La Guadeloupe est certainement d’une utilité stratégique indéniable pour la France. Il nous faut donc mettre le prix pour nos ambitions.
Il me semble que le tissu économique progresse, mais cette progression est freinée par un manque d’infrastructures, tout du moins de transports en commun et de desserte ADSL. En dehors des organismes de décision ou de recherche qui possèdent des débits élevés, celui-ci plafonne à 512k aux environs des principales communes.
Au vu de la dangerosité des routes guadeloupéennes, un des investissements essentiels serait d’étudier la création d’un tram train, par exemple de St François à Basse-Terre. La difficulté vient de la sismicité du terrain et de la traversée des monts Caraïbes.
La véritable homéopathie ne nécessite pas d’être remboursée plus qu’elle ne l’est. Un traitement pour une maladie aiguë coûte 2 ou 3 euros, 5 si on utilise des korsakoviennes, mais nécessite un investissement personnel de la part du médecin - et du malade - qui ne peut être chiffré.
Le remboursement permet simplement d’obliger Boiron et ses confrères à rester au prix plancher.
Je pars du principe qu’une maladie aiguë à son début doit être traitée en 24 h. Sinon, médecin immédiatement. Et cela fait 30 ans que cela dure, avec 9 enfants.
Les maladies chroniques - souvent apparues à cause de faits environnementaux extérieurs - c’est bien plus délicat à traiter, quelle que soit la thérapeutique utilisée.
Je trouve normal qu’on rembourse les préparations unitaires, qui, seules, peuvent être prescrites sur la base du principe déduit par Hahnemann lors de sa découverte. Mais l’utilisation de préparations complexes se rapproche de l’empirisme et donc celles-ci ne doivent pas être remboursées.
Et généralement, ce que le public appelle homéopathie représente la prescription d’un médecin dit homéopathe, alors qu’assez souvent ; ce n’en est pas. Ce sera de la phyto, des oligoéléments, des HE,... mais cela, ce n’est certainement pas de l’homéopathie.
Utiliser du tartroantimoniate de potassium en cristaux lors d’une pneumopathie avec difficultés respiratoires et vomissements, c’est de l’homéopathie. Mais utiliser du Pulsatilla 15 CH chez un frileux qui a soif pour un écoulement nasal jaune avec légère fièvre c’est un non sens et ce n’est pas de l’homéopathie.
Maffrand et al. ont très bien montré le mécanisme chimique de l’action du clopidogrel, et c’est cela la véritable révolution. A savoir que l’on sait comment le cytochrome P 450 ouvre le cycle thiophène en l’oxydant pour donner une molécule capable de se lier - grâce à un soufre nucléophile - aux récepteurs ADP des plaquettes - et donc d’inhiber la thrombose vasculaire.
Il serait bon que tous les médicaments connaissent ce genre de recherche poussée qui permettrait de mieux comprendre leur mécanisme d’action et de mieux prévoir les effets secondaires.
Un grand bravo pour votre article, qui me confirme dans l’approche que j’ai choisie pour la santé de mes proches.
Je rajouterais aux découvertes importantes l’introduction depuis 1996 de la trithérapie et en particulier du 3TC dans la panoplie des traitements du sida.
Je me permets également de faire part d’une autre "bulle" qui devrait éclater si nos chimistes en ont le courage : c’est celle de la recherche et de la compréhension des véritables mécanismes selon lesquels fonctionne chaque médicament. Je parle ici des mécanismes chimiques, car sans cette démarche-là, nos règles de choix médicamenteux ont un parfum marqué d’empirisme.