La défaite a été grandement facilitée par tout un tas de gens qui voulaient en profiter pour se débarrasser du Front Populaire. des gens qui souhaitaient « plutôt Hitler que le Font Populaire ».
En juin 40 il aurait été tout à fait possible de continuer le combat depuis l’Afrique du Nord, comme l’ont imaginé certains historiens dans cette uchronie.
Mais les sociaux-traîtres et la droite ont préféré donner la France à « la grande europe d’hitler ». L’UMP, le FN et le PS en sont les dignes héritiers
Ce problème de dette est uniquement dû à l’abandon de la souveraineté monétaire. Or cet abandon est clairement une conséquence de l’union monétaire. Donc avantage nul, inconvénient total !
C’est quand même l’union européenne qui impose à ses pays membres d’emprunter sur les marchés financiers ! Faudrait quand même éviter de raconter n’importe quoi ! Relisez l’article 123 du Traité de Lisbonne si vous n’y croyez pas (qui reprend les dispositions de l’article 104 du Traité de Mastricht), c’est quand même clair !
Cet article était une garantie pour l’Allemagne : la garantie de ne pas payer en inflation les conséquences de la politique monétaire plus souple qui aurait été plus adaptée pour de nombreux pays de la zone euro. Elle a obtenu que l’euro fonctionne comme son Mark fonctionnait.
Ce que vous refusez obstinément de voir, c’est que cette politique monétaire favorable à l’Allemagne mène l’Espagne, le Portugal, la Grèce et même la France à la ruine. Et c’est clairement ce qui se produit. Les produits Allemands se sont retrouvés sous-évalués dans les autres pays de l’union monétaire, notamment par rapport aux productions locales, ce qui a permis à des marques très bas de gamme comme Lidl et Aldi de venir s’y implanter dans ces pays. Cela a accentué le déclin industriel de ces pays, donc augmentation du chômage, de la dette...
La valeur d’une monnaie d’un pays doit être adaptée à l’effort économique que ce pays a la volonté et la capacité de fournir, comme le pédalier d’un cycliste doit être adapté à l’effort musculaire que ce dernier a la volonté et la capacité de fournir.
Le cadre national n’est certes pas parfait, mais dans la pratique, c’est dans ce cadre que des avancées considérables au plan social ont pu être obtenues par le peuple : congés payés, sécurité sociale, services publics. Ces acquis ont pu être obtenues par un peuple soudé dont les élus disposaient de moyens de contrôle réels sur l’économie du pays.
Et c’est bien l’union européenne qui a retiré aux peuples ces moyens de contrôle, là aussi il faudrait éviter de se contenter de dire « c’est la mondialisation », en dédouanant ce qui a laissé les peuples sans défense face à elle.
Et c’est bien l’union européenne qui veut nous imposer l’abandon des acquis sociaux au prétexte de rétablir une compétitivité qui ne pourra être retrouvée qu’avec une monnaie nationale.
Le dumping social n’est pas seulement le fait des Indiens et des Chinois, il est aussi le fait de nombreux pays de l’ue, comme les pays de l’est ou même l’Allemagne avec ses lois Hartz.
Non, l’ue n’a pas le même problème que chacun de ses pays membres, contrairement à eux l’ue a été conçue et dirigée dès ses débuts pour satisfaire aux intérêts des grandes banques et des grandes multinationales. La commission et le parlement européen sont entièrement sous le contrôle de lobbys. Pas des lobbys de groupes d’électeurs partageant des points communs, comme on peut le voir souvent au niveau national (chasseurs, homos, etc...), de vrais lobbys directement aux mains des multinationales, qui vont passer les règlements et directives qui profiteront financièrement à leurs commanditaires.
Il a certes toujours eu des conflits d’intérêts, des magouilles, des trafics d’influence au niveau national. Mais à ce niveau il existe face à cela un peuple suffisamment soudé pour obtenir malgré tout des accommodements conséquents : notre modèle social Français, qui ne doit pas être si mal puisque nombre d’étrangers nous l’envient.
Au niveau supranational européen, il y a des peuples qui ont des intérêts contradictoires, des modes de fonctionnement différents, des besoins différents, qui en plus sont dans une structure qui les pousse à la course aux dumping social et fiscal.
Et le pire, c’est que l’union européenne est par définition impuissante face aux dumpings de pays tiers : impuissance inscrite dans les Traités (interdiction des restrictions aux mouvements de capitaux, y compris en provenance ou à destination des pays tiers, art 63), et renforcée par les contradictions d’intérêts des pays membres ; par exemple l’Allemagne, si elle veut pouvoir vendre ses Mercedes et ses machines-outils aux Chinois, voudrait sûrement éviter que l’ue mette des barrières douanières pour les produits chinois...
Donc, la seule solution pour permettre au peuple de se protéger des inconvénients de la mondialisation capitaliste, c’est la sortie de l’union européenne.
Sinon, je ne sais pas ce que vous voulez montrer avec les chiffres d’implantation de Carrefour, ce que je vois, c’est qu’un groupe capitaliste serait bien mal en point s’il devait renoncer à près de 20% de ses hypers (et si on compte tous les points de vente, y compris leurs filières supérettes au nom ridiculement anglicisé, le poids de la consommation nationale risque d’être encore plus important).
Physiquement impossible de trouver une autre planète M.Barthès ?
Lord Kelvin lui-même avait affirmé qu’il était physiquement impossible de faire voler un plus lourd que l’air. Tout le monde peut se tromper : à la fin de sa vie, il fut contemporain des débuts de l’aviation. Cela dit, il était vrai au moment où il l’a dit que faire voler un plus lourd que l’air était impossible : les moteurs n’avaient pas encore la puissance nécessaire pour arracher un appareil à la gravité.
Dans la 1ère ½ du 20éme, des gens ont ri au nez du Pr Esnault-Peltrie, d’Hermann Oberth, de Tsilovski ou du Dr Goddard quand ces derniers parlaient d’astronautique. Dans la 2de ½ du siècle les rieurs ont pu voir le rêve de ces précurseurs commencer à se réaliser avec Gagarine et Neil Armstrong.
C’est sûr, les voyages dans l’espace coûtent extrêmement cher, posent tout un tas de problèmes techniques majeurs. C’est pourquoi je précisais qu’un tel projet ne peut en aucun cas être mené à bien avec une mentalité capitaliste de recherche du profit immédiat.
Les USA avaient bien su mettre en veilleuse cette mentalité cupide que pourtant ils revendiquent haut et fort habituellement pour mobiliser toutes les ressources du pays afin de remplir l’objectif défini par Kennedy en 1961, objectif dont le seul intérêt était de montrer qu’un pays capitaliste peut faire mieux qu’un pays communiste... En planifiant ses efforts, en mobilisant les meilleurs de ses savoirs-faire pour atteindre le but fixé par l’autorité politique, comme dans un pays à économie planifiée...
Pour mener à bien l’exploration et la colonisation d’autres planètes, il faudra être capable de mobiliser des ressources énormes pour lesquels le retour sur investissement ne pourra être obtenu dans l’espace d’une vie humaine.
Il faudra un aventurier qui sera un peu « ce 1er socialiste qu’était Christophe Colomb », pour reprendre une vieille blague de droite : un mec qui ne sait ni où il est, ni où il va, et qui voyage avec l’argent des autres. Colomb est d’ailleurs un bel exemple : ses mécènes avaient rechigné à le financer pour la bonne et simple raison qu’en vertu des calculs (presque exacts) d’Eratosthène sur le périmètre terrestre, Colomb aurait dû mourir suite à l’épuisement de ses provisions avant d’avoir pu atteindre les Indes par l’ouest, ce qui serait sûrement arrivé s’il n’y avait eu ce grand machin nommé Amérique sur le chemin.
Au 18ème siècle il fallait l’énergie d’un éclair de foudre pour obtenir un tout petit peu de courant dans une install électrique extrêmement sommaire destinée à actionner un moteur rudimentaire ou redonner un semblant de vie à une grenouille morte.
Depuis le 20ème, on sait produire assez d’électricité pour illuminer la planète la nuit, faire rouler des trains à 300 km/h, rendre notre musique plus forte que le tonnerre lui-même.
Fin 19ème siècle, Clément Ader a pu faire un saut de puce avec son avion, chose dont un des plus éminents savants de l’époque était persuadé de l’impossibilité.
Depuis la fin du 20ème l’avion est devenu un moyen de transport courant.
En 1969, il a fallu mobiliser toutes les ressources d’une super-puissance pour envoyer 12 types faire un petit saut de puce sur notre satellite.
Rien ne permet d’affirmer ce qui sera impossible ou non dans ce domaine à la fin du 21ème. Les idées, outils et moyens existent déjà en grande partie pour les voyages interstellaires : le projet de sonde interstellaire Daedalus de 1973 n’utilisait que des techniques accessibles à l’époque.
Comme vous le dites si bien, M.Barthès, l’Homme est le produit d’une sélection naturelle. Et cette sélection continue actuellement, elle se fait essentiellement par les naissances, vu que les progrès de la médecine tendent à rendre inopérante la sélection naturelle par les décès précoces. L’humanité de demain ressemblera aux humains les plus féconds d’aujourd’hui.
C’est pourquoi les pays peu féconds comme l’Allemagne, l’Italie ou le Japon se résolvent à peu à peu s’effacer de la scène mondiale pour laisser la place aux gagnants de cette sélection naturelle à la démographie plus dynamique.
De plus le vieillissement d’une population entraîne une sclérose sociale, l’enfermement dans un certain conservatisme nostalgique de nature à freiner les évolutions.
Donc une nation qui, comme la France, a une fécondité qui lui permet de se maintenir dans cette concurrence darwinienne entre les différentes sociétés humaines, aurait tort de s’évincer elle-même de cette sélection naturelle en réprimant sa fécondité, surtout que rien n’indique que les pays à trop forte croissance démographique aient l’envie ou les moyens de réprimer leur fécondité.
Si on choisit l’option de la décroissance démographique pour minimiser l’impact humain sur les ressources planétaires, il arrivera hélas un moment ou il faudra l’imposer au reste de la planète, à ceux qui continuent dans la croissance démographique, aux pays qui n’auront pas forcément envie d’entrer en décroissance.
Cela risque donc fort de finir avec des solutions sanglantes, quand on voudra appliquer une décroissance démographique à des pays dont la population sera de plus en plus envieuse de nos ressources, et se dira qu’elle ne voit pas pourquoi elle ne pourrait pas elle aussi adopter le confort dispendieux en ressources des pays développés.
Les pays émergents voudront la connaître la belle vie des pays développés, et risquent de moins en moins bien accepter que ces derniers leur disent : « désolés les gars, mais on a mené la grande vie on a cramé toutes les ressources, donc pour vous la grande vie c’est mort, ça va juste continuer un peu pour nous parce qu’on est devenu vieux et qu’il nous faut le temps de nous désaccoutumer, mais vous, vous allez rester dans votre merde et surtout ne faites pas de gosses car on est trop nombreux sur cette planète. »... Ce à quoi les « émergents » pourraient rétorquer : « nous aussi on veut notre part du gâteau » ou encore : « puisque vous avez tout cramé les problèmes sont de votre faute donc vous allez pas encore venir nous emmerder ».
Il est bien plus aisé de mobiliser pour obtenir des bénéfices
que pour éviter des pertes, surtout quand cela implique de consentir à
des sacrifices. Il vaudrait donc mieux que les « développés » disent à ces émergents : « Bon les gars, on a mené grande vie et on a cramé les ressources planétaires. Vous aussi vous voulez connaître le confort moderne, la grande vie, c’est bien naturel. Mais on peut pas tous le faire en même temps sur une seule planète, on est trop. Donc ce qu’on va faire, c’est qu’on va tous se mobiliser, se creuser les méninges et se retrousser les manches pour trouver les moyens de se rendre sur d’autres planètes et de les coloniser. Ca peut paraître énorme comme objectif, mais si tout le monde s’y met, on peut le faire. Ainsi, à terme le problème de ressources ne se posera plus, et chaque pays de cette planète pourra, d’ici quelques décennies, avoir son petit empire stellaire qui lui permettra de poursuivre sa croissance comme les cités grecques avec leurs colonies dans la Méditerranée antique ou les pays occidentaux et leurs empires coloniaux acquis à l’époque des grandes découvertes. »
Ca pourra paraître de « la S-F pour romans de gare » à certains, mais une opinion similaire à prévalu à propos du voyage sur la Lune de Jules Verne, avant que celui-ci ne devienne réalité. Dans le domaine technique et scientifique, derrière les grands projets et les grandes avancées il y a bien souvent des gens qui sont considérés comme de doux rêveurs.
Il peut aussi y avoir des situations inextricables qui poussent à écouter ces doux rêveurs et à leur donner les moyens de réaliser leurs projets. Or le problème de la surpopulation humaine par rapport au ressources est clairement une situation de ce type.
La solution décroissante ne peut finir que de façon génocidaire. Reste donc celle de la S-F...
Faux, l’union européenne a aggravé la crise, en tentant d’intégrer des pays aux intérêts et aux besoins incompatibles, en leur retirant tout moyen de se protéger des conséquences de cette crise financière puisqu’ils ne maîtrisaient plus du tout leur politique économique et monétaire.
La politique monétaire qui convenait si bien à l’Allemagne, sa démographie déclinante et ses productions haut de gamme à forte valeur ajoutée, a causé l’explosion de la dette et le désastre que l’on sait dans les pays Méditerranéens, et entraîne la chute des acquis sociaux en France.
Bien sûr, les gros capitalistes Français profitent grassement de l’union européenne (et c’est bien pour cela qu’ils lui sont soumis corps et âme), mais ce n’est certainement pas le cas du peuple Français qui subit de plus en plus les effets pervers de l’unification européenne.
Dans le cadre national, le peuple a les moyens de se défendre contre les abus de ces gros capitalistes. Et des capitalistes comme Carrefour ou Bouygues ont besoin de leur implantation nationale pour exister (il devient quoi Carrefour sans un magasin en France ? Et Bouygues sans les marchés publics et les millions de clients en télécom ?)
Dans l’union européenne, le peuple Français est enchaîné pour mieux se faire exploiter. Il n’a plus aucun moyen de défense contre les gros capitalistes, y compris nationaux.