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John Lloyds

John Lloyds

Enfant gâté remonté des limbes et destiné au purgatoire, le cauchemar des égarés chus dans le temps linéaire. Version vénéneuse de la materia prima, je suis celui sur lequel l’oeuvre repose dans son entier.

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  • Premier article le 31/10/2008
  • Modérateur depuis le 12/11/2008
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Derniers commentaires



  • John Lloyds John Lloyds 23 avril 2009 11:27

    « La non-contradiction entre le Moi et le Soi ne se trouve résolue qu’à la FIN du parcours spirituel »

    Mais personne n’a dit le contraire, toutefois le sujet mérite d’être développé, car il est bon de savoir où l’on se dirige, les alchimistes bénéficient bien d’une description de la pierre philosophale, alors qu’il est acquis que la plupart n’y parviendront jamais.

    Pour le reste non, l’athéisme n’est pas l’anéantissement de Dieu, puisque cela en présupposerait l’existence. Eckart ne parle d’un Dieu qui n’existe que par soi-même, il s’agit bien d’une philosophie de l’être, et même dans sa lecture du prologue de Jean, il relie le verbe à l’individu. Je pense que vous êtes prisonnier des mots, et dès que vous entendez « Dieu », vous l’entendez selon votre propre représentation.



  • John Lloyds John Lloyds 23 avril 2009 02:08

    Hieronymus, je pense que vous faîtes une énorme erreur en réduisant la pensée d’Eckhart à du platonicisme réchauffé. Platon eut une influence importante sur sa pensée, c’est indéniable, j’ai cité plus haut cette maxime de Delphes, très platonicienne, qu’il reprend dans sa philosophie.

    Toutefois, dois-je vous rappeler que la doctrine de l’incarnation est totalement étrangère à Platon, et qu’Eckhart en fait ses choux gras, en developpant longuement son concept du verbe. Si Eckhart a manifestement lu Platon, et s’en ait inspiré, il est très loin d’être platonicien.



  • John Lloyds John Lloyds 22 avril 2009 22:17

    @ Gollum

    Il n’y a aucune contradiction entre compter sur soi (ce qui effectivement est le Moi) et le Soi. On retrouve la résolutionde cette équation dans la philosophie chinoise, le Wei-WuWei, l’Agir-non-Agir.

    La position de maître Eckhart est bien plus proche de l’athéisme que du christianisme. A l’époque où les béghards et le Béguines étaient exécutés en série, il lui fallait trouver un support rhétorique pour déjouer la critique théologique, tout en s’affranchissant de la dévotion attendue par la modalité théologique de l’époque. Il la trouva dans l’invention d’une sémantique propriétaire, un peu comme l’a fait bien plus tard Heidegger. Il a inventé le terme de « deus-divinitas », ce qui a été très approximativement traduit par « déité », ce qui fausse sa pensée en la présentant comme moniste.

    Eckhart disait que pour être bon chrétien, il fallait commencer par « être ». Dans cette impasse de toute dévotion au grand architecte, qui permettait à n’importe qui de devenir chrétien sans s’encombrer des lourdeurs rituelles imposées, réside le secret de sa popularité, et la cause de ses soucis. Basée sur une « éthique de l’être », dans laquelle il n’existe pas de Dieu extérieur à l’homme, on pourrait presque dire qu’Eckhart est l’inventeur original de la formule « Dieu est mort » (inexprimable à l’époque).



  • John Lloyds John Lloyds 22 avril 2009 13:26

    Le Dieu mort est d’un grand secours, il permet de ne compter que sur soi-même. Probablement est-ce là, d’ailleurs, la seule manière de rencontrer le Dieu intérieur. Il manque à l’humanité cette grande religion qui associerait divinité et nihilisme, et qui serait loin de l’incohérence qu’on pourrait lui prêter.

    Quant aux dieux de l’Olympe, ils sont toujours là, encodés en nous et dans les textes, l’hermétisme les a associés aux métaux, et si on assimile les métaux à des énergies, ou des principes, on peut aisément les ressentir. Personnellement, j’aime bien Mars et Vénus, mes 2 préférés.



  • John Lloyds John Lloyds 22 avril 2009 12:48

    Dès l’instant où l’on réfute Dieu comme entité externe, transcendante, et qu’on le considère comme une extension individuelle, immanente, il y a athéisme (puisqu’il n’y a pas de Dieu, si ce n’est Moi - au sens guénonien du Soi). A ne pas confondre avec le fait de se prendre pour Dieu, qui tient du registre de l’orgueil, et qui n’est qu’un artifice le l’Ego. Pour reprendre la terminologie orientale en référence au concept de Nature, dans le premier cas on est en phase avec son Dharma, dans le second on ne l’est pas.

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