Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
A l’occasion d’une interview, on demanda à Lucie Aubrac le souvenir qui l’avait le plus marqué dans sa vie.
Cette femme, qui eut une vie ô combien aventureuse ! Qui arracha son mari des griffes des nazis par une action de commando, elle qui osa s’aventurer dans le ventre de la Bête, le bureau de Klaus Barbie, voici l’histoire qu’elle raconta en réponse.
Pendant la guerre, on lui confia un bébé orphelin et affamé, une petite fille. Comme elle venait d’avoir un enfant, elle nourrit ce bébé au sein. Après deux jours, le bébé enfin repu lui sourit. Ce sourire, dit-elle, resterait son plus beau souvenir.
On n’en fait jamais trop pour les enfants. Ils sont ce qui est le plus important dans notre vie. Et ils nous le rendent au centuple.
Une autre histoire. Celle-ci se passe dans le Ghetto de Varsovie insurgé. Un jeune adolescent, Martin Gray, y combat avec son père. Tous deux savent qu’ils ont très peu de chances de survivre. C’est alors que le père dit au fils : « Choisis la vie, Martin. Et quand tu auras des enfants, donne leur tout de toi. Les enfants sont notre avenir. »
A rapprocher de la vidéo sur l’analyse de la boîte noire (flight data recorder) : un autre excellent travail, qui confirme les conclusions (le vol AA77 n’a pas touché le Pentagone, il l’a survolé à 400 pieds) et qui mériterait peut-être une traduction ?
Dans le temps, les manifs avaient un service d’ordre. Souvent, c’était celui de la CGT. Des « gros bras » intimidants. Plusieurs fois dans le passé, le service d’ordre avait mis la main sur un de ces fameux « casseurs ». Et devinez quoi ? C’était à chaque fois un flic.
Dans les années 80, j’ai personnellement vu, une demi-heure après la dispersion d’une manif dans laquelle un petit groupe de casseurs avait fait du dégât, ces mêmes casseurs, toujours armés de leur manche de pioche, monter sagement dans un car de CRS.
Cette vieille recette de provocation marche encore. Elle est utilisée à fond par le pouvoir actuel. A Strasbourg, les prétendus « black blocks » étaient manifestement des flics, sinon on ne les aurait pas laissés faire.
Le service d’ordre est indispensable. Il y faut des types sportifs et courageux, capables d’attraper des échantillons de ces « casseurs » suspects pour révéler leur identité réelle.
C’est le courage physique qui nous fait le plus défaut.
Il faudrait une semaine pour lister toutes les insultes dont Léon nous a gratifiés sur ce sujet. Je n’y avais jamais répondu jusqu’à présent, car je n’aime pas les attaques ad hominem. Il m’a semblé utile de lui signaler que ce genre de coups bas peut être donné, certes, mais aussi reçu. Et oui, il semble que ça ait calmé le débat puisque vous remarquerez comme moi que la réponse de Léon a été, pour une fois, dépourvue d’insultes. Ce dont je me réjouis.