Finalement, cet article a au moins un intérêt, ce sont les réactions argumentées et très documentées qu’il a provoquées !
Pour ma part j’avais une correspondante russe qui y vivait et avait naturellement des amies lituaniennes , mais qui a préféré fuir ce beau pays chéri des Occidentaux ( la fameuse Communauté internationale) et des néo-nazis en liberté.
Elle trouvait le climat assez oppressant et savait ce que fascisme veut dire.
Ce que vous décrivez se retrouve dans d’autres pays, la Pologne, où l’on pourchasse les Communistes ( appliquant le même principe du mythe des jumeaux totalitaires ) tout en laissant les néo-nazis faire ce qu’ils veulent.
L’UE fait le nid du néo-fascisme et nous endort avec le totalitarisme versus la démocratie, ce qui du négationnisme historique.
Excellent article qui donne non seulement l’envie mais les moyens de se remettre dans la lutte à la rentrée.
Pas mal d’arguments pour en faire un tract pour les collègues, surtout ceux qui te sortent des phrases du genre « oui mais toi tu es »pro-syndical" - et ils sont syndiqués !
Pro-syndical doit une locution se substituant à quelque chose de plus explicite mais qu’on a la trouille de dire. Les conditions de travail sont d’autant plus pénibles qu’on travaille avec des couards.
L’Allemagne est tout de même passé 3ème exportateur d’armes mondial (devant la France et derrière la Russie et les USA) . Pour le pays du nazisme, cela n’a bien sûr été possible qu’avec l’aval des USA et le consentement résigné des autres pays européens occidentaux. Et c’est inquiétant, car les financiers du nazisme et leurs héritiers sont toujours là.
Que les Allemands ne soient pas nazis, certes mais ce n’est pas eux qui décident dans leur pays. Ce sont les USA et l’élite allemande, qui elle est l’héritière de l’élite allemande sous le nazisme.
Il existait il y a quelques décennies ( y compris en France : il était à la bibliothèque municipale )un dictionnaire de 40 000 nazis à des postes de responsabilité en RFA. Jamais entendu parler de mesures pour les en chasser.
Si c’est la Paix en Europe, pourquoi cette remilitarisation de l’Allemagne ?
Ensuite , qui menace qui ?
L’Allemagne a joué un rôle clef contre la Yougoslavie, pays - enfin la Résistance - qui lui a donné bien du fil à retordre durant la 2de GM.
Et l’OTAN a jeté plus de tonnes de bombes sur la Yougoslavie que les USA n’en ont lancé en Europe durant la 2de GM ( et encore faudrait-il analysé les objectifs atteints : civils - y compris sur la France- pas militaires)
Ensuite ces incidents aux frontières rappellent aussi la politique japonaise contre l’URSS. Et l’Allemagne jouait aussi les victimes dans les Sudètes .
Mais déjà le réarmement allemand - interdit/ limité par les traités internationaux - ne s’était alors qu’avec l’aval des USA.
Un collègue me rétorquait : mais comment pouvait-on l’empêcher ? Au début des années 30, l’armée allemande comptait 100 000 hommes. Quand on voit la puissance atteinte lors du plan Barbarossa, on peut tout de même penser qu’entre les deux étapes, si les autres états européens avaient voulu, ils étaient largement assez puissants pour stopper cette progressioN.
Donc l’OTAN montre certes la mainmise américaine en Europe - comme l’UE qui d’ailleurs a inscrit la stratégie de défense européenne dans le cadre de l’OTAN ( voir le TCE) mais l’implication des autres pays occidentaux n’est pas négligeable . Le jour où la stratégie des USA impliquera un développement des capacités en effectifs , l’Allemagne s’en dotera et les autres pays occidentaux aussi. Mais d’un autre côté, la population, du fait que l’armée est professionnalisée, se sent moins impliquée dans la guerre.
Si on se met à mobiliser parmi les civils, là on verra que la population refuse la guerre. Cette stratégie de tension et de mini-guerres partout nécessite une armée de mercenaires privés, prêts à commettre tous les crimes sans broncher.
On n’est pas à l’abri d’une guerre pour autant, car sinon, pourquoi l’OTAN ?
Il y a eu il y a quelques mois de cela à Bogota un festival du cinéma dont le thème était « Corpes que non cuentan » ( les corps qui ne comptent pas).
La directrice de ce festival expliquait le sens de ce thème en prenant pour exemple l’Europe :
- Lors d’une catastrophe aérienne ( l’avion écrasé dans les Alpes ), une extrême importance est donnée à l’événement, un hommage appuyé et médiatisé est rendu aux victimes.
- ( même chose pour les attentats commis en Occident ).
- Si un représentant des forces de l’ordre décède, l’événement est très médiatisé et présenté d’une certaine façon.
Mais :
- les milliers de noyés de la Méditerranée ne comptent pas.
- les salariés qui meurent au travail ne comptent pas. (que ce soit par accident du fait du non-respect de la législation ou suite au harcèlement)
- les Sans-papiers traités comme des détenus de Droit commun ne comptent pas.
Donc l’article met le doigt sur cet enjeu. Valls ne veut pas que ce mort compte ! Surtout qu’il est mort dans un commissariat et qu’à tout le moins il y a non-assistance à personne en danger.
Mais pour sa famille et ses proches, il compte.
Si jamais se développe en France un rapport de force qui donne de l’importance à ces morts auquel le pouvoir dénie le droit d’être reconnus comme victimes de sa politique, alors évidemment l’empathie naturelle de la population - par opposition à l’empathie feinte du pouvoir - constitue un danger pour le pouvoir.
Il doit donc criminaliser ses victimes à tout prix .
Pour la Colombie, la situation est pire qu’ici. Les morts sont les civils « faux-positifs » assassinés par l’Armée, qui prétend tuer des guérilleros et toucher des prix par tête. Ces faux-positifs sont des jeunes chômeurs de milieu très pauvre qu’on piège par des annonces d’emploi. Mais c’est la mort qui les attend.
Ensuite, la Presse annonce les exploits de l’Armée, qui éliminerait de méchants fauteurs de troubles ! machiavélique ! et l’on retrouve des fosses avec ces corps.
La boucle est bouclée : car ces jeunes sont souvent issues de familles monoparentales dont le mari paysan a été assassiné par les paramilitaires pour accaparer ses terres. La femme qui la terre pour éviter d’être assassinée. Le « boulot » se finit lorsque les fils sont tués de cette façon.
Mais comme c’est bizarre, notre presse si prompte à dénoncer les attaques contre les Droits de l’Homme ne nous parle guère de ce crime de masse ... et de classe !
Le fait que cette stratégie jusqu’au-boutiste du gvt PS s’inscrive dans le droit fil du projet politico-économique de l’UE est essentiel.
Un gvt qui n’aurait pas l’aval du système UE n’oserait mener une telle politique ! Sous peine de se retrouver - et le Patronat avec - en position d’extrême faiblesse politique.
C’est bien le carcan libéral de l’UE qui assure que malgré de telles attaques contre le Droit du travail , de l’Industrie nationale, le changement politique nécessaire devient beaucoup plus difficile.
Nourrir les actionnaires, et pour leur donner des gages, montrer qu’on est prêt à se tirer une balle dans le pied pour les satisfaire, tel est le choix évident de ce gvt,, courroie de transmission du Patronat.
On a tant gloser sur l’inefficacité du Service public, et c’est pour en arriver là.
Tant pis pour les usagers devenus clients !
Bien sûr on monte les usagers les uns contre les autres, ou contre les salarié(e)s clairvoyants qui luttent , et ça marche !
D’ailleurs, comme salarié j’entends mes collègues non grévistes d’un côté blâmer les grévistes et de l’autre promettre qu’ils feront grève le jour où la grève gênera vraiment : ça montre les contradictions qu’arrive à fourrer dans le crâne des salariés les moins conscients la propagande gouvernementale ... mais les salarié(e)s grévistes ont une vue claire des choses et de la stratégie gouvernemento-patronale.
Cet article analyse très clairement les enjeux de cette lutte et montre bien que la responsabilité des « désagréments » pour les passagers est un choix délibéré du gvt et de la direction où l’on a placé un pote de Valls - ce qui est tout dire quand on voit de quoi Valls est capable .