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Jean Lasson

Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.

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  • Premier article le 03/04/2007
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  • Jean Lasson 8 août 2009 22:46

    Revenons sur quelques uns des personnages cités...

    Schuman, Robert, c’est bien de lui qu’il s’agit ? Le 10 juillet 1940, il vote les pleins pouvoirs à Pétain. Il fait ensuite partie du premier gouvernement Pétain-Laval et est menacé d’indignité nationale à la Libération. Il est sauvé par de Gaulle parce qu’il était devenu un peu résistant en 1943 (c’est-à-dire après Stalingrad), comme tous les gens intelligents (oui, ça concerne aussi un certain FM). Enfin, nous apprenons, par les archives déclassifiées de la CIA, que Robert Schuman était employé par cette sympathique organisation (cf. le 2e chapitre de cette conférence de François Asselineau). En réalité donc, Robert Schuman a été, après la guerre et avec son double Jean Monnet, un agent américain.

    Michel Rocard maintenant. Je me souviens, c’était en 1979-1980. La Droite était inquiète, la Gauche allait arriver au pouvoir avec Mitterrand à sa tête et les communistes dans une alliance. C’est alors que la presse de droite lança une incroyable campagne de promotion de Rocard. Il faisait régulièrement la une de toute la presse de droite, y compris les hebdomadaires comme le Point et L’Express. Rocard, c’était le candidat de gauche... de la Droite. En 2006-2007, Ségolène Royal a eu droit au même privilège suspect.

    Mais pourquoi tirer sur Jean-Luc Mélenchon ? Pourquoi donc son « aventure » serait sans issue ? Parce que les valeurs de Gauche ne peuvent plus arriver au pouvoir ? J’espère bien que si ! Au milieu du naufrage titanesque du PS, Mélenchon surnage.

    Quand j’étais jeune et votant pour le PS, un ami plus âgé m’avait mis en garde : les socialistes sont des sociaux-traîtres, me dit-il. Ce n’est que depuis quelques années que je réalise à quel point il avait raison.



  • Jean Lasson 6 août 2009 01:40

    Forest,

    Bravo. Vous avez deviné le cœur de la problématique agronomique. Pour un non-agronome (et même pour un agronome d’ailleurs !) c’est rare. Ceci dit, ça ne veut pas forcément dire que je sois d’accord avec vous sur certains points, car certains de vos chiffres ne cadrent pas tout à fait avec ceux que je connais.

    Je suis entièrement d’accord avec vous quand vous écrivez « pas de pétrole, pas de pain, au sens le plus direct ». Cela semble confirmé par cet article qui a fait grand bruit d’une part, ainsi que par l’exemple de la Corée du Nord d’autre part (cf. cette page). L’enjeu de la baisse de production du pétrole est bien d’abord celui-là. A ce propos, le pic du pétrole est derrière nous (2008, cf. l’ASPO et cette page), celui du gaz devrait l’accompagner sans tarder. Reste le charbon, probablement 4 fois les réserves de pétrole...

    Concernant votre « scénario noir », l’optimum médiéval nous démontre que nous n’avons rien à craindre d’un réchauffement sous nos latitudes. En fait, le seul changement climatique capable d’être la cause directe d’une baisse de production agricole serait une glaciation. Et encore, dans ce cas le Sahara redeviendrait cultivable...

    J’attire votre attention sur le lien Wikipedia de la courbe des températures : cette courbe n’est pas correcte (se méfier de Wikipedia sur le sujet du RCA !). Trois des courbes données proviennent de Mann et al., le fameux auteur de la courbe en crosse de hockey dont il a été démontré qu’elle était fausse, due à un artefact/bogue du logiciel utilisé (en restant gentil... cf. cette page). Une courbe différente, publiée indépendamment par Loehle et Moberg, figure au bas de cette page. Elle fait apparaître un écart maximum de 1,2 à 1,3 °C entre le maximum de l’optimum médiéval et le minimum du petit âge glaciaire.

    Ceci nous ramène à un des nœuds de votre thèse, à savoir qu’un écart de moins de 1,5 °C pourrait expliquer la rupture du XIVe siècle. C’est une hypothèse séduisante en ce moment, mais elle est loin d’être démontrée et les agronomes n’y croient pas trop. Par exemple, l’aire de culture du blé prouve sa tolérance aux températures. Il est par contre démontré que la peste noire (1348-49 et années suivantes) a, elle, tué entre 40 et 60 % de la population française, laquelle est donc passée de 20 millions à 10 millions. La guerre de Cent Ans a fait perdurer la catastrophe en installant durablement l’insécurité dans les campagnes.

    Mais toutes ces explications - et singulièrement la première, celle des températures - procèdent du naturalisme, philosophie très en vogue actuellement mais contestable et contestée, qui voudrait voir des causes « naturelles » aux changements sociaux (vous devinez l’enjeu politique).

    Pour approfondir ces questions, je recommande la lecture d’Histoire des agricultures du monde de Marcel Mazoyer et Laurence Roudart, Histoire de la France rurale de Georges Duby, ainsi que l’oeuvre d’Emmanuel Le Roy-Ladurie, spécialiste du climat au moyen-âge.



  • Jean Lasson 3 août 2009 13:08

    @ Walden,

    Il n’y presque rien à ajouter au commentaire du Péripate, qui est exact et clair (comme d’habitude sur ce sujet - clin d’œil).

    Sur le lien du CNRS, je suis étonné de trouver encore cette courbe, qui date de 1999, alors qu’il a été montré en 2003 qu’il existe un décalage d’environ 800 ans entre la montée des températures (d’abord) et l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère (ensuite) (lire le début de cette page et voir le 3e graphique). Ce décalage n’est contesté par personne à ma connaissance. Donc, la causalité ne peut pas être dans le sens CO2 => température. La page du CNRS que vous citez devrait mentionner ce fait pour respecter l’objectivité et la neutralité scientifique habituelles. Vous pouvez constater que cette objectivité n’est pas respectée quand il s’agit du RCA.

    "Je sais bien qu’il existe de nombreux sceptiques : il n’empêche qu’au sein de la communauté scientifique mondiale, ils sont très minoritaires."

    Je croyais pourtant, dans mon long commentaire précédent, avoir démontré le contraire (cf. le sondage canadien en particulier).



  • Jean Lasson 2 août 2009 01:00

    Walden,

    "Les arguments contraires (invoquant comme cause exclusive l’activité solaire) existent mais demeurent ultra-minoritaires ; ils semblent ne pas prendre en compte tous les éléments, notamment l’accroissement particulièrement rapide des effets du réchauffement sur l’écosystème, qui apparaît fortement corrélé à l’augmentation des émissions de gazs à effet de serre d’origine anthropique."

    Tout est faux dans ce paragraphe.

    Concernant la corrélation entre émission de GES et évolution de la température au XXe siècle ; loin d’être forte, la corrélation est inexistante (cf. le premier graphique de cette page).

    Les sceptiques ne sont pas minoritaires parmi les scientifiques. Ca, c’est ce que le GIEC et les médias voudraient vous faire croire.

    Ainsi, un sondage a été effectué au Canada et sur 51.000 scientifiques sondés, 68% se sont déclarés sceptiques (lien).

    Sur cette page, on peut lire que plus de 700 scientifiques, certains de très haut niveau comme le Prix Nobel de physique Ivar Giaever, ont signé un rapport pour dénoncer le RCA (réchauffement climatique anthropique). Parmi eux, le propre superviseur scientifique de James Hansen (le « pape » du RCA) à la NASA. Voici quelques citations (en anglais, GIEC s’écrit IPCC) :

    “I am a skeptic…Global warming has become a new religion.” - Nobel Prize Winner for Physics, Ivar Giaever.

    “Since I am no longer affiliated with any organization nor receiving any funding, I can speak quite frankly….As a scientist I remain skeptical...The main basis of the claim that man’s release of greenhouse gases is the cause of the warming is based almost entirely upon climate models. We all know the frailty of models concerning the air-surface system.” - Atmospheric Scientist Dr. Joanne Simpson, the first woman in the world to receive a PhD in meteorology, and formerly of NASA, who has authored more than 190 studies and has been called “among the most preeminent scientists of the last 100 years.”

    Warming fears are the “worst scientific scandal in the history…When people come to know what the truth is, they will feel deceived by science and scientists.” - UN IPCC Japanese Scientist Dr. Kiminori Itoh, an award-winning PhD environmental physical chemist.

    “The IPCC has actually become a closed circuit ; it doesn’t listen to others. It doesn’t have open minds… I am really amazed that the Nobel Peace Prize has been given on scientifically incorrect conclusions by people who are not geologists.” - Indian geologist Dr. Arun D. Ahluwalia at Punjab University and a board member of the UN-supported International Year of the Planet.

    “So far, real measurements give no ground for concern about a catastrophic future warming.” - Scientist Dr. Jarl R. Ahlbeck, a chemical engineer at Abo Akademi University in Finland, author of 200 scientific publications and former Greenpeace member.

    “Anyone who claims that the debate is over and the conclusions are firm has a fundamentally unscientific approach to one of the most momentous issues of our time.” - Solar physicist Dr. Pal Brekke, senior advisor to the Norwegian Space Centre in Oslo. Brekke has published more than 40 peer-reviewed scientific articles on the sun and solar interaction with the Earth.

    “The models and forecasts of the UN IPCC "are incorrect because they only are based on mathematical models and presented results at scenarios that do not include, for example, solar activity.” - Victor Manuel Velasco Herrera, a researcher at the Institute of Geophysics of the National Autonomous University of Mexico “It is a blatant lie put forth in the media that makes it seem there is only a fringe of scientists who don’t buy into anthropogenic global warming.” - U.S Government Atmospheric Scientist Stanley B. Goldenberg of the Hurricane Research Division of NOAA.

    “Even doubling or tripling the amount of carbon dioxide will virtually have little impact, as water vapour and water condensed on particles as clouds dominate the worldwide scene and always will.” – . Geoffrey G. Duffy, a professor in the Department of Chemical and Materials Engineering of the University of Auckland, NZ.

    “After reading [UN IPCC chairman] Pachauri’s asinine comment [comparing skeptics to] Flat Earthers, it’s hard to remain quiet.” - Climate statistician Dr. William M. Briggs, who specializes in the statistics of forecast evaluation, serves on the American Meteorological Society’s Probability and Statistics Committee and is an Associate Editor of Monthly Weather Review.

    “The Kyoto theorists have put the cart before the horse. It is global warming that triggers higher levels of carbon dioxide in the atmosphere, not the other way round…A large number of critical documents submitted at the 1995 U.N. conference in Madrid vanished without a trace. As a result, the discussion was one-sided and heavily biased, and the U.N. declared global warming to be a scientific fact,” Andrei Kapitsa, a Russian geographer and Antarctic ice core researcher.

    “I am convinced that the current alarm over carbon dioxide is mistaken...Fears about man-made global warming are unwarranted and are not based on good science.” - Award Winning Physicist Dr. Will Happer, Professor at the Department of Physics at Princeton University and Former Director of Energy Research at the Department of Energy, who has published over 200 scientific papers, and is a fellow of the American Physical Society, The American Association for the Advancement of Science, and the National Academy of Sciences.

    “Nature’s regulatory instrument is water vapor : more carbon dioxide leads to less moisture in the air, keeping the overall GHG content in accord with the necessary balance conditions.” – Prominent Hungarian Physicist and environmental researcher Dr. Miklós Zágoni reversed his view of man-made warming and is now a skeptic. Zágoni was once Hungary’s most outspoken supporter of the Kyoto Protocol.

    “For how many years must the planet cool before we begin to understand that the planet is not warming ? For how many years must cooling go on ?" - Geologist Dr. David Gee the chairman of the science committee of the 2008 International Geological Congress who has authored 130 plus peer reviewed papers, and is currently at Uppsala University in Sweden.

    “Gore prompted me to start delving into the science again and I quickly found myself solidly in the skeptic camp…Climate models can at best be useful for explaining climate changes after the fact.” - Meteorologist Hajo Smit of Holland, who reversed his belief in man-made warming to become a skeptic, is a former member of the Dutch UN IPCC committee.

    “The quantity of CO2 we produce is insignificant in terms of the natural circulation between air, water and soil... I am doing a detailed assessment of the UN IPCC reports and the Summaries for Policy Makers, identifying the way in which the Summaries have distorted the science.” - South African Nuclear Physicist and Chemical Engineer Dr. Philip Lloyd, a UN IPCC co-coordinating lead author who has authored over 150 refereed publications.

    “Many [scientists] are now searching for a way to back out quietly (from promoting warming fears), without having their professional careers ruined.” - Atmospheric physicist James A. Peden, formerly of the Space Research and Coordination Center in Pittsburgh.

    “All those urging action to curb global warming need to take off the blinkers and give some thought to what we should do if we are facing global cooling instead.” - Geophysicist Dr. Phil Chapman, an astronautical engineer and former NASA astronaut, served as staff physicist at MIT (Massachusetts Institute of Technology)

    “Creating an ideology pegged to carbon dioxide is a dangerous nonsense…The present alarm on climate change is an instrument of social control, a pretext for major businesses and political battle. It became an ideology, which is concerning.” - Environmental Scientist Professor Delgado Domingos of Portugal, the founder of the Numerical Weather Forecast group, has more than 150 published articles.

    En France, le grand climatologue Marcel Leroux, décédé récemment, était un sceptique. Aux Etats-Unis, Richard Lindzen, titulaire de la chaire de climatologie du MIT, est aussi un sceptique.

    S’il devait y avoir un consensus parmi les scientifiques, il serait dans l’autre sens, celui des sceptiques.



  • Jean Lasson 2 août 2009 00:22

    La « taxe carbone » ou « CCE » est tout simplement le nouveau nom - hypocrite - de la TVA sociale que la droite voulait nous imposer dès 2007. Elle n’avait pas osé, grâce à l’habileté de Fabius qui, en l’évoquant pendant la campagne électorale, fit perdre des dizaines de députés à l’UMP.

    Voir aujourd’hui un militant socialiste défendre cette TVA « sociale », même camouflée sous un autre nom, est désespérant. Après l’Europe, l’AGCS et maintenant la TVA « sociale », tout le peuple, ou presque, peut voir que vous avez rejoint « le côté obscur de la Force ». Nous mettrons longtemps à nous relever de ces coups de poignard dans le dos, mais, soyez en sûr, votre trahison vous perdra.

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