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Jean Umber

Professeur agrégé de chimie (spécialisé en chimie organique) en retraite
Ancien élève de l'ENS St Cloud

Tableau de bord

  • Premier article le 16/02/2009
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Derniers commentaires



  • janequin 5 août 2008 20:10

    Le gouvernement n’est pas le seul à participer à cette débandade - si je puis dire.
    Zarathoustra indique déjà que les labos ont pratiquement arrêté la recherche sur les vaccins - pas pour des motifs financiers, mais parce que cela ne marche pas.

    Roger England commence dans le British Medical Journal par demander que le sida soit considéré comme les autres affections.

    Puis Kevin de Cock prétend que l’épidémie est terminée chez les hétérosexuels d’Europe, d’Asie et d’Amérique.

    Enfin, Roche suspend ses recherches sur les médicaments antirétroviraux.

    Dans cette ambiance, pas étonnant que nos gouvernants deviennent circonspects.



  • janequin 21 juillet 2008 14:22

    A propos de ces tests, il a été procédé en 1998 en Allemagne à une estimation de la capacité des "conseilleurs" à donner un diagnostic tenant compte de tous les paramètres : AIDS counselling for low-risk clients

    Cela a été fait par deux statisticiens de l’Université Max Planck, Gigerenzer et Hoffrage, au courant des méthodes statistiques permettant de décider ou non de la séropositivité.

    Ils montrent sans difficulté, qu’avec des tests de spécificité de 99,9%, la PPV (valeur de prédiction de la séropositivité est inférieure à 50% chez une personne ne faisant pas partie des groupes à risques.

    Ils se sont étonnés de la résistance de nombreux conseillers à admettre ces considérations mathématiques, qui pourtant sont à la base même de l’utilistaion de ces tests.

    Tout ceci a été étudié car on sait que des situations n’ayant rien à voir avec une relation sexuelle peuvent faire apparaître les protéines mesurées. Par exemple une vaccination antigrippale récente.

    Relisez-moi, Jemin, et vous verrez que je n’exclus pas les jeunes des personnes courant un quelconque danger, mais j’indique simplement ceux qui sont le plus en danger. Et cela, tous les gouvernements le reconnaissent.

    Ce qui certain, Jemin, c’est que vous avez bénéficié assez vite de la méfiance qui grandissait en 1992 vis-à-vis de l’AZT en monothérapie, et surtout de la mise sur le marché du 3TC (épivir, lamivudine).

    Pour terminer, j’apporte ici des informations vérifiées et publiées que vous ne connaissez pas. Je considère donc pouvoir en enrichir cet article. Par ailleurs je ne diffame personne, je n’injurie personne, je ne fais pas de pub. Au contraire, j’essaye de montrer que tout homme a de la valeur, et surtout doit être respecté. Ce que ne permet pas toujours l’approche médiatique du Sida, qui regorge de touches racistes et homophobes.



  • janequin 21 juillet 2008 03:09

    Merci de votre réponse, Manuel.

    Le fait de présenter la réalité - par exemple celle des taux de transmission - ne préjuge en rien de la nécessité d’une prévention, et je suis le premier à reconnaître - je l’ai déjà dit - que le fait d’être séropositif, ce n’est pas bon. Est-ce mortel ? Là encore, le discours de personnes aussi autorisées qu’Atony Fauci tend à édulcorer cette idée pourtant bien ancrée dans les mentalités. Les choses ont bien changé depuis 10 ans.

    Mais la prévention se trompe de cible, et les premières victimes de toute cette histoire ne sont pas les jeunes, mais les homosexuels, les gens de couleur et les drogués, parce que leur plus grande souffrance vient du regard de suspicion que la société pose sur eux parce qu’ils font partie des groupes "à risque".

    La trithérapie - et en particulier l’épivir - a beaucoup diminué la mortalité due au sida, et les effets secondaires qui étaient terribles avec l’AZT sont devenus bien plus supportables. Mais la voie de recherche qui me semble la plus urgente à mettre en oeuvre serait celle qui consiste à comprendre pourquoi l’épivir a révolutionné le traitement de la maladie, comparé à d’autres NRTI tels l’AZT ou le d4T.

    En dehors du préservatif, quelle autre méthode de prévention préconisez vous ? J’aimerais d’ailleurs que vous précisiez votre pensée en détaillant la démarche intellectuelle qui est sensée conduire une personne qui lit mes interventions à se désintéresser de ce fameux discours de prévention. J’avoue ne pas voir le rapport.

    Au contraire, il me semble que la société se désintéresse de plus en plus de cette maladie, car elle ne concerne pratiquement pas les personnes dites "hétérosexuelles" et "blanches" - relire Kevin de Cock qui est en fait le chef de la section Sida de l’OMS, ce qui n’est pas rien tout de même - voir également les propos de Roger England dans le BMJ - Le fait d’en approfondir les causes permettra peut-être d’élargir ce discours de prévention et d’éviter qu’encore plus de personnes passent ce fameux "cut’off", mais aussi de faire disparaître ces regards scandaleux que notre société porte sur les groupes dits "à risque".



  • janequin 19 juillet 2008 21:40

    @ Mauel Atréide.

    Je mets un certain temps à répondre, et n’avais donc pas eu le temps de lire votre question.



  • janequin 19 juillet 2008 21:39

    @ Manuel Atréide

    Il n’y a pas que les drogues... mais aussi certains médicaments qui agissent de la même manière que les drogues au niveau cellulaire.  Par ailleurs - et il n’y a aucune raison que cette étude, qui n’est pas une étude épidémiologique soit invalide - il a été montré que les structures habituellement considérées comme le VIH se retrouvaient dans le placenta d’une femme sans histoire.

    Panem S. : C type Virus Expression in the placenta. Current Topics in pathology 1979 ; 66:175-189

    En réalité, il faut bien se mettre dans la t^te que ces tests sont des tests à limite : Les mesures sont étalonnées à partir du sang d’une personne considérée comme séronégative, du sang d’une personne malade du sida d’autre part. On rajoute un chiffre donné par le labo au résultat de la première manip, et on obtient le cut’off, c’est -à-dire la valeur de l’absorption (ou de l’émission si on utilise des antigènes "fluo") en deçà de laquelle on est séronégatif, et au-dessus de laquelle on est considéré comme séropositif.

    On voit donc qu’il n’y pas pas de différence de qualité entre séropositif et séronégatif, mais une différence de quantité, ce qui est contradictoire avec l’existence d’anticorps spécifiques.

    Qu’un fort taux de ces anticorps soit une alerte qui fait songer la praticien à la survenue possible d’un sida, c’est certain. Et on ne me fera pas dire que le Sida n’existe pas. Au contraire. Et je pense que le virus omniprésent a caché un danger beaucoup plus grand, à savoir celui de détourner l’attention de ces cofacteurs qui sont pourtant bigrement importants.

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