Les préservatifs, c’est peut-être efficace (ça gâche un peu le plaisir, mais bon...), mais ça ne suffira certes pas pour stabiliser la population à un niveau correspondant aux ressources disponibles.
Or, chercher une autre planète est une nécessité.
On aura l’air malin, une fois qu’on aura organisé une petite boucherie à 5 milliards de morts pour préserver les ressources par la décroissance démographique, qu’on aura renvoyé 95% de la population restante au néolithique dans un souci de décroissance tout court afin de préserver les ressources, si ensuite un vulgaire astéroïde nous fait subir le sort des dinosaures, fin funeste à laquelle il aurait été possible de parer en ne laissant pas tous les humains sur la même planète.
« La Terre est le berceau de l’humanité mais on reste pas éternellement dans son berceau ».
Il faut abandonner ce raisonnement mesquin et court-termiste inhérent au capitalisme et essayer de voir plus loin.
Oui, la langue est clairement une barrière. C’est un élément central de la culture, mais aussi de la façon dont la pensée est structurée
Je me sens beaucoup plus proche de celui qui comprend ma langue (logique), donc je me sens bien plus proche d’un Sénégalais que d’un l’Italien, sans la moindre hésitation ! Je n’ai pas à faire d’effort pour parler avec le Sénégalais ni pour le comprendre, alors que je serais incapable d’avoir une conversation avec un Italien si celui ne parle pas un mot de Français (comme la majorité des Italiens), et qu’il n’y a pas de traducteur entre nous.
Plus de 80% de la population cumulée des pays de l’union européenne ne pourraient suivre notre échange d’idées sans un traducteur auto.
Renégocier notre pacte social à l’échelle de l’europe, c’est le renégocier non seulement avec des pays dont les intérêts, les besoins et modes de fonctionnement sont incompatibles, mais en plus avec des gens avec qui il est impossible d’avoir une discussion profonde sur la façon d’organiser la société.
Avant les élections nationales ou locales, tous les Français peuvent parler entre eux de politique, d’où qu’ils viennent. Et justement, les immigrés issus d’Afrique Francophone peuvent aussi participer aussi à ces discussions, ils peuvent bien mieux en saisir les nuances que les immigrés portugais ou des pays de l’Est.
Or, ça, c’est impossible à l’échelle de l’europe...
La vitalité d’une société humaine dépend de sa natalité, une société ne peut survivre si elle n’est pas capable de se renouveler, si les seniors y prennent le dessus en nombre sur les jeunes.
Le vieillissement d’une société la mène à la sclérose, à une prédominance des comportements rétrogrades et conservateurs.
C’est un atout considérable pour ce pays d’avoir une natalité qui lui permette de renouveler par lui-même sa population. La situation de déclin démographique de l’Allemagne, du Japon, de l’Italie ainsi que de la plupart des pays d’europe n’est pas une situation enviable, bien au contraire : ces pays ne font que préparer leur disparition.
Il y a certes le problème des ressources, qui devient préoccupant. Il faut mieux les répartir, mieux les utiliser, c’est évident.
Il faut renoncer à une société consumériste visant au profit immédiat, à l’accumulation de biens dont l’obsolescence est programmée à court terme.
Mais doit-on pour autant passer à la décroissance, notamment démographique ?
Certaines tribus amazoniennes avaient un moyen simple d’organiser leur décroissance démographique lorsque leur nombre dépassait celui que pouvait nourrir le territoire qu’ils occupaient : soit ils déclenchaient une bonne guerre contre la tribu voisine, soit ils organisaient une session de sacrifices humains.
L’article prône certes la décroissance démographique « douce » par l’infécondité, il ressort quand même de cet article que le simple non-renouvellement des populations ne peut plus permettre d’éluder le problème de surpopulation. Ce qui veut dire que pour être efficace, la décroissance démographique devra être sanglante...
La race humaine n’est elle pas plus imaginative que cela ? Une fois débarrassés des rênes de la cupide boulimie capitaliste et son exigence de profit immédiat, nos sociétés humaines auront les mains libres pour construire des projets à long terme aux ambitions correspondant à notre niveau technologique, mais qui restent irréalisables si on est soumis à des objectifs de rentabilité immédiate.
La planète est trop petite pour l’humanité ? Il est donc temps de s’agrandir ! D’en chercher d’autres, l’univers est si vain et il serait peu probable que notre planète soit la seule à être accueillante, ne serait-ce que dans notre galaxie.
Impossible ? Pas si on y met les moyens. Trop ambitieux pour notre époque ? Le projet date de 1973...
Mais on est en plein coeur du problème, c’est toi qui comprends que dalle mon pauvre Démosthène...
Ne pas oublier que l’endettement privé est souvent un palliatif à la stagnation voire à la diminution des revenus, diminution des revenus qui est la conséquence directe des plans d’austérité. C’était, notamment en Espagne avec la bulle immobilière, un palliatif à un essoufflement de la compétitivité économique du pays (essouflement dûe à une monnaie trop élevée, et donc conséquence de l’union monétaire). Donc l’endettement privé est bien, comme le dit l’article, un moyen de cacher la merde européenne sous la tapis, en attendant que ça n’explose aussi...
L’explosion de l’endettement privé fait donc aussi partie des conséquences néfastes de l’unification européenne, et montre bien que cette tentative d’unification est, comme je le précisais dans mon précédent commentaire, un bon moyen pour certaines grandes banques US de mettre la main sur plusieurs pays d’un coup.
La sortie de l’euro (et donc de l’union européenne) ? C’est, en France 2 millions de chômeurs en moins, 5% de croissance et plus aucun déficit.
Ca voudra dire qu’on pourra mener de vraies politiques sociales ambitieuses en France, qui correspondront à ce que les Français attendent, sans demander l’avis d’une commission et d’une BCE aux mains des grandes banques US.
Et ça, j’ai eu beau te l’expliquer une bonne dizaine dizaine de fois, Démosthène, mais non, tu préfères, comme un bon mouton de Panurge que tu es, croire ces arnaqueurs de la pensée unique qui nous avaient promis monts et merveilles sur l’euro et l’union et européenne (dont on peut apprécier le résultat catastrophique actuellement), et qui maintenant nous promettent les pires catastrophes en cas de sortie de leur union de malheur.
Franchement, à ce stade, refuser l’évidence tient de la sottise, Démosthène !
Tant que Démosthène n’aura pas compris l’essentiel, à savoir que ce qui nous maintient sous la domination de son « Ouroboros financier » n’est rien d’autre que sa saleté d’union européenne et sa monnaie « qu’il ne faut surtout pas quitter parce que sinon houlala c’est la cata » (alors que la catastrophe est bel et bien là et est la conséquence directe de cette fumeuse et néfaste tentative d’intégration supranationale), Démosthène serait bien plus avisé d’éviter de polluer des articles d’analyse pourtant bien écrits avec des saillies aussi pédantes que sottes sur l’« implacable et maléfique spectre de la finance capitaliste qui domine le monde ».
Ce n’est pas un spectre, juste des gens très riches et très influents qui ont d’excellents outils pour imposer leur prédation à des pays entiers : l’union européenne est le plus emblématique de ces outils, mais Démosthène ne veut surtout pas le voir...
Démosthène préfère sans doute croire au miracle de l’europe sociale (par St-Robert l’ancien collabo ? :->) qui terrassera le spectre de la finance capitaliste (croire ça après les élections Allemandes n’est plus de la naïveté mais de la bêtise. Démosthène serait-il bête ?)