« il faut sortir de l’OTAN, l’OTAN ne nous appartient pas, c’est un projet américain ». Parfaitement exact, et c’est aussi le cas de l’union européenne : un projet américain qui ne nous appartient pas. Donc il faut aussi en sortir. C’est même nécessaire. « L’Europe peut et doit gérer sa propre force armée » Pour qu’elle puisse l’envoyer dans les pays qui se révoltent contre les mesures d’austérité ? Mais vous êtes tombé sur la tête, Robert Gil ?! « une force armée garante de paix et qui n’est pas au service d’intérêts privés » Mais bien sûr... Déjà que c’est pas évident avec des armées nationales, alors avec une armée d’une organisation internationale noyautée par les banques et les lobbys depuis sa création... Je la vois d’ici, l’« armée européenne » : à chaque intervention planifiée par les pontes de Bruxelles (enfin, surtout de Washington, dans ce domaine) son appel d’offres auquel répondront tant les armées nationales semi-privatisées ainsi que des sociétés de mercenariat liées à des multinationales de l’armement... C’est déjà un peu le cas direz-vous. Mais qu’est ce que vous voulez, c’est ça l’europe...
« un service armé européen de six mois pour tous les jeunes, afin qu’ils se connaissent et d’éviter une armée de professionnels et de mercenaires capable de réprimer les populations » Cela ne peut s’appliquer qu’à l’échelle d’une nation : une telle mesure ne peut s’envisager qu’au sein d’une communauté assez soudée, c’est le cas de la France en tant que nation (et encore, il y avait de nombreux réfractaires au service national), mais ce n’est certainement pas le cas de l’europe (d’ailleurs je ne suis pas sûr que ça gênerait autant des conscrits baltes de charger des émeutiers grecs que s’ils s’agissait de leurs compatriotes).
Je trouve d’ailleurs extrêmement malsaine l’idée de chercher à faire de l’europe une communauté soudée : pourquoi ferait-on cette communauté avec des pays européens et pas avec d’autres ?
« changer le mode de fonctionnement de l’UE » : Et une grosse tarte à la crème ! Encore un qui n’a pas compris que pour ce faire l’accord unanime des pays membres est nécessaire... « retrouver le respect des nations avec leurs sensibilités et leurs diversités » Excellente intention mais impossible à réaliser en restant dans l’union européenne. Quand on veut trouver une même politique qui conviendrait à des pays aussi différents (car c’est finalement ce qu’insidieusement l’union monétaire impose), on ne peut pas respecter les nations et leurs sensibilités. Mais aussi parce que cette union malsaine oblige chaque pays à se mêler constamment des affaires des autres.
« un Groupement d’Intérêt Universel, le U pour Universel, incluant culture, santé, éducation, revenu, logement, c’est à dire tout ce qui permet un développement humain harmonieux. » Et vous pouvez m’expliquer, Robert Gil, au nom de quel fumeux prétexte un groupement de ce type ne pourrait être réalisé qu’avec des pays européens ? Et pourquoi devrait-il être réalisé avec des pays européens ? Alors que justement ces pays ne sont certainement pas les meilleurs partenaires possibles pour ce genre de groupement.
L’europe est justement la pire échelle pour concentrer les ressources humaines et techniques nécessaires afin de porter et développer des projets communs. Les pays européens sont trop divergents dans leur façon de fonctionner, dans leurs intérêts : il ne s’agit pas seulement des intérêts de leurs classes dominantes, qui ont eux plutôt tendance à se rejoindre par delà les nations, mais plutôt des intérêts et des besoins des peuples qui divergent.
Les récentes élections Allemandes en sont la preuve. Le peuple Allemand a plébiscité sa chancelière qui venait d’imposer une politique d’austérité impitoyable aux pays Méditerrannéens au nom des dogmes monétaires Allemands. Ils font ce qu’ils veulent chez eux, c’est leur problème et on a pas à s’en mêler, mais aucun cas un autre pays ne devrait supporter les conséquences de leurs dogmes.
En Grèce et en Espagne on représente Merkel en Hitler et les Allemands la réélisent triomphalement. Ca ne vous suffit pas comme exemple de divergence ? Ils ont voté pour celle qui lâche rien, et vous voulez encore croire à l’europe sociale ?
Si la France veut concentrer des ressources humaines pour développer des projets communs avec d’autres pays, c’est avec des pays francophones qu’elle doit le faire : le Québec, qu’elle doit accompagner dans son indépendance du Canada, le Sénagal, le Gabon, ou les autres pays francophones d’Afrique que la France doit accompagner dans leur développement, non plus dans un esprit néo-colonial condescendant « à la Foccart », mais dans un esprit de partenariat, qui en plus d’être plus juste sera bien plus profitable, et ce pour toutes les parties concernées.
Parce que c’est tellement plus facile de développer des projets communs avec des gens qui parlent notre langue. IL Y A 300 MILLIONS DE FRANCOPHONES DANS LE MONDE ALORS POURQUOI S’EMMERDER AVEC 430 MILLIONS D’EUROPÉENS QUI NE LE SONT PAS ???
Que les francophones soient un peu plus loin n’est plus très grave à l’époque d’internet et des discomptes aériens. Surtout quand on sait que les pays européens sont vieillissants, déclinants, tandis que les pays Francophones sont en développement, tout reste donc à y faire...
C’est amusant, mais cette proposition, pourtant logique, provoque souvent chez les européistes des réactions de rejet... Serait parce que beaucoup de ces pays Francophones sont trop « difféwents »
L’europe, c’est le pire des choix. Il n’y a pas d’« avenir commun européen », avec des pays qui ne font pas de gosses, qui vont et votent en sens contraire de nous. Pas la peine donc d’essayer de trouver un avenir dans cette structure, l’union européenne, qui fut conçue dès le départ pour servir des intérêts capitalistes, pour imposer une domination sans partage du capitalisme dans tous les pays membres et empêcher toute politique progressiste, et ce jusqu’au mépris de la démocratie de ces pays.
En tant que fervent progressiste, je préférerais toujours un homme de droite qui veut sincèrement sortir la France de l’union européenne à un imposteur soi-disant progressiste qui veut rester dans l’ue en prétendant à qui est assez sot pour le croire qu’il pourra changer l’ue.
Pour se libérer du capitalisme, il faut sortir de ses structures de contrôle. POUR SORTIR DU CAPITALISME IL FAUT QUITTER L’UNION EUROPÉENNE, LA ZONE EURO ET L’OTAN. C’EST UN PRÉREQUIS. Tout ceux qui pourront aider à remplir ce prérequis sont les bienvenus, d’où qu’il viennent.
C’est une imposture que de se déclarer progressiste en voulant que la France reste dans l’union européenne, une organisation anti-sociale par nature. Il est plus qu’urgent d’en sortir.
Démosthène n’a toujours rien écouté aux brillantes explications de J.Sapir, qui pourtant devraient largement le rassurer sur la question de la dette et de la réindustrialisation du pays en cas de sortie de l’union européenne, il préfère visiblement continuer de croire aveuglément les européistes qui promettaient monts et merveilles sur l’europe (on a vu le résultat) et prédisent les pires malheurs en cas de sortie (maintenant on sait ce que valent leurs prédictions : trompes moi une fois, honte à toi, trompes moi deux fois, honte à moi ; honte à Démosthène, donc !).
Sinon, de quels savoir-faire dispose la France qui pourraient lui permettre d’exporter des productions... Ca risque d’être dur de répondre à ctte question, car la liste est longue, alors on se contentera d’un aperçu exhaustif de ces savoirs-faire maîtrisés en France : automobile, aérospatiale (avec une base de lancement idéalement placée en Guyane, et qu’on ne vienne pas dire que la France a besoin de l’europe pour lancer des choses dans l’espace), aéronautique , robotique, informatique, électronique, nanotechnologies, nucléaire (peut-être discutable sur le fait qu’il faille s’en réjouir), ferroviaire (à grande vitesse), biotechnologies, médical, chimie, pharmacie... Dans tous ces domaines on est peut-être pas les N°1, mais on se démerde bien et c’est ça qui compte.
Plus la petite touche Française si prisée dans le luxe, la gastronomie, la culture.
Donc y a vraiment pas de quoi se faire du souci sur les richesses Françaises à exploiter. Et vu l’attitude du bloc Occidental ces derniers temps, on ne peut que se faire des amis en quittant ce bloc... donc on ne risque pas non plus d’être isolés...
Excellent article, comme de coutume de la part de l’auteur !
Avec une conclusion criante de vérité et de clairvoyance :
"En ce XXIe siècle qui voit le triomphe des échanges et des
communications d’un bout à l’autre du globe, la seule instance
internationale légitime est plus que jamais l’Organisation des Nations
Unies, dont le principe éthique suprême est de traiter tous les peuples
et toutes les nations sur un strict pied d’égalité. L’idée même de
construire, de gré ou de force, un empire européen – ou euro-atlantique –
qui inclurait certaines nations et en exclurait toutes les autres
constitue une erreur tragique et un contresens historique majeur, dont
les conséquences sur la paix mondiale pourraient être redoutables."
Tout est dit ! Il est grand temps de renvoyer ce contresens majeur qu’est la construction européenne aux poubelles de l’histoire !
Le mec qui joue les gauchistes mais ne veut surtout pas qu’on touche à son europe ultra-capitaliste qui se contrefout du vote des gens, oh non, surtout pas, le « gauchisme » tendance mongolienne de Topaze ne s’attaque qu’à ceux qui essaient de défendre la souveraineté nationale (soit dit en passant, la base de toute démocratie, mais c’est pas grave) puisque selon lui c’est du fascisme, c’est tellement mieux, pour le « gauchiste » jaunâtre Topaze, les structures supranationales ou les peuples se font presser comme des citrons et dépouiller de leurs biens publics avec juste le droit de fermer leur gueule.
Avec de pareils « gauchistes », on a plus besoin de fascistes ! Mais de toutes on a pas besoin de fascistes, surtout des collabos dans son genre.
Les euros à la fin du mois, c’est bien, les Francs, c’est mieux...
Et Topaze le naze qui revient faire l’étalage de sa bêtise...
S’il a pas encore compris pourquoi cette union monétaire néfaste nous mène droit à la ruine, il n’a qu’à relire les argumentaires, si bien ceux de l’article que des commentateurs...