Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
J’ai une hypothèse de travail (j’évite le mot "théorie" qui semble désormais compromis) sur la dimension sociologique de ce soi-disant "art contemporain". La voici ci-dessous.
Elle a trait à un phénomène psychosociologique : le désir de se distinguer des classes "inférieures". La distinction sur des critères économiques ne suffit pas, car elle est perçue comme seulement quantitative. Pour bien marquer et pérenniser la séparation, il est nécessaire de créer une différence qualitative. La culture est un excellent vecteur de ce projet. Il faut donc aimer - ou au moins faire semblant - ce que le commun, le vulgaire, ne peut apprécier. Dans ce cadre, l’art le plus hermétique (ou vide) est idéal : il est expressément produit pour ne pas être apprécié ! Sauf - et encore - par ceux qui s’en servent pour leur démarche de distinction sociale. En fait, personne n’est berné dans ce marché : les artistes produisent exactement ce que les acheteurs veulent...
Il faut voir le mépris condescendant - et curieusement satisfait - avec lequel sont traités ceux qui émettent des doutes sur l’intérêt de telles "oeuvres".
La première cible (mais ce n’est pas la seule) de cette production sont les nouveaux riches et l’archétype en est François Pinault (voir sa biographie édifiante).
Voilà mon hypothèse. Bien entendu, l’art contemporain ne se limite pas à cette mystification sociale et, aujourd’hui comme hier, des oeuvres de qualité sont créées.
"La bonne nouvelle de la hausse des salaires chez Dacia"
Bonne nouvelle en effet. Cela prouve que la grêve illimitée est la bonne (seule ?) méthode pour obtenir satisfaction.
Mais nous pouvons deviner quelle sera la réponse de l’oligarchie européenne : pousser les feux de l’intégration de la Turquie. Avec une population et une croissance démographique importante, ça serait vraiment à desespérer de tout si les turcs refusaient de se faire exploiter. On ne va pas laisser ces gueux prendre leur destin en main et exiger leur part du gâteau. Sinon, on fera fabriquer les voitures en Inde ou au Bangladesh...
J’ajouterais que les politiques natalistes sont soutenues par les religions et le capitalisme mondial qui y voit un double avantage : des consommateurs plus nombreux et une main-d’oeuvre rendue moins exigeante par la concurrence et le chômage.
Aujourd’hui, une gestion intelligente imposerait une politique anti-nataliste, à l’échelle de la planète, comme celle pratiquée par la Chine.
Votre commentaire est La récompense pour un long week-end passé à intervenir sur ce fil
Grâce à "Voltaire" qui, en croyant défendre l’OCDE, a donné de précieuses précisions sur les détails de cette OPA sur l’éducation, je connais maintenant le plan d’affaires de la Mafia au pouvoir.
Il est très simpe et très logique, finalement : tous ceux qui pourront payer payeront pour l’éducation de leurs enfants, quitte pour cela à manger des pâtes à l’eau à tous les repas. Ceux qui ne sont absolument pas solvables se verront subventionnés par l’Etat. Ainsi tous, riches ou pauvres, alimenteront de copieux revenus récurrents la caisse de la Mafia (je l’appelle la Famiglia).