-t-il
d’autre ?)
La méthodologie utilisée pour vérifier l’efficacité d’un médicament
classique est propre à leur mode d’action supposé, à savoir qu’ils sont
censé cibler une fonction particulière de l’organisme. Par exemple, on
sait qu’intervient dans la douleur la synthèse de prostaglandines, et
on fait le pari que la neutralisation de la cyclooxygénase va permettre
de diminuer ces douleurs.
C’est ainsi que l’on recherche les inhibiteurs de cette cyclooxygénase,
et pour savoir s’ils conviennent, on a mis au point cette suite de
manips qui peut amener à l’AMM. Mais cette suite de manip est propre à
la démarche qui a prévalu pour rechercher ces substances.
C’est essentiellement une démarche analytique, mais qui est entachée au tout
début par un gros handicap : pour trouver une substance qui présente peu ou prou les propriétés qu’on veut bien lui prêter, les chimistes vont en synthétiser mille, voire dix mille. C’est d’ailleurs de quoi se plaignait - en aparté - un chimsite de chez Astra Zeneca.
Vous êtes de mauvaise foi en disant que les homéopathes ne veulent se prêter à une évaluation. Ils le veulent bien, mais à la condition de respecter la méthode, qui n’est pas liée à la dilution infinitésimale, quoique vous en pensiez (mal).
Ce sont les personnes qui connaissent l’homéopathie qui seules sont capables de mettre au clair la méthodologie d’évaluation, les autres, et en particulier les médecins classiques, en étant incapables car ne connaissant pas l’homéopathie.
C’est comme si on demandait à un garagiste d’évaluer la synthèse d’un produit chimique, et encore, je crois que ce serait plus facile pour lui.