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Jean Umber

Professeur agrégé de chimie (spécialisé en chimie organique) en retraite
Ancien élève de l'ENS St Cloud

Tableau de bord

  • Premier article le 16/02/2009
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Derniers commentaires



  • janequin 4 mars 2008 18:10

    Bonjour,

    Article très intéressant, car il remet le Sida à sa place, à savoir l’excès d’apoptose cellulaire.

    Il serait également intéressant de chercher quel est le lien entre cette protéine FOXO (dont on aimerait connaître la structure et surtout le coenzyme) et la présence ou non de peroxynitrites (-OONO) dans le sida, car ceux-ci semblent jouer un rôle important dans la stabilité du VIH :

    http://www.retrovirology.com/content/pdf/1742-4690-4-76.pdf



  • janequin 21 janvier 2008 19:38

    Excellent article qui me rejoint dans ma quête epistémologique.

    Je voudrais compléter en indiquant qu’il me semble qu’un des plus grands ennemis de la quête de la vérité, que tout scientifique doit soutenir, est la spécialisation.

    Je me rends compte, par exemple, que mon domaine, la chimie organique, n’est perçue par les scientifiques des autres branches, et en particulier par les biologistes, que comme un outil permettant de synthétiser des molécules à l’infini - ce que nous savons certes très bien faire - mais ne comprennent pas que la chimie peut les éclairer dans la compréhension des mécanismes intimes de la vie. Ils ne se basent que sur l’expérience macroscopique qu’ils mettent au point, et ne se posent pas la question de savoir si leur interprétation est en accord avec la chimie la plus élémentaire.

    Il suffit de voir avec quelle lenteur la découverte de l’intervention du monoxyde d’azote dans la vie cellulaire a été intégrée aux études biologiques, alors que la connaissance de son rôle devrait ouvrir des horizons infinis à la connaissance.

    Certes, il s’agit-là de recherche fondamentale, mais qui risque d’ébranler les structures mises en place pour exploiter les données expérimentales déjà acquises, et dont les intérêts financiers ne peuvent permettre la remise en question.

    Et pourtant, un scientifique qui se respecte devrait être capable de remettre en permanence en question ses propres connaissances.

    Enfin, pour terminer, il me semble que nos connaissances sont encore si fragmentaires, qu’espérer les appliquer sans accroc relève du mythe. Mias au moins, lorsqu’il y a un accroc - et il y en a beaucoup - que les scientifiques et les hommes poltiques responsables sachent en tirer immédiatement les conséquences et ne tergiversent pas pour les raisons financières déjà citées.

     



  • janequin 21 janvier 2008 14:57

    Tu sais, Briel, l’Alsace-Moselle, pour beaucoup de gens de l’"intérieur", c’est au-delà de l’Oural !!

     



  • janequin 20 janvier 2008 12:58

    La conclusion qui s’impose ici est que ce n’est pas la compétence scientifique qui mène le monde, mais la puissance financière. Je dirais, paraphrasant le livre le plus édité au monde : "on ne peut servir deux maîtres, la nature et l’argent"



  • janequin 20 janvier 2008 12:27

    Bonjour, Je suis bien d’accord avec Thirqual, le polycarbonate formé à partir de bisphénol a des propriétés chimiques - et donc biologiques, puisque la vie, ce n’est que de la chimie, non, à moins d’être vitaliste ? - totalement différentes de ce dernier. L’ester formé est beaucoup plus inerte. On peut, pour s’en faire une petite idée, comparer les propriétés gustatives de l’huile de palme (ester) et de la glycérine (alcool qui est obtenu lors de la saponification de l’huile de palme), et du savon, qui est l’autre résidu de l’opération précédente.

    Vous avalerez sans problème l’huile de palme, tandis que la glycérine et le savon vous tordront les boyaux. Cependant l’intestin contient des enzymes capables d’hydrolyser lentement cette huile, sans dommage pour lui-même.

    Le gros souci avec tous ces polymères, et c’est bien entendu valable pour les polycarbonates, est qu’ils ne sont pas totalement inertes, et peuvent être transformés en leurs réactifs initiaux - ici bisphénol et dioxyde de carbone - par l’eau en présence de certains catalyseurs dont font partie des enzymes naturelles peut-être contenues dans le lait par exemple. Mais d’autres substances peuvent servir de catalyseur, en particulier des acides, même faibles.

    Donc, a priori, en appliquant les règles classiques de la chimie, il peut y avoir danger, et je déplore que certains chimistes organiciens - je le suis également - aient encore trop d’oeillères pour accepter de se remettre en question.

    Le bisphénol est assez semblable au DES (diéthylstilbestrol), car il comporte deux fonctions phénol qui le rendent fortement réducteur, et probablement capable de limiter le suicide cellulaire nécessaire à l’éradication naturelle des cellules précancéreuses.

    NB : la création de paragraphes n’est pas toujours aisée avec cet éditeur.

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