Comme d’habitude, dans ce domaine, les quolibets pleuvent, venant de personnes totalement ignares en la matière.
Ce qui est en jeu, et on a pu l’apprécier lors de la parution d’un opuscule traitant des hautes dilutions écrit par Lasne, c’est la rigueur du discours tenu par ces personnes (Lasnes et Beauvais). Et je suis entièrement d’accord avec BFranck en ce qui concerne son analyse sur l’utilisation incongrue des concepts quantiques. Je serai par contre beaucoup plus critique pour son PS.
Il se passe certainement quelque chose. J’ai pour ma part quelques idées, mais qui nécessiteraient un investissement de recherche tellement au-dessus de mes moyens financiers !
De nombreuses études ont été réalisées par Demangeat et al. qui étudiaient la correlation entre autes dilutions et la relaxation RMN des protons de l’eau. La théorie (validée expérimentalement) montre que les substances paramagnétiques modifient ce temps de relaxation. Or, selon l’quipe de Demangeat, la présence de dioxygène lors du processus de succussion semble être indispensable à l’apparition de ces modifications du temps de relaxation des protons de l’eau.
Y aurait-il , lors de la succussion du solvant contenant une substance donnée, modification des propriétés paramagnétiques du dioxygène ? Les niveaux Zeeman ,apparaissant dans un champ magnétique externe lorsque la somme des nbres quantiques magnétiques est différente de zéro, sont-ils modifiés ? Cette modification est-elle perceptible au niveau cellulaire par d’autre systèmes faisant intervenir des substances paramagnétiques ?
Je ne sais. Il faudrait déjà pouvoir faire de la RPE fine... !
En tous cas, il est important de garder à l’esprit que ce sont les données expérimentales qui doivent nous guider, et non pas ce que l’on attend de l’expérience, attente qui dépend souvent de notre culture personnelle.
En 1984, on nous promettait un vaccin en 1986, et chaque année depuis, le même scénario se reproduit : toutes les pistes classiques sont peu à peu abandonnées.
A la suite du dernier échec du vaccin Merck (lire cet article du Washington Post), de nombreux chercheurs remettent en cause les prémisses scientifiques sur lesquelles les études vaccinales précédentes ont été fondées.
Mais ils n’indiquent pas dans quelle direction doit avancer la recherche fondamentale..., car, apparemment, ils n’en savent rien !
Et pourtant, des avancées existent, mais qui ne cadrent pas avec la pensée unique sur le sida et le vih.
Par exemple, des chercheurs italiens ont montré qu’in vitro, un catalyseur de décomposition d’un réactif chimique cellulaire, le peroxynitrite, permettait de réduire la duplication du VIH de 99% (duplication mesurée par le taux de protéine P24).
Il est vrai que la découverte du rôle de ces médiateurs cellulires dans l’immunité - et dans d’autres fonctions cellulaires - est toute récente (moins de 10 ans ) et leur étude commence à peine.
Peut-être faudrait-il se pencher de manière plus hardie sur ce phénomène - hardie dans le financement bien sûr - qui me semble bien prometteur.
J’ai vraiment le sentiment que vous avez mis le doigt sur le problème essentiel des sciences du vivant.
Tout se passe comme si on avait résolu il y a 40 ans le fonctionnement du genome et qu’on pouvait le manipuler à volonté. Mais cela repose sur un principe : celui du caractère totalement aléatoire de la mutation génétique.
Or, il me semble que ceux qui ont avancé ce principe on fait fi des connaissances qui se sont accumulées en chimie. Sans doute parce qu’ils considèrent cette branche de la science comme un outil pour parvenir à leurs fins et non pas comme le moyen de comprendre la vie.
Et pourtant, la chimie nous apprend que les réactions chimiques ne sont pas aléatoires. Elles présentent toute une certaine sélectivité.
Ainsi, les réactions d’oxydation de l’ADN privilégient un impact sur le carbone 8 de la guanosine, ce qui implique qu’un certain type de mutation soit privilégié. Par ailleurs, les bases puriques et pyrimidiques sont empilées les unes sur les autres dans l’hélice double brin et, comme ce sont des structures aromatiques, il existera des intéractions entre leurs systèmes pi qui varieront selon la séquence. Ces variations vont modifier leur densité électronique pi, et donc leur réactivité vis à vis par exemple des agents de nitration qui existent dans la cellule.
Donc, si l’évolution de l’ADN est subordonnée à quelque chose, c’est bien aux lois de la chimie et non au hasard.
Eh bien tout d’abord l’actionnariat, qui, par le biais de ses porte-parole (les banques,...) demande de plus en plus de plus-values, de plus en plus de dividende.
Et bien sûr, tous ceux qui ont un salaire conséquent ont un portefeuille d’action à sa mesure.
Pensons à nos députés : croyez-vous que leurs émoluments vont à Mère Thérèsa ? Que nenni ! Les banques sont pour eux un lieu idéal de placement, avec des Sicav bien juteuses.
Il n’est nul besoin de lobbying pour que nos chers élus se rendent compte que cette sicav d’actions américaines chutera de 10% si le moratoire sur les OGM est adopté...
Et que ce soit M. Gremetz qui ait déposé le fameux amendement qui a porté la zizanie à l’UMP ne m’étonne qu’à moitié : les communistes ne versent-ils pas leurs indemnités au Parti ? Du moins c’est ce qui se passait dans ma jeunesse, bercée par Waldeck Rocher, Duclos ou Marchais !
NB : je n’ai jamais voté communiste, mais du moins avaient-ils cette honnêteté-là.
Si seulement les votants de nos circonscriptions prenaient conscience des compromissions des personnes qu’ils ont élues à l’occasion de ce scandaleux débat !!
Mais j’ai bien peur qu’ils les oublient bien vite !