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kimbabig

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  • kimbabig 17 août 2013 00:39

    Il semble que l’auteur commette lui aussi l’erreur qui est à l’origine des calamités qu’il décrit dans son article : l’erreur qui consiste à considérer l’europe comme un ensemble cohérent.

    Les pays membres de l’union européenne ont tous des qualités, des talents très divers et variés, mais qui s’annihilent dès lors que l’on souhaite intégrer ces pays dans un ensemble supranational, car ces pays ont des intérêts et des modes de fonctionnement qui sont incompatibles.

    Comme c’est précisé dans l’article, le modèle de développement économique qui a fonctionné en Allemagne n’est pas exportable. Ne serait-ce que pour une raison toute simple : on ne gouverne pas des Allemands comme on gouverne des Français, des Italiens ou des Grecs.

    La politique qui convient à un pays ne conviendra pas à un autre, c’est pourquoi il est vain de chercher une politique qui convienne à tout le monde, ou même de chercher à imposer la même politique à tous. Obliger des pays aux intérêts incompatibles à s’intégrer dans une structure supranationale ou ils doivent se mettre d’accord sur tout est sûrement le meilleur moyen de les neutraliser, mais aussi de les contrôler, pour peu qu’on place des gens dans les institutions supranationales. C’est pourquoi la meilleure chose à faire, pour chacun des pays membres de l’ue est justement de quitter l’ue.

    Que chacun trouve sa voie ans se soucier de demander son avis au voisin ou à une commission.
    Ce n’est pas pour autant que des guerres éclateraient : au contraire, les guerres éclatent plutôt pour cause d’ingérence d’un pays dans les affaires d’un autre.
    Or c’est ce que la construction européenne impose à ses pays membres : elle les force à s’ingérer dans les affaires des autres.

    L’union européenne entraîne ses membres vers le déclin économique, y compris, à terme, ceux qui semblent actuellement tirer leur épingle du jeu (comme l’Allemagne), car c’est sur eux, en tant que derniers solvables, que tombera la montagne de dettes qui a explosé dans certains pays sous l’effet de la privation de la souveraineté monétaire. Les ex-employeurs de l’actuel président de la BCE en profitent d’ailleurs assez bien...

    Ici un économiste qui démontre les méfaits de l’euro et les bénéfices qui découleraient d’un retour au Franc http://russeurope.hypotheses.org/1425

    L’union européenne est un outil pour imposer la régression sociale, par l’érection de la libre concurrence comme principe sacré, mais aussi parce que la solidarité instituée ne peut être mise en place qu’au niveau national. Or, l’ouverture à la concurrence dans un espace supranational démolit les systèmes de solidarité qui s’étaient institués au plan national (services publics, sécurité sociale...).

    La plupart des pays de l’union européenne sont en déclin démographique, certes, mais pas le nôtre, la France, dont la population se renouvelle naturellement (c’est à dire avec un taux de fécondité > 2 France et Irlande sont les seuls pays de l’ue dans ce cas http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_l%27Union_europ%C3%A9enne#Tableau_comparatif). Or, la démographie, c’est l’avenir, et l’avenir, on ne le prépare pas en s’enchaînant à des pays vieillissants : du coup, sont importées en France des remises en cause des régimes de retraites qui n’ont pas lieu d’être compte tenu de l’augmentation de la productivité due à l’automatisation et surtout de la démographie satisfaisante en France alors qu’elle est alarmante dans d’autres pays.

    Voilà une raison de plus pour que la France quitte de toute urgence cette organisation nuisible qu’est l’union européenne. Je pourrais en trouver plein d’autres, mais ça prendra la nuit smiley



  • kimbabig 30 juin 2013 13:51

    Bien vu Sylvain !

    Au fait, pourquoi ne pas publier sur AVox cet excellent article très pédagogique et explicatif sur l’arnaque des traités européens ?

    http://sylvain-baron.blogspot.fr/2013/06/ces-traites-quaucun-francais-ne-lie.html

    Ou au moins faire circuler les liens si les modos traînent les pieds, quand on a des choses intéressantes à dire, faut pas hésiter à diffuser !



  • kimbabig 30 juin 2013 10:54

    « La nationalité du bourgeois est secondaire »

    Il est sûr qu’en faisant partie d’une organisation comme l’union européenne qui interdit toutes restrictions aux mouvements de capitaux, et dont l’inféodation aux USA apparaît de façon de plus en plus flagrante avec le Grand Marché Transatlantique, l’état Français n’a aucun moyen de prendre dans les plus-values d’un constructeur automobile Français, surtout si celui-ci a la possibilité de délocaliser dans un pays à bas coût de Main d’Oeuvre membre de cette organisation.

    Mais Isga, le faux gauchiste, trouve visiblement génial que les capitalistes états-uniens puissent s’approprier les fleurons du savoir-faire des travailleurs Français, surtout quand cette appropriation se fait avec de l’argent créé ex-nihilo par la FED américaine, tandis que cette création monétaire est interdite à la France, vu qu’elle a commis l’erreur de vouloir une monnaie commune avec l’Allemagne. Allemagne dont la Cour Constitutionnelle vient de rappeler (12 et 13 juin dernier) que selon les principes fondamentaux de ce pays, la « planche à billets » est le mal absolu. Et il était d’ailleurs comique de voir un membre du directoire de la BCE se justifier devant cette cour en arguant que les rachats de dette publique des pays en difficultés sur le marché secondaire n’avaient pour but que de sauver l’euro, et en aucun cas de sauver les pays en difficulté, ce à quoi lui fut rétorqué par le Président de la Cour que la fin ne justifiait pas les moyens (et après ça y a encore des crétins qui osent croire à l’« europe sociale »...).
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202823364442-entre-temoin-et-accusee-la-bce-plaide-a-karlsruhe-son-bon-droit-574863.php

    Isga n’a pas compris que si l’état Français peut faire en sorte que le capital accumulé grâce au savoir-faire des travailleurs Français reste bien sagement dans une famille du Doubs, l’état Français pourra plus aisément prélever dans ce capital pour financer des choses utiles à la communauté, redistribuer le fruits du savoir-faire des travailleurs Français à l’ensemble du pays.

    Isga n’a pas compris que c’est grâce à cette redistribution qu’ont pu être financés à perte, au nom de l’égalité républicaine et jacobine, des équipements de service public dans des coins paumés dont tout le monde se fout (genre les coins montagneux du 66, du 48, du 07...), qu’ont pu être versées des prestations sociales dans des coins pauvres (le 66 encore, le 23, le 93, le 974, et bien d’autres).

    Isga ne veut pas comprendre que pour maintenir ce modèle social et l’améliorer il est impératif de quitter l’union européenne et le Grand Marché Transatlantique auquel elle est d’ores et déjà liée.

    Mais non, Isga préfère que le fruit du savoir-faire des travailleurs Français, en l’occurrence un fleuron de l’industrie automobile, soit livré à la prédation des capitalistes américains, d’abord en lui imposant au nom d’une géopolitique agressive et inique de se couper d’un de ses meilleurs marchés à l’export (l’Iran), histoire d’affaiblir la proie, avant de l’attaquer pour la phagocyter.

    De la prédation capitaliste tout à fait classique, pourra-t-on dire, sauf que l’union européenne et son Grand Marché Transatlantique livrent sur un plateau d’argent les efforts des travailleurs Français à la prédation des capitalistes états-uniens. Le peuple Français est enchaîné de façon à bien se faire dévorer par les vautours, mais Isga doit sûrement trouver ça génial puisqu’il ne veut en aucun cas briser ces chaînes nommées union européenne et grand marché transatlantique.

    Mais alors Isga devra aller expliquer aux ouvriers d’Aulnay qui vont pointer au chômdu comment il comptera reprendre (grâce à un très hypothétique « marché transatlantique social », sans doute, puisqu’« europe sociale » c’est de toutes façons déjà has-been) aux capitalistes états-uniens ce qu’ils se seront appropriés pour au moins financer leurs allocations chômage, allocations dont la commission européenne exige de plus en ouvertement du gouvernement des réductions drastiques au nom du « sérieux budgétaire » (comprendre austérité forcée tant que la France reste dans l’ue).

    Il se peut qu’Isga ait quelques ennuis quand les ouvriers en question, réduits à la misère, s’apercevront qu’Isga refuse par principe la seule solution qui aurait pu, peut et pourra toujours permettre d’améliorer leur sort : la rupture avec l’union européenne, l’euro, le marché transatlantique et l’otan.

    Isga devrait méditer sur un proverbe anglais : « il vaut toujours mieux un démon connu qu’un démon inconnu ». Mieux vaut un capitaliste Français qu’on peut avoir sous la main qu’un capitaliste étranger sur lequel on a aucune prise.



  • kimbabig 29 juin 2013 15:29

    J’ai omis un point important : Tant que le NPA propagera l’amalgame entre la nécessaire volonté de se débarrasser de l’ue et un repli nationaliste, il favorisera la montée d’un parti pour le coup vraiment fasciste, xénophobe, partisan de la soumission au capitalisme, et qui de plus trompe les Français, car il n’a aucune envie de quitter l’union européenne : le FN.



  • kimbabig 29 juin 2013 14:46

     Le NPA veut la rupture avec l’union européenne, certes, puisqu’il veut « mettre à bas le type de construction européenne faite à ce jour, rejeter les traités européens, démanteler les institutions actuelles », mais d’un autre côté, il affirme qu’« il faut une réponse européenne à la crise », que »l’europe est bien la bonne échelle pour avancer des solutions à la crise. », ce qui n’incite vraiment pas à lui accorder confiance pour se débarrasser de l’union européenne et du capitalisme, puisque le MEDEF cite exactement les 2 derniers arguments : il veut agir au niveau européen car c’est justement là où ses chances d’imposer ses vues sont les plus élevées, car tant ce grand capital est apatride, tant les masses populaires sont en symbiose avec leurs nations (ce qui fait que lorsque le XI de France remporte une coupe du Monde, on trouve trouve la moitié du pays en train de hurler sa joie dans la rue). Donc le NPA veut mener son combat sur un ring préparé par et pour ceux qu’il dénonce : soit il aime les causes perdues, soit il veut détourner l’attention des gens pour les mener dans une impasse, en permettant que perdure l’exploitation qu’il dénonce.

    Si le capitalisme financier et prédateur peut imposer sa loi pour écraser les masses populaires, c’est par l’intermédiaire d’organisations comme l’union européenne. S’il tient absolument à défaire les Nations de leur souveraineté, c’est justement parce ces Nations sont le cadre dans lequel les masses populaires pourront le plus facilement imposer un compromis à leur avantage, parce qu’elles sont en symbiose avec ce cadre national, que le sentiment d’appartenance à ce cadre autorise la création de solidarités.

    La bourgeoisie capitaliste aura certes pu profiter du cadre national pour faire son beurre, mais c’est dans ce cadre que les masses populaires ont pu la contraindre à de nombreuses concessions, comme ce fut le cas en 36, en 45 et en 68. La bourgeoisie a tenté d’user du « nouvel ordre européen » imposé par l’Allemagne d’HItler pour détruire ce qui fut acquis au plan national en 36. Maintenant elle veut compter sur « le second nouvel ordre européen », l’union européenne (réalisé par les mêmes, finalement, quand on regarde le parcours du 1er président de la commission européenne, Hallstein, cadre du parti nazi avant de devenir un ardent défenseur du fédéralisme européen http://article-50.eu/walter-hallstein-qui-etait-vraiment-le-premier-president-de-la-commission-europeenne/), pour détruire ce qui fut acquis au plan national en 45 et en 68.

    Tant que le NPA propagera l’amalgame entre la nécessaire volonté de se débarrasser de l’ue et un repli nationaliste, qu’il encouragera à l’autophobie nationale alors cette autophobie est propagée par les « élites » justement pour amener les masses populaires à s’aito-dénigrer (le battage organisé par l’oligarchie capitaliste autour de la prétendue « nullité Française » des « gréviculteurs » et des « assistés » comparée à la « vertueuse » et « travailleuse » Allemagne qui peut faire accepter à sa population l’idée de travailler pour 1€ / h rappelle furieusement les discours collabos), il ne fera que saborder tout espoir de progrès social.

    Un amalgame hors de propos, puisque justement la grande bourgeoisie capitaliste, le MEDEF, affiche sa détestation de la nation et son « besoin d’aire » euro-fédéraliste pour soumettre encore plus durement le peuple à ses intérêts.

    Le drapeau Tricolore est celui de la Révolution et non spécifiquement celui de la bourgeoisie. Ce n’est pas parce que la bourgeoisie a essayé de reprendre cet étendard au peuple dès la réaction thermidorienne que cet étendard lui appartient.

    A de nombreuses reprises le peuple a pu réaffirmer que cet étendard était celui du peuple dans sa totalité, et non celui de l’exploitation capitaliste, c’est ce qu’il convient de faire actuellement. L’emblème tricolore n’est pas non plus certes exclusivement l’étendard d’un mouvement syndical, il est celui du peuple dans sa totalité, donc y compris les petits artisans, commerçants, professions libérales, bref de tous ces gens qui finalement se retrouvent dans le même camp à subir l’emprise des banques, des multinationales. Discuter avec un petit commerçant, eût-il de fâcheuses tendances poujadistes, reconnaître qu’il fait partie de la même nation, n’est pas « céder à l’oppression capitaliste ».
    Par contre, s’obstiner à vouloir mener un combat social dans un cadre taillé sur mesure pour que les banques et les multinationales, la plupart US, imposent leur loi, revient clairement à « céder à l’oppression capitaliste »

    La serpillière bleue aux 12 mollards jaunes est justement l’étendard du capitalisme prédateur et de son alliée la bigoterie, car à la différence de la République Française, l’union européenne a été crée pour organiser la soumission des peuples.
    Il ne faut pas l’oublier au lieu de flageller plus que de raison une Nation pour la défense laquelle le peuple doit se réunir s’il ne veut plus subir.

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