Eh non, Démosthène, l’erreur c’est de croire qu’on devrait, et même qu’on pourrait faire quelquechose avec les 27 autres pays de l’ue.
Si la France sort de l’ue, elle n’aura justement plus besoin de convaincre les autres pays de pratiquer la politique qui convient à son peuple, et qui ne sera pas forcément la même que celle qui convient aux peuples voisins. C’est à chaque pays de trouver sa propre voie vers le progrès social.
Tu espères franchement convaincre l’Allemagne ou les Pays-Bas de réformer les institutions européenne dans un sens progressiste ? Comment peux-tu encore croire ce bobard après le résultat des élections Allemandes ?
C’est justement tout l’intérêt de la sortie de l’ue, c’est de ne plus être coinces par l’obligation de convaincre les autres pays d’au moins nous laisser mener la politique qui convient au peuple Français, et c’est justement pour cela qu’y rester nous enchaîne afin que les vautours de la finance puissent nous dévorer, comme l’a expliqué taktak.
En sortant de l’union européenne la France pourra justement établir des coopérations internationales respectueuses des souverainetés nationales de chaque partenaire (et pas un machin supranational aux calamiteuses vélléités d’intégration), et IL N’Y A AUCUNE RAISON POUR QUE CES COOPÉRATIONS SOIENT EUROPÉENNES.
IL N’Y A AUCUNE RAISON DE LIER NOTRE AVENIR A CELUI DES PAYS VOISINS DE L’HEXAGONE. IL Y A 300 MILLIONS DE FRANCOPHONES DANS LE MONDE ALORS POURQUOI S’EMMERDER AVEC 430 MILLIONS D’EUROPÉENS QUI NE LE SONT PAS ??? Soit 500 millions du cumul des populations des pays de l’ue moins nos 65 millions de compatriotes et la ½ des 10 millions de belges.
Se placer à l’échelle de l’ue, c’est se placer à une échelle ou plus de 80% des gens seraient incapables de suivre cette discussion sans le prisme encore déformant et réducteur des traducteurs automatiques. Pour construire un projet populaire, c’est mal barré !
Pourquoi ne pas construire plutôt des coopérations francophones, ou même latines, avec l’ALBA, ou méditerranéennes ?
C’est vrai, j’avais oublié qu’on le voit aussi souvent dans les médias que Minc ou Attali. Faut arrêter de téter les fioles du Dr Hoffmann, Démosthène, ça déforme un peu trop la vision de la réalité.
C’est vrai qu’on le voit un peu plus souvent ces derniers temps,
mais c’est peut-être parce de plus en plus de monde se rend compte qu’il
avait raison... Faut dire que 9 Prix Nobel d’économie préconisent la sortie de l’union monétaire, notamment pour les pays les plus faibles (et de toutes tendances).
Mais ce qu’on voit encore beaucoup trop dans les médias, ce sont des collabos européistes osant nous ressortir des poncifs éculés comme : "au secours, sans l’euro
point de salut", alors que c’est de toute évidence le contraire :
l’union monétaire nous entraîne à la ruine. Et franchement, vu l’actualité de ces derniers temps, notamment l’actualité grecque, il faut vraiment être abruti au dernier degré pour ne pas s’en apercevoir
T’es pas au courant, Démosthène, des gosses crèvent la dalle, les gens meurent de maladies qui pourraient être soignées faute de protection sociale... Voilà, Démosthène, le résultat du merdier européen que tu chéris tant.
Voilà le résultat des plans d’austérité imposés pour sauver cette union monétaire aberrante, que tu t’acharnes à vouloir défendre.
Plans d’austérité qui sont les conséquences de la crise de la dette parce que contrairement à ce qui devrait se passer dans une zone monétaire optimale, les zones les plus riches refusent tout transfert vers les zones les plus pauvres (normal, ce sont des pays différents).
Crise de la dette qui est la conséquence du décalage de compétitivité entre les économies de la zone.
Si la Grèce sort de l’union européenne, elle pourra plus facilement exploiter au profit de son peuple les richesses de son sous-sol, comme le fait la Norvège, ou le Vénézuela.
En restant dans l’ue, la Grèce va continuer de se faire piller à coups de mémorandums au nom justement de ces dettes odieuses.
La dévaluation de l’euro que tu prônes est une solution idiote, car le problème vient justement du fait d’avoir une même monnaie pour des pays aux peuples et aux structures économiques différents, et ayant donc des besoins différents. Et de plus, les dernières élections Allemandes montrent bien que le pays qui a pu imposer ses principes monétaires aux autres n’est pas prêt de les remettre en cause, même si ces principes sont extrêmement néfastes pour les autres pays.
Donc ton « autre europe des peuples » ou tout le monde veut bien faire joyeusement ce qui nous arrange à nous, c’est une chimère, Démosthène, et une chimère dangereuse.
Si t’es allergique à Sapir, Démosthène, va lire Lordon, Todd, Nikonoff, ou un des 9 Prix Nobel d’économie qui préconisent l’abandon de l’euro. T’en as besoin pour combler tes de graves lacunes en économie.
Et arrêtes de croire croire ce bobard débile qui voudrait qu’un pays sortant de l’ue s’isolerait. Il n’y a pas que 28 pays sur cette planète, il y en a près de 200.
Ce n’est pas tout de crier au viol (de la démocratie), encore faut-il se prémunir de futures agressions du même genre (c’est à dire dans le cas présent demander la sortie de l’union européenne), et non rester à portée du violeur se disant qu’on pourra le convaincre de faire ça avec douceur : c’est à ça que reviennent les projets d’« autre europe sociale » par lesquels certains sont faits leurrer à la gauche de la gauche.
Heureusement qu’au sein de la vraie gauche, le M’PEP et le PRCF ont continué et continuent plus que jamais de faire le boulot. Les autres, ceux qui n’ont pas encore compris qu’une réorientation progressiste de l’ue était impossible, peuvent encore se réveiller, mieux vaut tard que jamais.
De plus, si l’on veut vraiment faire respecter la volonté du peuple face aux diktats européens, il faudra rassembler au-delà de la gauche.
Le rejet de l’union européenne est déjà majoritaire dans l’opinion, et il est urgent de quitter cette union, c’est vrai pour la Grèce, la France et les autres pays coïncés dans ce merdier.
Ce qui empêche ce rejet de se traduire dans les politiques appliquées est le fait qu’il est assimilé à du nationalisme par le discours dominant, et qu’il soit défendu par des camps opposés.
En France comme en Grèce, le vrai clivage politique aujourd’hui n’est plus entre gauche et droite, mais entre ceux qui sont vendus à la dictature européenne et ceux qui veulent en sortir !
Car on ne peut désormais plus l’ignorer avec cette énième et ignoble atteinte à la démocratie : l’union européenne est une dictature (cela dit, depuis le mépris du résultat du référendum de 2005, c’était évident).
C’est le joug par lequel les banques et multinationales US ont pu imposer leur loi dans 28 pays. Il faut se défaire de cette tyrannie au plus vite !
Ils vont dévaluer un bon coup, grosse promo sur les croisières dans les cyclades dans nos agences de voyages et sur la feta chez nos crémiers, voilà qui devrait leur redonner un petit peu de poil de la bête.
Bon, il s’en sortiront certes moins bien que la France en cas de sortie de l’eurozone, mais sûrement mieux qu’en y restant ! J.Sapir l’explique très dans son débat avec Mélenchon, dont Démosthène n’a toujours pas retenu les conclusions...
En attendant de pouvoir exploiter les nombreux gisements d’hydrocarbures en mer Égée, d’ici quelques années, la Grèce se portera bien mieux hors de l’euro (surtout vu leur situation actuelle !).