Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
Bravo pour votre courage et votre tenacité, M. Denis Robert !
Cette proposition/communication de Clearstream me semble liée à l’actuelle mise en accusation du Luxembourg comme paradis fiscal. Junker est sur la défensive et Clearstream aimerait bien se faire oublier. J’espère qu’ils ne s’en tireront pas si facilement...
Si je peux me permettre, je crois que la discussion est légèrement décalée par rapport au point que je voulais éclairer : la nuisibilité des LBO pour l’économie réelle.
J’ai cru comprendre qu’une partie au moins des LBO a été initiée par les hedge funds. Est-ce exact ? Dans ce cas, le but est évidemment de prendre le pouvoir dans l’entreprise visée. Et donc de réorienter sa gouvernance pour maximiser à court terme sa rentabilité pour les actionnaires. Les moyens pour y parvenir sont évidents et classiques : tailler dans les coûts fixes et variables, vendre des actifs, délocaliser la production, au détriment du développement à moyen et long terme. Dans cette politique de court terme, une rentabilité exceptionnelle peut être obtenue sur un exercice ou deux, souvent au prix de la mort de l’entreprise. Mais le hedge fund se dégage avant.
Cette action néfaste concerne des entreprises petites, moyennes ou même grosses, mais pas Microsoft, bien sûr.
Voilà pourquoi je considère la décrépitude des hedge funds comme une (trop rare) manifestation de la justice immanente. Et je crois bien ne pas être le seul...
Sur le lien cité, je lis : CA 2008 = 41 022 508, résultat net 2008 = 12 004 617 = 29 % du CA.
Sans réinvestissement, le résultat net peut être empoché par les actionnaires, non ?