A ce propos, on peut écouter la prise de parole du Professeur en biologie cellulaire Etienne de Harven.
Merci pour votre appréciation positive, Hans. Cependant, la façon dont j’appréhende le problème, si elle respecte l’utilisation d’une trithérapie raisonnée et l’application des méthodes de prévention actuellement promues, n’est pas particulièrement orthodoxe.
Quand je parle de dématérialisation du VIH, c’est parce que j’ai vraiment l’impression que de nombreux chercheurs (en 2008) font des découvertes qui lui font jouer un rôle secondaire,
Certes il présente une certaine infectiosité, qui a été démontrée in vitro au tout début de son histoire. Mais il s’agissait là de vérifier qu’il pouvait se reproduire dans les conditions particulières utilisées pour cette expérience.
Les études assez récentes indiquent sans aucun doute possible que le mécanisme réel par lequel le VIH fait disparaître les cellules immunitaires n’est pas, comme on le montre encore dans certains exposés, celui une "explosion" de la cellule infectée qui libèrerait des "VIH", mais le VIH, par un mécanisme complexe, envoie un signal qui va forcer la cellule à se suicider (apoptose : "Nos travaux antérieurs avaient montré que le virus a la capacité in vitro d’induire l’apoptose des lymphocytes T CD4+ en l’absence de toute réplication virale et activation lymphocytaire").
Or ce processus d’apoptose est un processus naturel, qui est exacerbé dans le sida. Et le virus, pour ce faire, va libérer tout ce qu’il faut pour le suicide cellulaire, et en dernier ressort, des ions peroxynitrites.
Or, ces peroxynitrites sont ces molécules simples dont je parlais plus haut.
Et justement, ces peroxynitrites apparaissent en très grande quantités dans les conditions de vie qui sont celles des personnes appartenant aux groupes dits "à risque" : drogue, surconsommation de certains médicaments, sols pauvres en sélénium comme en Afrique australe,...).
Tout se passe comme si cet apport exogène de peroxynitrites télescopait un processus naturel, qui pour moi est associé au VIH : à noter que nous avons tous dans notre sang des anticorps au VIH, mais à un taux inférieur au fameux index au dessus duquel on est déclaré séropositif.
Au mieux, pour moi, le VIH est l’arbre qui cache la forêt. La forêt des comportements dangereux (à risque) et des conditions de vie déficientes en certains composés indispensables.
Evidemment, les antirétroviraux qui marchent ont tous des propriétés chimiques qui les rendent capables de détruire ces peroxynitrites.
Bon. Vous voyez que ce n’est pas très orthodoxe, mais en tous cas cela ne cherche pas à détruire ni la thérapeutique ni les méthodes de prévention, et c’est un peu ce qu’on a reproché à Peter Duesberg, car pour lui, aucun ARV n’est bon, ce qui n’est évidemment pas le cas.
A propos de l’Uganda, il faut lire attentivement cet article de Matthew Black, de l’institut de veille sur le sida au Kenya.
Ce n’est pas la politique de prévention qui est à l’origine de cette chute spectaculaire, mais simplement la changement de méthode dans le décompte des séropositifs. On est passé de la définition de Bangui à l’utilisation des tests Elisa. Que se passera-t-il quand on y associera le Western Blot ?
L’article de Gilbert n’a strictement aucun lien avec ce dont parle David Kraus.
Gilbert parle d’hypothèses conspirationistes, visant à permettre a dépopulation dans des groupes qui menaceraient la société américaine en particulier. Cette hypothèse a été mise en avant par le Révérend David Wright et Léonard Horowitz.
Ce que David Kraus met en avant, c’est plutôt une négligeance coupable de toute la communauté scientifique et politique, avec des propos alarmistes tenus au milieu des années 85, négligeance qui aurait pris une telle ampleur que, politiquement et scientifiquement, il est impossible de faire machine arrière de manière ostentatoire.
Par contre, les choses semblent tout doucement évoluer vers une dématérialisation du VIH, car la recherche "vaccinale" semble plutôt porter actuellement vers la découverte de substances capables de booster le système immunitaire, indépendamment du VIH, et l’on vient même de montrer que l’existence de ce intracellulaire de ce VIH dépend intimement de la présence de composés chimiques simples, justement très augmentés par les comportements à risque ainsi que par les thérapeutiques et l’environnement africains (ce qui conduit d’ailleurs à la féminisation de la maladie en Afrique).
La trithérapie, oui, mais pas n’importe laquelle. C’est aux EU et en Europe qu’elle porte ses fruits. C’est un peu d’ailleurs ce que j’ai écrit un peu plus haut.
Je pense que personne ne nie ici la réalité de cette maladie, surtout dans les pays développés. Il serait intéressant de savoir comment chacun ici en voit les symptomes - à partir desquels on définit une maladie, non ?
Mais comment sait-on que les tests indiquent à coup sûr une maladie qui va dégénérer jusqu’à la mort ? Certes, ils indiquent une modification morbide du système immunitaire, que quelques médocs - tels le 3TC - savent limiter. ET il est évident que ces personnes survivent 20 ans et plus à leur diagnostic.
Mais en Afrique, on ne donne pas ce 3TC, mais encore l’AZT et la Névirapine, qui font plus de mal que de bien. Par exemple ces publications sont tellements criantes que je ne comprends même pas comment des gens intelligents comme vous n’y prennent pas garde :
Faible efficacité de la Nevirapine et ce d’autant que l’expérimentation initiale qui a "permis" son utilisation chez les gens de couleur (noter que seuls-ci pratiquement en "bénéficient) est suspecte à plus d’un titre.
Pourquoi continue-t-on à "abreuver" les africains de ces poisons, et ne les fait-on pas profiter des véritables progrès associés à la trithérapie actuelle (3TC et FTC, kaletra en particulier). Je dirai méchamment : parce qu’il faut écouler le stock... et je pense ne pas être loin de la vérité. Cela est bien sûr rendu possible par la méconnaissance totale de la nature de ces médocs par la grande majorité de nos citoyens. Pour eux AZT = 3TC, alors que, justement, ce n’est que depuis l’introduction du 3TC en 1996 que les choses se sont nettement arrangées.
Justement, parlons des chiffres donnés dans les médias pour l’Afrique.
S’il n’y a pas manipulation, cela y ressemble tout de même. Un exemple ?
Le bureau américain de recensement vient de remplacer ses estimations de population pour l’Afrique du Sud effectuées en 2004 par de nouvelles estimations. On y lit explicitement une poplation de 48.783.000 habitants, et tout un tas d’autres choses bien sûr.
Evidemment, les estimations de 2004 ont été supprimées du site. Heureusement le Professeur Willy Rozenbaum nous permet de les appréhender dans cette présentation : "Impact social économique et démographique du VIH/Sida".
La diapositive n°6 est très claire : ce graphique montre qu’en 2008, à partir des données du bureau US de recensement, il était prévu une population d’environ 44 millions en tenant compte de l’impact du Sida, et de 49 à 50 Millions sans en tenir compte.
Quelle est à l’heure actuelle l’image la plus réaliste selon vous ?
Cette remise à jour du bureau américain du recensement n’est pas anodine, car elle permet d’éviter qu’on remarque les mauvaises estimations faites à propos de cette épidémie. Ajouté à cela le passage de 40 Mions à 33 Mions de séropositifs dans le monde de 2007 à 2008, et on comprend bien que nos dirigeants et les médias élèvent un voile de fumée sur la réalité de la maladie, pour des raisons par trop évidentes.
NB : si vous voulez comparer les estimations de 2004 et de 2008, n’hésitez pas à télécharger le document du Professeur Willy Rozenbaum. Je suis prêt à parier que, bientôt, il aura disparu.