D’autant qu’en réalité depuis plus de 20 ans, on a introduit l’histoire des religions dans les programmes ( mais l’auteur n’a pas dû aller à l’Ecole) et qu’en outre, les programmes des écoles cathos sous contrat sont les mêmes que dans le public - on ne peut y imposer le catéchisme !- et du reste, dans le coin où j’habite (banlieue sud de Paris) ,90% des élèves du collège Catho , suivant un sondage du prof d’histoire des religions dépité, n’en avait rien à faire de Jésus ni de la religion..
Seuls deux élèves étaient pratiquants sur 35..(mais ça coûte moins cher au MEN de se débrouiller pour que les élèves du public se barrent dans le Privé et ça rapporte aux petits copains ...
Parmi les collègues, les plus antireligieux sont les rescapés des écoles cathos les plus à cheval sur la Religion...
Et puis les élèves croyants sont pépères dans le Public où jamais on ne vous demande votre réligion ni ne met la pression pour ne plus croire..
Alors que la pression existe en Allemagne pour contraindre à adopter une religion, se déclarer croyant ( l’employeur a le droit de vous la demander, alors que c’est illégal en France) et donc on veut rendre obligatoire un enseignement de religions ( plutôt chrétiennes) y compris pour les athées !!!
Mais cette « culture » religieuse, après tout, renvoie à sa propre histoire de persécutions contre les réfractaires au christiannisme.
C’est vrai que la société est injuste dominée par les puissants, qui en plus produisent des idées dominantes pour vous accabler plus encore...tout en se donnant le beau rôle...
Mais tout de même, vous pouvez aussi rencontrer des gens prêts à se battre pour renverser ça, ou au moins une personne qui marche avec vous.
Et lutter face à tous ces « tordus » (comme dans la chanson de Boris Vian), ça change le sens de la vie.
Ce que vous dites me rappelle Une Vie Violente, le roman de Pier Paolo Pasolini. Le héros, au début, est seul, pessimiste. Puis, la lutte (sociale), avec d’autres, change sa façon de voir...
Salut, comme vous dites ! ( ce qui signifie de bien se porter ).
Je suis frappé de votre analogie avec la notice de machine à laver, parce que justement, en parcourant il y a deux jours les sujets de maths du Brevet, c’est exactement ce qui m’est venu à l’esprit.. alors ça doit être vrai.
D’un côté, le système actuel fait mine de se soucier des élèves ayant des problèmes cognitifs, de les « reconnaître » et d’exiger des professeurs qu’ils adaptent leur enseignement, leurs évaluation etc à ces élèves. De l’autre, les sujets donnés au Brevet et bientôt au Bac, qui font penser à d’embrouillées notice de machines à laver, sont de nature à gêner d’abord ces élèves et même les autres. Et que validera le Brevet ? l’aptitude - hors du champ d’apprentissage et des connaissances générales et mathématiques - à déchiffrer des notices, à tirer on-ne-sait quelles infos sans intérêt dans un texte sans intérêt et plus d’un caractère plus technologique que conceptuel.
On n’est plus dans le domaine de la géométrie on est dans un texte rédigé par un non-matheux évacuant la dimension mathématique même dans la recherche de la solution. Du bricolage....L’exac contraire d’un énoncé des Olympiades de maths, où la pénétration d’un énoncé développe l’esprit et l’intérêt au prix de certains efforts... et au terme duquel on a découvert des maths...au lieu de faire des comptes d’apothicaire.
Par contre Zénon n’était pas un mathématicien mais un contradicteur de Héraclite, niant la possibilité du mouvement...par un paradoxe, considérant le déplacement comme une succession de positions fixes... alors que pour Héraclite, tout bouge, tout se meut... Héraclite est à l’origine de la dialectique matérialiste, c’est un penseur à mon sens plus profond, dont la pensée s’interroge d’abord sur la nature des choses... et la décèle, car pas de matière sans mouvement.
Les mathématiciens s’intéressent à la logique, évidemment, mais eux produisent des savoirs, et contournent les paradoxes. Car si on suit Zénon, alors pas de Newton...ni de calcul différentiel, ni changement social, ni aucun changement de nature, contrairement à ce que la science a tout de même démontré.
L’article est très précis sur un projet de destruction sans précédent (par contre, Macron va continuer de détruire encore sans aucune limite ) et les réactions à cet article me laissent pantois.
Il y en a à qui on diviserait le salaire par 2 et qui applaudiraient des 2 mains...
Le renversement de Macron devra démarrer par des luttes qui seront un levier mais ça n’a guère bougé pour un tel projet ... donc ce sera pour plus tard ... pourtant les dégâts seront difficiles à réparer et on peut craindre que la réaction ne soit pas la lutte organisée mais le chaos.. l’UE mène au chaos, on le voit, on a d’ailleurs voté NON en 2005 ..mais ça continue et l’extrême-droite en Europe et monte, tandis que la guerre est en Europe même en Ukraine sans manifs ... ou si minimes. L’OTAN amasse ses troupes et n’a pas besoin de citoyens éduqués... Le moment est propice pour détruire les acquis de 45, l’Education était au coeur du projet du CNR avec le plan Langevin Wallon...
Là le plan Blanquer, c’est le MEDEF qui le dicte.
Les parents des élèves se soucient pourtant de leurs enfants et de leur avenir mais ont été trahis par leurs organisations y compris celles réputées plus à gauche,acquises à l’idéologie libérale.... c’est tout l’intérêt de retourner les organisations de défense des droits pour les attaquer car alors plus personne n’est organisé...
Mouais pas hiérarchisée... tout y filtré par des lieutenants du chef Social démocrate qui s’approprient les mémoires pompés sur des anonymes désillés ...et j’en connais.Aucune compréhension de l’Est ..c’est pas mieux que le PCF sur le chapitre.
Incompréhension sur la caractère révolutionnaire ou non de certaines politiques : attention à ne pas se figurer qu’un relatif succès électoral constituerait une validation théorique. Le PS a eu un fort succès électoral et l’on voit , après quelques décennies, si on ne l’avait pas prévu,où il menait : aux pires régressions sociales ... à bout de souffle, il s’est trouvé un de ses rejetons pour le bouturer sur un terrain tout aussi opportuniste,...
Tout ça ne mène à rien.
Ce qu’il faut à la base pour un révolutionnaire c’est déjà un mode de penser révolutionnaire. FI n’est pas révolutionnaire (noter que tout l’appareil dirigeant de FI, ou presque est issu de,...) , et ne le sera jamais, ce qui ne l’empêchera pas de faire des voix, dont d’ailleurs la somme n’a pas du tout inquiété le Patronat, si l’on en juge par les politiques macroniennes.
Le Patronat ne recule que s’il est aux abois. Là il avance comme jamais !
Il faudrait donc enfin voir les choses et comprendre que l’épouvantail Mélenchon amuse le Patronat qui sait qu’on est restera à quelques gesticulations tandis que la classe ouvrière sera démobilisée et seul un mouvement de la Classe ouvrière est de nature à inquiéter le Patronat.
Un parti qui n’effraie pas le Patronat alors qu’il fait des voix et semble gagner en puissance ne peut pas être qualifié de révolutionnaire. FI n’est même pas marxiste...
Et si la classe ouvrière en est absente à la base, pourquoi y viendrait-elle, cautionnant ipso facto l’idée que d’elle-même elle ne serait pas en mesure de se doter d’organisations pour défendre ses intérêts de classe.
Non-sens historique.
Durant la campagne, j’en ai croisé des FI, et je les ai écoutés, j’ai pu juger par moi-même de cette prétention à vouloir vous raisonner comme si on n’était pas capable de penser, suivant Descartes, par soi-même ... La classe ouvrière pense par elle-même. Elle a son histoire, sa conscience de classe sa mémoire des luttes - et quelles luttes ! - et dans ces luttes, il était où Mélenchon ? lui ou FI ...
On a l’impression avec FI qu’il n’y a jamais eu de luttes sociales avant eux.. ce mépris qui est un mépris de classe rend inconcevable ce principe d’union et de rassemblement, qui excluent la soumission ou l’allégeance.