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Jean Umber

Professeur agrégé de chimie (spécialisé en chimie organique) en retraite
Ancien élève de l'ENS St Cloud

Tableau de bord

  • Premier article le 16/02/2009
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Derniers commentaires



  • janequin 11 octobre 2008 14:06

    Il est vrai que Luc Montagnier lui-même croient partiellement en ces théories fumeuses, puisqu’il balaie le mécanisme d’action généralement admis en fac pour la destructions des lymphocytes :

    http://www.robertogiraldo.com/brussels/montagnier.doc

    Il dit en substance en décembre 2003 :

    "Enfin, un des problèmes majeurs non totalement résolu de la pathogénèse du Sida reste l’explication de la mort massive des lymphocytes T4. Contrairement à ce que l’on croyait il y a quelques années, cette disparition, qui existe dès la période asymptomatique, n’est pas due à l’infection directe es cellules par la souche virale, qui est alors peu cytopathogène, mais à des mécanismes indirects touchant les cellules CD4+ non infectées ; celles-ci ont une propension à mourir d’apoptose, comme d’ailleurs les cellules CD8+. En fait, toutes les sous-populations immunitaires sont touchées par ce phénomène, bien que ce soient les CD4+ qui disparaissent en nombre. Un des médiateurs de cette apoptose est l’existence d’un fort stress oxydant caractérisé par une prévalence de molécules oxydantes (radicaux libres) sur les défenses antioxydantes de l’organisme : ainsi le taux de glutathion oxydé est-il très élevé, de même que celui des LDL (Low density lipoproteins) oxydées."

    Je suis persuadé qu’il va persister dans cette voie (voir cet interview), et ce prix Nobel est une formidable occasion pour la communauté scientifique de revoir ses propres croyances quant au mécanisme d’action du VIH. Ce n’est certes pas Gallo, ce voleur, qui aurait pu avoir la liberté d’esprit de Luc Montagnier.

    Alors, même si Eleni Papadopoulos tient des propos incorrects quant à l’existence du VIH, son hypothèse qui met en jeu le stress oxydant dans la génèse du sida n’est pas une théorie négationniste, mais elle apparaît plutôt être un précurseur en la matière.



  • janequin 9 octobre 2008 14:59

    Pour comprendre la chimie de la fluorescence de cette protéine, on peut lire le compte-rendu de l’académie Royale des Sciences de Suède.

    Je profite de cette tribune pour faire remarquer que c’est par l’étude des réactions chimiques intracellulaires que la biologie pourra progresser, en modifiant par exemple ses propres croyances. La chimie ne devrait plus servir uniquement à permettre aux biologistes d’avancer dans une direction qu’ils auront seuls choisie, mais doit devenir de plus en plus leur guide.



  • janequin 8 octobre 2008 08:25

    En réalité, la publication de Luc Montagnier et de Françoise Barré-Sinoussi montrait l’existence d’un nouveau rétrovirus de type C dans le sang d’une personne présentant un pré-sida.
    La fin de l’abstract montre que l’équipe de Luc Montagnier doit encore prouver la responsabilité de ce rétrovirus dans de nombreuses pathologies, dont le sida.

    Le premier à avoir affirmé clairement la responsabilité du VIH a été Robert Gallo... qui a mis au point les fameux tests d’anticorps à la P24... et qui n’a pas reçu le prix Nobel.

    Mais si l’on lit le document de Science, p 502, on constate bien une corrélation entre Sida et présence de VIH (85% chez les personnes en présida, 36% chez les personnes en phase Sida, et 0,7% chez les personnes cliniquement normales.

    Mais dans aucun de ces documents, la notion de causalité n’a été démontrée. Ce n’est pas parce que l’on peut transmettre un rétrovirus et permettre sa réplication, qu’il est la cause principale de la maladie.

    Il faut noter à ce propos que Luc Montagnier a, à plusieurs reprises, proposé d’autres responsables au Sida. En 1990, il a fait part de ses soupçons concernant la responsabilité des mycoplasmes. Il a rapidement battu en retraite devant l’opposition de toute la classe scientifique.
    Actuellement, il insiste beaucoup sur les cofacteurs, et en particulier sur le stress oxydatif. Dans sa toute dernière interview, il dit même que le stress oxydatif, les radicaux libres, pourraient être à l’origine de nombre de mutations du rétrovirus. Lire aussi un de ses deniers ouvrages.

    Un des exemples frappants de cette influence du stress oxydatif sur la réplication du VIH se retrouve dans cette publication de 2007m où il est clairement indiqué que l’absence de cet oxydant majeur qu’est l’ion peroxynitrite permet d’éviter la réplication du VIH.

    Y a-t-il dans cette nomination de Luc Montagnier au Prix Nobel une volonté de faire évoluer la recherche dans cette voie, qui semble prometteuse ?





  • janequin 31 août 2008 20:30

    J’ai peur que cet engouement pour une responsabilité du polonium ou de tout autre élément radioactif dans l’augmentation des cancers du poumon ne serve à cacher la véritable cause de cette augmentation : la nature chimique des substances incorporées au tabac, s’ajoutant à celle bien connue due à la structure même des composés de combustion lente du tabac.

    Les arguments de Pierrot me convainquent. Le seul bémol qui m’intrigue, c’est que le polonium est un élément qui a des propriétés chimiques proches de celles du soufre et du sélénium... mais là je m’emballe un peu.



  • janequin 20 août 2008 18:46

    On peut aussi se pencher sur ce film.

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