Par contre, un de vos confrères, responsable de laboratoire, convient que ce cut’off est déterminé selon des méthodes identiques au cut’off du test de la Protéine C-réactive, qui elle, existe bien chez les personnes en bonne santé. Donc, votre "évidence" n’est le fruit que de votre formation, qui est "forcément" manipulatrice.
En ce qui concerne les méthodes dont nous parlons, leur principe est limpide pour un chimiste. Nous savons faire nos calculs d’erreur, mais nous ne parions pas à l’avance sur l’existence d’une erreur systématique dans nos déterminations analytiques.
Lorsqu’une erreur systématique apparaît, il nous faut en connaître la source. Or vous, vous sites simplement : c’est ainsi, un point c’est tout ! Eh bien non ! Il faut que vous fournissiez des preuves scientifiques de cette erreur systématique, et il faut la quantifier correctement.
Le malheur, c’est que le biologiste a une aura que le chimiste a complètement perdu, à cause de la pollution. Le seul chimiste qu’on révère en France, bizarrement, c’est Pasteur !
J’en discute souvent avec ma fille, qui pratique en permanence Elisa, Western, Northern, Southern Blot et PCR, et elle convient que cette évidence ne l"assaille" pas, comme vous dites.
"fondés sur les résultats sérologiques sur des contrôles négatifs et positifs"
Ici également, je pose (et repose la question) : contrôles positifs et négatifs à quoi ?
A un autre test semblable ? Ce n’est pas sérieux !
A la présence du VIH en culture ? Ce serait la seule option véritablement scientifique. Or, les encadrés de précaution figurant sur les documents joints aux tests indiquent bien qu’ils ne sont pas étalonnés ainsi.
Mais alors, à quoi sont-ils congruents ? En dernière analyse, à la probabilité qu’avaient les personnes testées de voir chuter leurs CD4+ et de voir apparaître l’une ou l’autre des maladies opportunistes caractérisant par définition le Sida.