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Pingouin094

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Mes engagements militants :
  • Militant CGT Cheminot,
  • Militant PCF,
  • Militant de la cause palestinienne

Tableau de bord

  • Premier article le 18/10/2011
  • Modérateur depuis le 11/01/2012
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Derniers commentaires



  • Pingouin094 Pingouin094 24 avril 2013 14:42

    Remarque liminaire à ceux qui accusent Jean-Luc Mélenchon de « populisme » : de tels propos, faisant appel à l’intelligence du lecteur sont à l’exact inverse d’une position « populiste » du type « qui m’aime me suivre », « tous pourri », etc ...

    Entrons dans le vif du sujet :
    On peut espérer une révolution par la rue qui renverse le gouvernement de F. Hollande par un mouvement de masse,
     c’est la position du NPA et de LO, mais force est de constater que ça fait 50 ans (au moins) qu’ils attendent, et que, même si nul n’avait anticipé le printemps arabe, il conviendrait néanmoins de se préparer au cas où un tel évênement n’arriverait pas.
    On peut dire aux français, serrez les fesses, prenez votre mal en patience et attendez 2017, vu la gravité de la crise, je souhaiterais personnellement avoir un autre horizon que 4 ans de souffrance.
    On peut également se demander dans quel mesure on peut changer les choses à plus bref délais. C’est le sens des allusions à Matignon de Jean-Luc Mélenchon.

    Le gouvernement ne mène pas une politique de gauche, c’est un fait. Mais on peut supposer qu’un nombre certains de dirrigeants du PS, un certain nombre de parlementaire, voir même un certain nombre de ministres le sont.
    Gérard Filoche tient en interne au PS un discours très similaire à celui de Jean-Luc Mélenchon, et il n’est pas le seul.
    Benoît Hamon ou Arnaud Montebourd, quand ils arrivent à s’exprimer entre deux couleuvres que leur font avaler Hollande et Ayrault tiennent des discours interressant, sur la critique à l’austérité, la nationalisation de Florange par exemple. La 6ème République est un thème aussi cher à Montebourg qu’à Mélenchon.
    L’ « aile gauche » du PS a ainsi récemment plaidé pour la fin de l’austérité et un plan de relance.
    Parmi les députés et sénateurs, on peut cité également Marie Noël Lienman au PS, ou même quelques sorties de Vincent Placé (EELV). Globalement, les parlementaires EELV s’abstiennent de plus en plus souvent.

    Bref, avec les mêmes parlementaires et dans le cadre d’un remaniement de grande ampleur, une autre orientation politique. D’une part une politique de relance et d’autres part, aller en direction d’une 6ème République. Ce serait assurément insuffisant, mais toujours un pas dans la bonne direction en attendant de nouvelles élections.
    Alors, si en 2014, le FdG sort renforcé et le PS affaiblit des élections européennes, il y’aura vraissemblablement un remaniement. Et un remaniement allant dans le sens du résultat des élections européennes.
    Si la « gauche du PS » devenait majoritaire à gauche au parlement, sur les bases énnoncées ci-dessus, ne devrait on pas se reposer la question d’une participation du FdG à un gouvernement ?



  • Pingouin094 Pingouin094 24 avril 2013 09:15

    Le programme du FdG est innapplicable avec l’UE en l’état actue, tout comme il est innaplicable avec la constitution de la 5ème république.

    En même temps, c’est un petit peu le principe des programmes révolutionaires que de ne pas être applicable dans le cadre des institutions existantes.

    C’est pourquoi le programme du FdG contient une VIème république donnant plus de pouvoir à l’intervention citoyenne, et notamment sa primauté sur les traités internationaux et donc sur l’UE.
    Concernant l’UE, rappelons que certains pays (le Royaume-Unie pour ne pas le nommer) ont déjà réussit à faire accepter tout un tas d’exceptions au règlement général pour eux-même. La France pourrait sans doute faire la même chose, par exemple pour dire « merde » à l’ouverture à la concurrence des transports.
    Concernant le rôle de la BCE, ça craque de toute part. Le cas de Chypre est exemplaire, tout comme la poussée de Syriza en Grèce, le M5* en Itale, les mea-culpa du FMI sur le taux multiplicateur de réduction des déficits ou sur le maximum de 90% du PIB à ne pas dépasser... Donc, oui, je pense qu’il faut pousser dans ce sens et que l’objectif est atteignable.



  • Pingouin094 Pingouin094 24 avril 2013 09:08

    Je ne dis pas que Jacques Généreux, ou même Jean-Luc Mélenchon soit des « sauveurs suprêmes », je cite seulement mes sources pour indiquer un élément faisant partie du corpus idéologique du Front de Gauche, quoi que n’étant pas inscrit noir sur blanc sur le programme « L’Humain d’Abord » aux élections présidentielles.

    Maintenant, nous sommes parfaitement d’accord. A choisir, il vaut mieux la révolution partout que la révolution dans un seul pays ; et la révolution dans un seul pays plutôt que nul part.

    La seule différence est que vous partez du postulat que l’UE est irréformable. Pour ma part, j’estime que tant qu’on pas essayé, c’est à dire tant qu’un gouvernement ayant la volonté forte de réformé l’UE ne s’y est pas essayé, on ne peut pas dire que l’UE est irréformable.
    Il y’aura des réticences. Il y’a aussi de nombreux pays, le couteau de la troïka sous la gorge, qui pourrait être tenté par une réforme : Grèce, Chypre, Portugal, Irlande ...p



  • Pingouin094 Pingouin094 23 avril 2013 16:33

    Un truc me fait marrer avec les gens de droite : Il redécouvre le sens des manifestations massives ... et en oublie les limites et les critiques qu’ils y faisiaent lorsque c’était leurs représentants qui étaient au pouvoir.

    Alors rappelons le, il y’avait infiniment plus de monde dans la rue pour les manifs contre la réforme Fillon des retraites qu’il n’y en a maintenant contre le mariage pour tous. Ce qui n’a pas empêché la loi de passer, ni créé - hélas - de printemps français.

    Et la gauche aurait beau jeu de ressortir le coup de la « majorité silencieuse » qui reste chez elle, servie par la droite pour des manifestations au moins aussi importante que les manifestations actuelles.

    Donc, ne nous enflammons pas pour des manifestations certes importantes, mais qui ne battent tout de même pas des reccords historiques d’affluence.



  • Pingouin094 Pingouin094 23 avril 2013 16:26

    Un parti se disant internationaliste doit y réfléchir à deux fois avant de prendre pour position le repli sur soi et le retour à la nation.

    En l’occurence, avec une BCE conforme au programme du FdG, la crise de la dette souveraine grecque aurait connu un tout autre sort.
    La Grèce pourrait sortir de l’UE pour retrouver sa souveraineté monétaire ( dévaluation, création de monnaie, avoir annulation de la dette ). Mais au niveau actuel de la dette grecque, faire tourner la planche à billet de la seule grèce ne sera jamais suffisant sans entraîner une inflation monstre aux conséquences néfastes. On ne produit pas 150% de son PIB par création monétaire sans conséquence.
    Maintenant, si c’état l’UE qui retrouvait sa souveraineté monétaire, à savoir une BCE prêtant directement aux états et utilisant l’outil de création monétaire pour celà), on parle de toute autre chose. La dette greque, c’est 2% du PIB européen. Là oui, l’UE à une échelle qui lui permet de jouer avec l’outil de création monétaire, de rachat de la dette avec un tout autre impact.

    Doit-on abandonner les grecs à leur triste sort, alors qu’il est possible, à porté de main, de créer un outil formidable de pression politique et financière sur les marchés ?

    A vous de voir. Moi je préfère l’internationalisme, et trouver une solution commune à toute l’UE, plutôt que le repli nationaliste sur la seule France au nom du fait, que peut-être la 5ème économie mondiale peut s’en tirer toute seule, en abandonnant les autres pays de l’UE qui n’ont pas cette chance.

    C’est impossible, me direz-vous ? Pas si sûr. Outre que dans l’UE, les contestations sont massives et qu’il pourrait y’avoir un retournement de situation, regardez ce qui se fait ailleurs.
    Les BRICS créent un fond de développement directement en « concurrence » avec le FMI et la Banque Mondiale, trusté par les occidentaux.
    Les pays de l’ALBA inventent une coopération fondée sur la solidarité et également leur banque régionale de développement.
    Si ailleurs on peut faire des choses, pourquoi abandonner avant même d’essayer en Europe ?

    Le FdG propose d’essayer. Et si on échoue, il sera alors temps de se poser la question de quoi faire d’autres. (Quitter l’UE, ou créer un « Euro du Sud » avec les pays volontaires pour une BCE non indépendante, comme le propose Jacques Généreux, responsable économique du PG)

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