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Jean Umber

Professeur agrégé de chimie (spécialisé en chimie organique) en retraite
Ancien élève de l'ENS St Cloud

Tableau de bord

  • Premier article le 16/02/2009
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Derniers commentaires



  • janequin 12 décembre 2008 14:33

    Sauf que cette phrase de Voltaire ne correspond pas à la réalité. On a montré depuis belle lurette que l’eau était formée de "regroupements" de molécules reliées par liaison hydrogène - c’est cette liaison qui est responsable, lorsque l’agitation thermique diminue, de la formation de la glace, où plus aucune liaison intermoléculaire n’est alors éphémère, c’est le moins qu’on puisse dire.

    Ces regroupements de molécules sont de taille différentes et donc sont formés d’une nombre de molécules d’eau différent, ce qui permet de déterminer, en spectro infrarouge, par déconvolution de la bande d’élongation OH de l’eau (bande assez large vers 3400-3600 cm-1), l’existence de bandes d’absorption à fréquences différentes (toujours dans cet espace de valeurs) correspondant à des polymères de l’eau (3, 5, voire plusieurs molécules assemblées), ces ensembles glissant les uns sur les autres.

    Donc il est incorrect de parler d’éphémère en ce qui concerne l’existence de ces agrégats de molécules d’eau.

    A noter que l’anomalie de la masse volumique de l’eau (valeur minimale pour 4°C) est due à l’effondrement de quelques liaisons hydrogène qui maintiennent la structure de la glace, puis l’augmentation de la température va dissocir de plus en plus ces agrégats, rendant progressivement leur liberté aux molécules d’eau, dont la vitesse de déplacement dans le liquide va s’accentuer. Il est normal qu’à température élevée, les agrégats se disloquent de plus en plus, jusqu’à donner de la vapeur d’eau au dessus de 100°C sous la pression atmosphérique.



  • janequin 12 décembre 2008 14:00

    Tous les chimistes ne polluent pas, katalizeur, ils cherchent souvent même à faire le contraire, surtout depuis peu.

    Je me souviens de l’époque où on manipulait allègrement benzène, dichromate, nitrobenzène, etc...
    Actuellement, tous les chimistes se sont rendu compte du danger de certaines molécules, ce qui ne les empêche pas d’en fabriquer de nouvelles.

    Le problème n’est pas dans le fait d’en synthétiser, il réside dans les théories qui sous-tendent la fabrication ou non de certains types de molécules. Ces théories, ce ne sont pas les chimistes qui les avancent la plupart du temps, mais, en matière de médication, les biologistes.

    Et il n’est pas certain qu’ils aient toujours raison, et d’ailleurs de nombreux chimistes prennent de plus en plus souvent leur contrepied.



  • janequin 12 décembre 2008 12:56

    Ah ! Toujours cette polémique !

    Si vous analysez bien ce que dit Luc Montagnier, en particulier dans la seconde video, il parle de l’émission d’ondes électromagnétiques particulières par des solutions provenant de cultures virales filtrées grâce à des céramiques - je suppose - possédant des pores de diamètre bien plus petits que ceux des virus et des rétrovirus. Il ne s’agit en tous cas pas d’analyser des solutions de substanaces diluées et agitées. C’est donc très différent de ce que Benvéniste a appelé "Mémoire de l’eau".

    Mais où diable avez-vous appris qu’il n’y avait rien d’autre que ces fameux virus dans une telle culture. Les composés chimiques simples de la taille de 1, voire 0,3 nm y pullulent, et passent sans problème ces pores.

    Mais alors, direz-vous, d’où proviennent ces émissions d’ondes de basse fréquence ? Tout d’abord, si émission il y a, cela signifie qu’il y a des structures possédant des niveaux d’énergie quantifiés qui sont excitées dans l’expérience que Luc Montagnier a mise en oeuvre. Ensuite, ces niveaux d’énergie doivent être très ressérés.

    On voit par exemple en résonance paramagnétique électronique qu’une molécule paramagnétique de spin électronique égal à 1/2 placé dans un champ magnétique de H Tesla, verra chacun de ses niveaux électroniques séparés en deux niveaux (splitting) très proches, entre lesquels pourra s’effectuer une transition dont la fréquence vaut environ :

    nu = g*muB*H/h, où g est le facteur de Landé de l’électron (environ 2), muB le magnéton de Bohr (environ 9*10^-24), h la constante de Planck (environ 6*10^-34), ce qui donne nu égale environ 3*10^10*H

    Pour détecter ces fréquences, on a mis au point des appareils qui créent des champs magnétiques très puissants, ce qui permet de détecter des fréquences pas trop basses. J’aimerais bien savoir quelles sont les fréquences détectées par Luc Montagnier, et les comparer avec celles qu’une molécule paramagnétique telle que NO pourrait émettre dans un champ aussi faible que le champ magnétique terrestre (environ 10^-5 Tesla). Ce seraient des fréquences de l’ordre de 10^5 Hz pour les plus faibles, soit 100 kHz (ce sont les grandes ondes radio).

    Pourquoi est-ce que je parle de NO, le monoxyde d’azote ? Eh bien parce qu’on sait maintenant que les infections ne se font pas sans libération accrue de ce gaz par les cellules du système immunitaire. Mais d’autre composés paramagnétiques peuvent intervenir, dont le plus important, l’oxygène.

    Bon, je parle un peu dans le vide, parce que je n’ai pas de données expérimentales. Mais, pour vérifier les assertions de Luc Montagnier, il faudra bien faire de la spectro.



  • janequin 11 décembre 2008 13:48

    Ce sont les propriétés physicochimiques des éléments chimiques qui les prédisposent à réagir d’une manière aussi complexe. Quand je parle de propriétés physicochimiques, il s’agit non seulement de leur réactivité et de la manière dont ils forment des liaisons les uns avec les autres, mais aussi des interactions électromagnétiques qui interviennent sûrement entre molécules paramagnétiques, dont les deux principales sont l’oxygène et le monoxyde d’azote.

    En ce qui concerne les interactions électromagnétiques existant dans les systèmes vivants, on regardera avec intérêt et étonnement ces vidéos où le Pr. Luc Montagnier intervient



  • janequin 7 décembre 2008 13:20

    Je rectifie mon texte, car l’orthographe en est lamentable :

    De moins en moins de personnes font confiance aux dires des journalistes, seraient-ils médicaux, ou des leaders d’opinion. Ells veulent "toucher" et "lire" les publications qui concernent ces soi-disant avancées. Tant que tout ce travail ne sera pas dévoilé, nous ne pourrons qu’être sceptiques aux grands discours.

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