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Joseph

Joseph

Développeur informatique après un retour aux études et différents types d'emplois, polyglotte, autodidacte, etc. J’ai bientôt 50 ans et aussi voyagé et séjourné dans une trentaine de pays autour du monde pendant plus de 10 ans au total. Après un deug de philosophie il y a maintenant près de 30 ans, cela fait maintenant plus de 10 ans que je m’intéresse à nouveau aux sciences humaines. Lisant des ouvrages de vulgarisation jusqu’à des thèses de doctorat, des auteurs fondamentaux, des livres universitaires, des articles de recherche, etc.
 
Mon livre sur l'étude des causes de la violence :
http://www.electron-libre.org/
 

Tableau de bord

  • Premier article le 18/01/2016
  • Modérateur depuis le 06/02/2016
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Derniers commentaires



  • Joseph Joseph 20 janvier 19:18

    @Jacques-Robert SIMON

    Alors le titre de ce livre comme de son histoire qui mérite d’être connu est « La conjuration des imbéciles ». Une satire féroce des comportements moutonniers et de ce qui se doit d’être normé au sein de nos sociétés basées sur l’apparence, sur la forme plus que sur le fond.



  • Joseph Joseph 20 janvier 07:48

    Votre titre me rappel fortement un roman que j’avais lu avec plaisir il y a pas mal d’année de cela, et qui qui ne contredirait en rien beaucoup de propos tenus dans cet article.

     

    Après l’intention de se focaliser sur le commerce pour rassembler les hommes et éviter les guerres était pourtant louable au départ (comme d’autres intentions citées). Mais elle fut tellement récupérée et dévoyée dans la manière de faire ce commerce. Oui, l’homme qui sert le commerce et non l’inverse. Les guerres commerciales, les guerres conventionnelles pour des raisons commerciales, la « communication » qui comme vous le dites manipule, cible les zones instinctives et émotives du cerveau pour mieux bloquer les zones réflexives ou encore les dévoyer à leur tour pour mieux justifier l’émotion ressentie et contrôler l’ensemble, etc. 

     

    Mais une partie de l’équation a été oublié à l’époque, du coup quel dommage d’en être toujours rester à ce « diviser pour mieux régner » qui n’a rien de réellement stratégique sur le long terme pour des « responsables » en charge d’une collectivité. Et les choses se sont empirer ces dernières décennies pour aboutir à une société faite de tout un tas de contradictions et d’injonctions contraires.



  • Joseph Joseph 15 janvier 21:29

    @charly10

    Ou encore :

    « Selon que vous serez puissant ou misérable,

    Les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir. »

     

    Mais La Fontaine ne faisait que subtilement dénoncer les dérives d’un système qu’il ne devait guère approuver s’il les dénonçait justement. Pourquoi le faisait-il d’ailleurs ?

     

    Des dérives qui ont d’ailleurs abouti à trancher la tête de ces puissants et de ces plus forts lorsque le vent a tourné, et bien que les corps de nombreux miséreux furent tranchés bien avant.

     

    Des dérives donc … des lois de causalité que l’histoire a mainte fois démontré … des visions à long terme, des visions à court terme …

     
    Mais de là à vouloir remettre le couvert et répéter les erreurs du passé ...
     

    « Un quart Voleur survient, qui les accorde net
    En se saisissant du Baudet. »



  • Joseph Joseph 14 janvier 17:32

    @Tolzan

    Vous n’avez pas tort, mais pas tout à fait raison non plus.

    Le problème c’est que la loi du plus fort (en fait souvent une notion de facilité, de menace perçue, etc) entraîne la faiblesse de l’ensemble sur le long terme.

     

    Elle correspond bien à certains de nos instincts, mais on en a d’autres. Ce n’est pas une fatalité.

     

    Elle est contraire aux lois de l’évolution si l’on se place dans une perspective de survie de l’espèce (Darwin le premier était contre, ses successeurs en biologie de l’évolution tout autant).


    Malgré ce que l’on peut croire elle n’est pas la règle au niveau cellulaire ou même chez les primates. L’adaptation est la règle première, comme on observe de nombreux processus de coopération au niveau végétal et animal.

     

    Lorsque les dernières avancées scientifiques seront rentrés dans l’inconscient collectif, que les structures (socio-économiques, de communication, etc) feront en sorte de favoriser les instincts positifs au lieu des négatifs, … alors on pourra espérer atteindre un autre degré de civilisation et des avantages socio-économiques certains pour tout le monde.



  • Joseph Joseph 1er août 2025 21:48

    @Eric F

    « Les plus radicaux ont pensé qu’il fallait formater dès le plus jeune âge à l’esprit d’une société sans classe, mais ça dérive à l’embrigadement. »

     

    Ça ne reflète pas du tout mon point de vue, mais je comprends qu’on puisse le penser aux vues de l’histoire. Contrarier la nature humaine n’est pas la solution, elle engendre de la violence et des tensions. La coopération n’est pas l’uniformisation non plus. Ce que l’on relève aussi lorsque l’on étudie les dynamiques sociales c’est le nombre d’idées fausses (bien souvent négatives), de « malentendus » entre groupes antagonistes. L’idée est que chacun de ces groupes, comme les individus, gardent leur identité propre, mais que des structures sociales adaptés (éducation incluse) permettent de ne pas aboutir à ces malentendus qui freinent la coopération et la résolution des conflits entre ces groupes sociaux. C’est un premier point qui découle de phénomènes complexes (nos instincts, nos fonctionnement cognitifs et autres). Mais un premier point qui peut être amélioré.

     

    Ensuite l’être humain est capable du pire comme du meilleur, les expériences montrent qu’il n’est pas foncièrement égoïste contrairement à ce que peut dire la théorie économique de base, ou encore les « l’homme est un loup pour l’homme ». L’égoïsme humain est plus subtil et nuancé que ça. Ça dépend aussi souvent du contexte. Ainsi on a aussi envie de créer du lien avec les autres, on a aussi un profond dégout pour ce qui est injuste, c’est en quelque sorte codé dans nos instincts (le système limbique). Dans une cour de récréation les enfants sont capable autant de cruauté que d’altruisme. Des théories éducatives permettent de pallier certains inconvénients sans toutefois dénaturer ou uniformiser l’être humain, mais plutôt aller dans le sens de ces instincts positifs, valoriser ce qui fait son caractère et le rendre épanoui.

     

    Mais basiquement on évalue tout sous forme de menace ou de satisfaction possible, et des fois les menaces comme les satisfactions sont illusoires. Là encore le contexte social aidera ou non. Et ces malentendus entre groupes sociaux antagonistes sont souvent traduits par des menaces fictives, et les menaces perçues bloquent les capacités cérébrales pour activer les zones émotives et instinctives, tendent vers la subjectivité et les solutions non adaptées, si ce n’est souvent l’agressivité (c’est juste le fonctionnement de notre cerveau). Ce sont des phénomènes complexes.

     

    Mais la coopération dans une démocratie c’est déjà faire en sorte que ces groupes antagonistes puissent communiquer sereinement pour résoudre leurs différents types de conflits (notamment d’intérêts), ça ne veut pas dire qu’ils doivent vivre ensemble 24h/24h ou renier leur identité. Les sciences de l’éducation comme les neurosciences sont suffisamment avancées pour apporter des solutions sans tomber dans « l’embrigadement » que vous dénoncer à juste titre, mais au contraire laisser chaque identité s’exprimer, permettre la liberté d’être de chacun. C’est ça une éducation adaptée et intelligente, permettre de rendre l’individu serein et responsable sans qu’il tombe dans la névrose, la psychose ou autre parce qu’on a trop voulu contrarier sa nature. On en revient au « Ça nécessite une réflexion sur l’existant. ». Comme ça nécessite un changement de paradigme. Ce n’est plus à l’humain de s’adapter à des structures qui renient sa nature ou le font tendre vers de l’agressivité, mais aux structures de s’adapter à la nature humaine pour amoindrir les tensions. On passe d’une logique coercitive qui force la nature humaine (formatage/embrigadement/etc) à une logique adaptative qui tend à prendre en compte cette nature humaine. Bien qu’il soit un peu radical sur le libre arbitre cet auteur (Sapolsky) évoque aussi ce point sur l’environnement qui va entraîner les comportements. Il en existe bien d’autres et les sciences ont évolué depuis certains préjugés sur la nature humaine qui sont encore dans notre inconscient collectif mais ne correspondent pas à la réalité des choses.

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