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Jean Umber

Professeur agrégé de chimie (spécialisé en chimie organique) en retraite
Ancien élève de l'ENS St Cloud

Tableau de bord

  • Premier article le 16/02/2009
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Derniers commentaires



  • janequin 18 novembre 2008 20:40

    Oui, il s’agit bien d’un extrapolation personnelle, qui est sous-tendue par mes connaissances en chimie.
    L’article ne fait en aucune façon référence au terme virus, mais la manière dont ces particules se comportent est tout-à-fait similaire au comportement d’un virus... car, ce qui caractérise un virus, c’est son pouvoir infectieux "in vitro", déterminé par cultures successives sur des cellules dites immortelles.

    Personnellement, je ne crois pas au complot, et il est vrai que je durcis parfois le trait, tant je trouve d’incompréhension chez la plupart des acteurs de la santé en particulier.

    Nous sommes en fait arrivés à un tournant dans l’étude des dérèglements physiologiques, car depuis moins de 15 ans, la recherche a commencé à approfondir le rôle majeur des petites molécules comme le monoxyde d’azote et ses dérivés, les peroxynitrites.

    Si la description des phénomènes morbides peut se faire à un niveau moléculaire, pourquoi pas ? Cependant, il semble qu’il y ait réticence à considérer que tous les phénomènes vivants sont mûs par les règles de la chimie pure. Et pourtant, qu’y a-t-il d’autre ?

    Et cette réticence n’est pas volontaire, elle est naturelle. Je me souviens de ma réticence à utiliser l’ordinateur il y a vingt ans de cela.

    Vous avez comparé l’épidémie possible de grippe aviaire à la grippe espagnole. Et c’est là qu’intervient ma déclaration sur l’aspirine. Et si ce qu’on a appelé la grippe espagnole dans les pays dits développés n’était pas tout simplement une épidémie d’abus d’aspirine. Et ceci sans esprit de complot. Tout simplement parce qu’on a très certainement cru bien faire, et qu’on n’a pas su ensuite faire le rapprochement, parce qu’à l’époque on ne le pouvait pas.

    En ce qui concerne la grippe aviaire, pourquoi n’en serait-il pas de même, avec d’autres toxiques dont on ne soupçonne pas encore la dangerosité. Prenons le cas de l’élevage bressan décimé. Le poulailler géant venait d’être désinfecté justement pour éviter cette épidémie. Avec quel produit, me suis-je demandé ?

    Eh bien, il s’agissait d’enrobés contenant de l’hypochlorite de sodium, soit donc cette fameuse eau de javel. Et il est raisonnable de penser qu’il y a eu télescopage entre cette substance et le mécanisme de défense des cellules animales fabriquant pour leur propre compte de l’eau de Javel grâce à la myeloperoxydase.

    Vous comprenez donc que je me pose beaucoup de questions quant à ces pandémies. Là encore, pas de théorie du complot, mais un manque de connaissance approfondie de la chimie permettant de faire la synthèse de toutes les observations expérimentales.



  • janequin 18 novembre 2008 10:15

    J’aime assez votre réaction, et j’ai souvent remarqué que les scientifiques les moins critiques de la biologie actuelle sont les physiciens, alors que les chimistes sont beaucoup plus circonspects.

    Les découvertes expérimentales récentes devraient nous donner à réfléchir sur le rôle de ces virus.
    En effet, il vient d’être montré qu’une cellule immunitaire poussée au suicide par un processus non infectieux est capable de libérer des particules infectieuses (c’est-à-dire capables de provoquer la mort d’autres cellules).

    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17191114?dopt=AbstractPlus

    Il y a là une piste de recherche sérieuse qui mériterait que l’on y investisse du temps et de l’argent. Mais ces investigations risquent justement de remettre en cause la nature profonde des virus, qui ne seraient pas si exogènes que cela. Et le ronron dans lequel la biologie et la médecine se sont assoupies risque d’être perturbé.

    Quant à l’impact d’un excès d’aspirine sur la mortalité, il est bon de savoir que le phénomène inflammatoire fait appel à la formation d’agents nitrants et d’eau de javel par la cellule. C’est grâce à ces agents oxydants que la cellule peut détruire les protéines anormales qui sont la cause de la maladie (provenant d’une bactérie ou d’un virus par exemple). Ces réactions chimiques sont donc indispensables, mais elles provoquent des symptomes gênants bien connus (fièvre, douleurs,....).
    L’aspirine fait disparaître ces symptomes gênants, tout simplement parce qu’elle réagit elle-même avec ces substances oxydantes (voir votre cours de chimie organique sur les phénols et les esters de phénol). Et ce faisant, elle empêche la destruction des substances compromettantes pour la santé.
    Alors, l’engouement initial pour l’aspirine pas chère à la fin de la grande guerre a très bien pu être à l’origine de sa suconsommation.



  • janequin 15 novembre 2008 10:48

    A ce propos, on peut lire avec profit cette étude effectuée sous l’égide du gouvernement autrichien qui montre un impact non négligeable du maïs transgénique Monsanto sur la stérilité des souris.
    Il est vrai que, jamais, ô grand jamais, les prêtres en blouse blanche (dont je fais d’ailleurs partie...) n’ont appliqué les résultats de l’expérimentation animale à l’être humain ! Oh non !

    Autres liens :

    pharmacritique
    greenpeace



  • janequin 14 novembre 2008 17:10

    On peut aussi faire confiance à la mécanique quantique. Les formes des orbitales électroniques sont écrites en formules mathématiques qu’on obtient en intégrant l’E Schödinger dans le cas de l’atome d’hydrogène, cas de deux particules simplifié en une et un potentiel en 1/r

    Bravo Bernard Dugué pour ce papier, qui montre bien comment tout est plus complexe. Et cela devrait faire réfléchir tous ceux qui prétendent intervenir de manière mécaniste sur le vivant.

    Cependant, comme je l’ai indiqué dans un autre commentaire d’un de vos écrits, et pour répondre à votre dernière intervention, la forme mathématique des orbitales atomiques n’est déterminée mathématiquement que pour l’atome d’hydrogène. Elle a été appliquée par défaut aux orbitales atomiques des autres atomes, parce que Schrödinger n’est plus soluble lorsque l’on étudie l’interaction de trois particules (le noyau de l’hélium ainsi que les deux électrons qui gravitent autour de lui par exemple). Certes, les physicochimistes ont développé des méthodes d’approximation qui permettent de déterminer approximativement - encore une fois - les énergies associées. Tant qu’on en sera réduit à faire de telles approximations semianalytiques et numériques (méthode des variations par exemple), il sera impossible de faire des prévisions autres qu’empiriques sur le comportement des atomes, des molécules, et donc du génome, qui est simplement formé de molécules plus complexes.

    Les prévisions empiriques dont je parle sont bien sûr celles déduites de l’expérience - mais en aucune façon elles ne peuvent être absolutisées par la mécanique quantique - qui peut permettre de vérifier, d’avoir des idées plus claires de ce qui se passe (par exemple en étudiant la probabilité de contrôle orbitalaire d’une réaction).



  • janequin 14 novembre 2008 14:10

    @ l’auteur,

    Ah ces virus !! Vous leur prêtez de bien mauvaises intentions, ...alors qu’ils n’en ont aucune, puisqu’ils ne sont pas vivant. Un être vivant fabrique par lui-même de l’ATP - son énergie - et à ce titre les bactéries en sont.
    Les virus sont simplement manipulés par la cellule - et non l’inverse. Que la cellule tombe malade parce qu’elle fabrique des protéines nuisibles à partir du code anormal du virus, pourquoi pas. Mais sans cellule vivante, pas de virus.

    Et puis, toutes ces mises en garde sont faites par des personnes dont l’entendement a été dévoyé par une perception autiste de la réalité : ils ne s’occupent que des fameux principes de la génétique qu’ils ont eux-même édictés, et qui ne sont en fait que règles empiriques obtenues à partir de conceptions dogmatiques sous-jacentes.

    Et puis, en ce qui concerne la grippe espagnole, il est tout-à-fait étonnant de constater qu’elle coïncide excatement avec la surconsommation d’aspirine consécutive à sa synthèse par Bayer : à l’époque, on a cru que c’était arrivé... et patatras. Bien entendu, il ne fallait pas que l’on puisse un instant penser que la science dite "moderne" avait été prise en défaut. Et comme personne n’y connaissait rien, cela fut très simple d’envoyer des "experts" prêcher la bonne parole.

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