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Pingouin094

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Mes engagements militants :
  • Militant CGT Cheminot,
  • Militant PCF,
  • Militant de la cause palestinienne

Tableau de bord

  • Premier article le 18/10/2011
  • Modérateur depuis le 11/01/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Pingouin094 Pingouin094 6 mai 2013 09:37

    Je suis absolument contre un tirage au sort !

    Une assemblée constituante est l’émanation d’une volonté politique pour un nouveau système. Elle doit faire l’objet d’un débat et d’une appropriation populaire. Et ça, ça ne se tranche que par une élection.

    Les membres de l’assemblée constituantes doivent être élus sur la base de leurs propositions. Le FdG a ses propositions pour une assemblée constituante, comment pourraient-elles être entendues dans le cadre de citoyens tirés aux sorts.

    La proposition que les membres de l’assemblée constituante ne soient pas des élus sortants et ne puissent ensuite prétendre à aucune position éligible me parait être une bonne garantie. Mais ils doivent néanmoins pouvoir représenter tout à fait officiellement une opinion politique.

    Sinon, ou est la démocratie ?

    Si on tire au sort les membres de l’assemblée constituante, tirons au sort le président de la république et les députés, tant qu’on y est !



  • Pingouin094 Pingouin094 6 mai 2013 09:34

    Les institutions actuelles sont faite pour un système bi-partisan et l’alternance gauche / droite.

    Elles fonctionnaient très bien tant que le centre était l’allié indefectible de la droite, et l’extrême gauche (du moins celle ayant accès au parlement, le PCF) l’allié indefectible de la gauche social-démocrate.

    Le système ne fonctionne plus quand le gouvernement a à la fois une opposition parlementaire à sa gauche (le FdG en l’occurence) et une opposition parlementaire à sa droite.

    Ca serait la même chose avec un Modem au pouvoir, ou bien avec un FN ayant un grand nombre de député.

    On ne peut pas dire que le système fonctionne bien quand la majorité au pouvoir n’a le soutien que de 37% des électeurs (score de la majorité parlementaire au 1er tour).
    Ca marchait tant qu’on pouvait dire « oui, mais au 2ème tour, ils ont eu la majorité » (49.93% en l’occurence. Mais quand cette majorité est obtenue avec le soutien d’un groupe politique (le FdG) qui ensuite entre dans l’opposition à la politique du gouvernement, mais que cette nouvelle donne ne se traduit pas en rapport de force à l’assemblée, c’est que le système foire.

    Le PS n’a sa majorité à l’assemblée que par les voix du FdG. Que le FdG ne le soutienne plus, mais que la majorité à l’assemblée lui reste acquise est un problème de légitimité démocratique.



  • Pingouin094 Pingouin094 6 mai 2013 09:28

    Dernier point : Il y’a un élément que l’auteur ne perçoit pas dans son analyse « culturelle » de la politique française.

    La Vème République est par essence bi-partisane. Le système électoral des députés, uninominal à deux tours, fonctionne à peu prêt bien et représente à peu prêt les électeurs tant que les questions sont :
     1°) Qui est majoritaire de la droite ou de la gauche ?
     2°) Qui à l’intérieur de la gauche ou de la droite est le parti majoritaire dans son camp.

    Le fonctionnement de la Vème République ne représente plus les électeurs quant, fait nouveau, le parti au pouvoir a, à la fois, une opposition à sa droite et à sa gauche.

    C’est le cas pour l’actuel gouvernement socialiste, avec une opposition UMP et une opposition FdG. ( Le FdG se définit dans l’opposition à la politique du gouvernement et vote comme tel à l’Assemblée, mais pas « dans l’opposition » puisque dans les institutions de la Vème République, il n’y a que deux camps, la majorité gouvernementale, et « l’opposition » qui représente l’autre bord de l’échiquier politique, la droite en l’occurance. « Opposition de gauche » n’existe pas de manière officielle dans la Vème République).

    Mais ce serait également le cas, si le Modem venait au pouvoir.


    Bref, l’évolution politique française, avec l’émergeance du FdG, et potentiellement du Modem rend obsolète la Vème République.
    La « révolution culturelle » a déjà commencé, aux institutions de suivre.

    PS : je n’aime pas personnellement le mot « révolution culturelle », il a une connotation de trop sinistre mémoire, employé dans un autre sens, à une autre période de l’histoire.



  • Pingouin094 Pingouin094 6 mai 2013 09:22

    Des institutions stablent ne sont pas l’alpha et l’omega de la vie politique. Sinon, le meilleure régime serait la monarchie. Pourquoi n’avoir un régime stable « que » pendant 5 ans, quant on peut avoir un régime stable pendant 30 ans.

    La vie politique exige également que le système respecte la volonté du peuple, du moins dans les pays se réclamant démocratique comme la France.
    Hors, la majorité gouverenementale a recuilli « seulement » 39.87% des voix aux dernières législatives, ce qui lui a donné 57.37% des députés. Qu’un parti représentant une minorité dispose de la majorité à l’assemblée nationale est un problème


    A peine un an après, cette majorité gouvernementale est passé d’à peine 40% de soutiens à moins de 30% selon les derniers sondages ; avec un élément de sa majorité ( les Verts ) qui prennent de plus en plus leur distance.

    Nous allons donc être gouverné pendant encore 4 ans par une équipe gouvernementale et une majorité parlementaire qui ne représentent pas le pays, au nom d’une soit disant « stabiltié ».

    Ca me parait être un problème majeure.

    Alors oui, le FdG a deux réponses à ce problèmes, qui ne peuvent prendre corps que dans le cadre d’une nouvelle constitution, d’une VIème République :

    * L’instauration de la proportionnelle, pour que 40% des suffrages ne signifie plus majorité absolue à l’assemblée nationale.
    * La création d’un référendum révocatoire, permettant de révoquer des élus ayant perdu le soutien populaire à mi-mandat.



  • Pingouin094 Pingouin094 6 mai 2013 09:09

    Si le FdG soutient la parité, il n’a jamais soutenu l’idée de « quotas » par ethnie dans les listes aux élections. Ne lui faites pas dire ce qu’il ne dit pas ! Ce serait de la diffamation.

    Néanmoins, force est de constater que différents phénomènes sociologiques rendent plus ou moins aisé l’accès aux fonctions électives.
    La couleur de la peau en est une, la classe sociale en est une autre plus importante encore. On trouve plus de beurs députés que d’ouvriers députés, et en tout cas, aucun député ouvrier et beur à la fois, double peine... Triple peine si c’est une femme. On trouve également plus de fonctionnaires et de professions libérales que de salariés du privés.

    La réponse du FdG n’est pas l’établissement de quotas par ethnie ou par classe sociale, mais bien un véritable statut de l’élu, qui permette à tous, quelque soit sa situation sociale de s’engager pleinement en politique.
    Un statut de l’élu, ce serait notamment des garanties dans le privé comme dans le public de pouvoir retrouver son emploi à la fin de son mandat (perdre des élections, ça arrive) et/ou de pouvoir se disponibiliser à 60%, 80% pour sa fonction élective (je parle là plus pour les maires adjoints, conseiller généraux que pour les députés)

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