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kimbabig

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  • kimbabig 16 juin 2013 23:51


    Jaja,

    L’union européenne a été crée pour asseoir une domination capitaliste sur les pays qui ont commis l’erreur d’en être membres.

    Cette domination est assise en privant les classes populaires des pays membres de tout moyen de défense, ou même de protection, contre la rapacité capitaliste : mesures d’austérité visant à réduire les salaires, les acquis sociaux, directives imposant la privatisation des services publics, le dumping social organisé par les traités.

    Combattre l’austérité nécessite de se défaire de l’influence des structures de contrôle capitalistes, c’est à dire de quitter l’organisation qui nous l’impose, l’union européenne, cela coule de source. Car c’est bien l’appartenance à l’union européenne qui nous impose ces politiques d’austérité. Le capitalisme n’est pas un ennemi informe, comme un « côté obscur de la force » qui aurait perverti la soi-disant « unité politique européenne ».

    Le capitalisme est une conception de l’organisation de l’économie, et depuis ses débuts, la « construction européenne » a eu pour but de promouvoir et d’imposer l’application de cette conception à ses pays membres, même contre l’avis de leurs peuples, et même quand les nuisances deviennent flagrantes. Le capitalisme ne s’impose pas à nous par des « midichloriens », mais par des moyens bien concrets, des structures bien réelles et l’union européenne en fait partie.

    Ne pas remettre en cause l’union européenne en tant que telle, ou ne serait-ce que la participation Française à cette union est donc une erreur grave, une faute politique majeure de la part du NPA, car elle retire toute crédibilité à leur discours.

    Quand on ne veut pas prendre de coups de latte on ne s’inscrit pas à un club de boxe Française ou Thai, on essaie de trouver un club de boxe Anglaise, et s’il n’y en a pas dans le coin on en cherche un ailleurs... Ou on en monte un si on est vraiment motivé. Mais on ne reste pas inscrit à un club de boxe Française en disant qu’on ne veut pas prendre de coups de savate parce qu’on aime pas ça, sous prétexte que la plupart des voisins font partie du club.

    Quand on veut du progrès social on ne reste pas dans un club capitaliste qui impose l’austérité et autorise le dumping social, même si la plupart des pays voisins en font partie.

    En claquant la porte de cette organisation funeste pour les acquis sociaux qu’est l’union européenne, la France pourra montrer la voie aux autres pays qui souffrent de l’austérité imposée par l’ue.

    Assimiler la sortie de l’ue, volonté nécessaire et salutaire si l’on est un tant soit peu honnête dans ses engagements sociaux ret progressistes, à un repli nationaliste est une seconde faute majeure. La sortie Française de l’ue rendra au contraire service aux populations des autres pays membres en entraînant un grand mouvement libérateur. Ensuite, peut-être sera-t-il possible de nouer, dans le respect des soueraientés de chaque pays, des coopérations avec certains des futurs ex-membres de l’ue (mais certainement pas les 27 autres membres actuels), mais aussi des pays tiers, car il n’existe pas de raisons pour que la France ne s’entende qu’avec des pays européens (à moins de cautionner une conception franchement raciste et assez immonde de la géopolitique).

    C’est même plutôt le contraire, puisqu’il est très difficile de dégager à l’échelle de l’ue un consensus favorable aux vues et intérêts Français, dont sont parfois plus proches des pays extérieurs à lue. Il ne faut pas non plus oublier que la plupart des pays qui partagent l’essentiel de notre culture, les pays Francophone, se trouvent hors de l’union européenne. C’est plutôt avec ces pays là, où tout reste à construire et à développer, qu’avec des pays européens déclinants qu’il connvient de s’allier.

    L’assimilation mensongère de la volonté de se défaire de l’influence néfaste de l’union européenne par le seul moyen possible, en sortir, à du nationalisme est justement un des moyens par lesquels cette construction mortifère piège les populations de ses pays membres, et a des conséquences extrêmement néfastes, car en présentant systématiquement le nationalisme haineux comme seule alternative à l’union européenne, on pousse de plus en plus de gens dans l’impasse de la haine. Autrement dit, en propageant ce mensonge, le NPA participe à la montée du Front National, alors que ce dernier ne souhaite pas quitter l’union européenne

    Par contre, je vois, Jaja, que vous admettez que des mesures d’urgence anti-austérité aboutiraient à une exclusion, ce qui signifie que vous avez bien compris l’incompatibilité de nature entre une participation à l’union européenne et un programme politique vraiment socialiste. Il est donc étrange que vous refusiez d’aller au bout de la conclusion logique de tout ceci, à savoir que la sortie est la seule solution.

    Comme vous le dites si bien, une application par le NPA de son programme nous vaudrait d’être mis à l’écart de l’union européenne. Cela aboutira donc à une sortie, ou quelque chose qui y ressemble, mais qui se déroulerait dans les pires conditions. Un peu comme le FdG qui prétend pouvoir imposer une « europe sociale » aux pays qui seraient amenés à la financer quand bien même tout montre que les populations de ces pays n’ont absolument pas envie de mettre la main au porte-feuille, tout en acceptant quand même l’idée d’une sortie au cas ou ça ne prednrait pas. Même problème, la sortie sera bien au bout, mais elle se fera dans les pires conditions.

    Tandis que la sortie par la voie légale, par changement constitutionnel ou par l’article 50, ou les 2, avec l’appui de tous les républicains, donc y compris ceux issus de la droite, qui veulent vraiment sortir la France de l’ue, pourra s’effectuer dans un climat plus serein.

    L’union nationale ne se fait pas forcément au profit exclusif de la bourgeoisie. Le compromis du CNR en 45, passé entre les communistes et les gaullistes dont certains étaient très à droite a abouti à notre modèle social Français, qui, malgré ses imperfections, et le fait qu’il est souhaitable de l’améliorer, reste quand même très protecteur, comparé à ce qui se pratique dans d’autres pays.

    C’est justement l’échelle nationale qui est le cadre le plus approprié pour obtenir un contrat social protecteur pour les salariés. Les peuples de tous les pays aspirent certes au progrès social, ceux de l’ue comme les autres, mais tous n’ont pas la même vision de ce qu’est le progrès social ou de la façon d’y parvenir. C’est donc à chaque pays de trouver sa voie vers le progrès social.

    Attendre que tous les pays de l’ue fassent une révolution simultanément (à la saint glin-glin) revient à se contenter de paroles en l’air, à hypothéquer tout espoir de progrès social. Je crois savoir que c’est une dérive récurrente chez les trostkystes : condamner l’espoir de de toute avancée au plan social par l’attente d’une hypothétique révolution globale.

    Sachant qu’il est difficilement imaginable qu’un mouvement révolutionnaire concerne les 28 pays de l’ue sans concerner le monde entier (ce qui est une raison de plus pour éviter de s’acharner à construire l’europe), le NPA reproduit l’erreur de Trotsky en condamnant toute avancée sociale en France (ou dans les autres pays, d’ailleurs), dans l’attente d’une arlésienne, l’« europe sociale ».

    Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’un républicain de droite qui souhaite vraiment sortir la France de l’union européenne fera bien plus pour préserver les acquis sociaux des classes populaires qu’un soi-disant révolutionnaire de gauche qui ne ne veut surtout pas en sortir, et nous laissera subir des plans d’austérité à n’en plus finir en attendant que tous les autres pays membres, avec la permission des obligés des banques et multinationales américaines, daignent faire l’« europe sociale », c’est à dire jamais. Normal, l’union européenne a été conçue pour ça.

    Donc, comme ce fut la cas il y a 70 ans, il y a des moments où les luttes au sein du peuple sur la façon dont la société doit être organisée doivent être mises en parenthèses si on souhaite vraiment que le peuple puisse avoir le choix de l’organisation de la société. Parce que si le peuple n’a plus ce choix, ces querelles n’ont plus aucun sens, et c’est tous ceux qui trouvent essentiel de laisser ce choix aux mains du peuple qui doivent s’unir pour rendre au peuple ce dont les banquiers, les multinationales et les financiers veulent le priver : sa souveraineté. La capacité du peuple de choisir.

    Que la gauche sincère demande franchement la sortie de l’ue, et qu’elle tende la main aux républicains de droite qui rejettent l’ue. C’est la seule façon de rendre le choix au peuple. C’est une fois sortis que l’on pourra se chamailler avec les Asselineau ou Pinsolle sur la façon d’organiser la société, là au moins ça aura du sens (encore que, bien qu’ils ne soient pas à proprement parler de gauche, certaines de leurs positions sur les services publics, le système social, les placent bien à gauche des sociaux libéraux europhiles du PS). Parce que le faire maintenant c’est grotesque, ça ne mène à rien. Le rejet pavlovien qu’a subi Dupont-Aignan à une manif contre l’austérité en Grèce est le genre de sottise qui pousse le peuple dans l’impasse, alors que c’est tout élu PS ou EELV qui a voté Lisbonne, le MES ou le TSCG qui devrait être traité en indésirable dans toute manif de gauche.

    Ne pas oublier que le petit commerçant de quartier, ou le petit artisan, bien qu’il soit plus volontiers poujadiste que rouge, se retrouve objectivement dans le camp prolétaire quand il doit faire face aux grosses multinationales. Pourtant, celui-ci sera inaccessible à un discours type NPA (ça pourrait même le rebuter), mais pourra être sensible aux arguments d’un Asselineau, d’une M-F Garaud, de L.Pinsolle.

    Il faut retrouver les 55% de NON du 29 Mai 2005 pour se défaire de l’ue capitaliste.
    Ne pas oublier qu’en ce mois de mai 2005, on pouvait voir des militants RPF, dont le leader disait à juste titre qu’« on a tous un bonne raison de dire non », aller boire des punch chez la LCR.

    Ne pas oublier que c’est aussi ça qui a permis la victoire. Le rassemblement d’une majorité de Français, aux opinions parfois très opposées, mais ayant en commun le désir de rendre au peuple sa souveraineté. Comme cette victoire du peuple a été volée en février 2008, il est indispensable de retrouver cette majorité, donc de tendre la main à ceux qui partagent le désir de rendre au peuple sa souveraineté, même s’ils n’ont pas l’intention d’en faire exactement la même chose par la suite.

    D’ailleurs, le rejet de l’ue peut aussi largement fédérer à l’étranger : la dissolution de l’union européenne est à coup sûr la seule politique qui satisferait réellement les peuples de tous ses pays membres. C’est donc la seule politique « européenne » possible.



  • kimbabig 16 juin 2013 14:52

    La volonté politique est nécessaire pour nous sortir du merdier nommé union européenne, et de sa monnaie.

    Car ce n’est qu’une fois sortis des structures de contrôle capitalistes qu’un authentique progrès social pourra être réalisé concrètement. Certainement pas avant.

    Pour réunir cette volonté politique nécessaire pour enfin sortir la France de l’ue, et montrer la voie de la libération aux autres pays qui subissent les mesures anti-sociales de l’ue, il va être nécessaire de regrouper tous les républicains qui souhaitent rompre avec l’ue, qu’ils soient de gauche, ou de droite. Il n’y que comme cela qu’on pourra obtenir une salutaire majorité pour la sortie, de la même façon que la victoire d’il y a 8 ans fut permise par des gens d’opinions très différentes.

    Le Front de Gauche, le NPA, doivent réaliser que leur programme, si sympathique puisse-t-il paraître, est incompatible avec une participation à l’union européenne. Il y a 8 ans, ces partis avaient à juste titre appelé à rejeter la « constitution européenne » car elle gravait dans le marbre d’un traité, ne pouvant, comme tout traité, être modifié qu’avec l’accord unanime des pays signataires, une politique néo-libérale et destructrice des acquis sociaux et services publics..

    Depuis, le traité que l’on avait rejeté au référendum a été accepté par le Congrès, on est dans la situation que l’on voulait éviter il y a 8 ans, coincés dans l’europe anti-sociale avec obligation d’obtenir l’accord unanime des autres pour changer ses principes de fonctionnement, sachant que pour les décisions de politique courante, la France peut être mise en minorité au conseil.

    Et en plus, en observant les cas grecs, ou portugais (et ça commence à venir méchamment chez nous), on peut s’apercevoir que les nuisances dues à l’intégration économique européenne sont encore pires que ce qu’on craignait il y a 8 ans.

    Le FdG et NPA doivent, pour rester cohérents et crédibles dans leurs revendications suivre l’exemple du PRCF ou du M’PEP, qui demandent clairement et franchement la sortie de l’ue.

    Il faut ensuite accepter de s’unir avec tous ceux qui, même partageant d’autres opinions, veulent aussi se débarrasser de l’union européenne et de l’euro.

    Une fois sortis, alors le débat sur la façon de diriger le pays, si on carotte les créanciers (la plupart le méritent, ils ont joué, ils ont perdu tant pis pour eux, ce n’est pas au peuple à raquer pour leur casino), ou si on rembourse les dettes, pourra vraiment avoir un sens.

    Parce que tant que la France restera dans l’union européenne, le peuple sera pressé comme un citron au profit des banquiers...



  • kimbabig 16 juin 2013 14:12

    Le jour où Démosthène comprendra que les seuls vrai problèmes dans la Constitution de la 5ème sont le Titre XV d’une part (participation à l’union européenne), ainsi que le 3ème paragraphe du Titre XVI, d’autre part (possibilité d’une révision par voie parlementaire, alors que seule la voie référendaire devrait être tolérée pour une révision constitutionnelle), il aura fait de grands progrès.

    En attendant Démosthène préfère défendre une organisation conçue pour imposer la régression sociale, ce qui est incohérent de la part quelqu’un à qui il arrive de se dire de gauche.

    Quand 8 Prix Nobel d’économie nous démontrent que rester dans l’euro mène à la débâcle économique et au désastre social, Démosthène préfère croire les bonimenteurs qui lui avaient raconté il y a 20 ans, pour faire avaler la pilule maastrichtienne que l’europe c’était « le plein emploi », « l »union qui fait la force« , »le progrès social« , et qui, maintenant qu’on a vu se réaliser exactement le contraire de leurs promesses, voudraient nous faire croire que »sortir de l’euro serait la catastrophe"...

    Alors que 8 Prix Nobel, et de tendances différentes (aussi bien libéraux que keynésiens ou marxistes), lui démontrent le contraire.

    Démosthène, quand vous réveillerez-vous ?



  • kimbabig 15 juin 2013 12:42

    Il est aberrant d’avoir à comparer les prix des prestations de santé. Pour une raison toute simple : le patient, citoyen lambda, n’a pas à assumer ces dépenses directement, car c’est à l’état de prendre en charge ces dépenses intégralement, dans le seul objectif d’optimiser autant que possible l’amélioration de l’état de santé du patient.

    Cela signifie que le financement des frais de santé ne peut qu’être collectif, afin de garantir à tous l’égalité dans l’accès aux soins.

    D’ailleurs, la prise en charge des frais de santé par la puissance publique est un droit constitutionnel pour les Français, et heureusement. Cela nous évite de trop tomber dans ce travers sordide qui consiste à conditionner l’accès aux prestations de santé à l’épaisseur du portefeuille du patient. Pour nous, Français, l’accès aux soins est quelque chose que l’état a le devoir de garantir à tous.

    Par contre, le patient doit impérativement conserver la maîtrise du choix de la thérapie et du thérapeute, et ce choix ne peut être dicté que par la conviction personnelle du patient quant aux qualités professionnelles du thérapeute et au bien-fondé de la thérapie qu’il prescrit, la collectivité se chargeant de l’aspect financier. Libre choix de la thérapie et du thérapeute, sans avoir à assumer individuellement l’aspect pécuniaire de ce choix, voilà comment doit fonctionner le système de santé.

    La garantie de ce libre-choix se traduit par la possibilité de consulter plusieurs professionnels sur une même pathologie afin de comparer les diagnostics et prescriptions, sans que l’intégralité de la prise en charge ne soit remise en cause, si la gravité de cette pathologie le justifie (il ne s’agit bien entendu pas de permettre aux hypocondriaques notoires de consulter 10 médecins pour un rhume).

    Afin d’éclairer le patient dans le libre-choix de sa thérapie, il est en effet indispensable qu’il puisse avoir accès à toutes les informations concernant son état, même si elles sont notées dans un jargon très technique, mais aujourd’hui un petite recherche sur le Net permet à tout un chacun d’éclaircir rapidement des termes médicaux pouvant sembler abscons aux non-initiés.

    Il est clair qu’il est utile de centraliser les informations de santé, comme les résultats des différentes analyses effectuées sur le patient, afin que n’importe quel médecin consulté par ce patient puisse avoir accès à l’intégralité de son historique, que ce soit avec lui ou avec ses confrères. Ceci dans le but de permettre à tout professionnel de santé de prendre la meilleure décision possible.

    Mais il est impératif de proscrire toute fuite d’information de ce système centralisé vers toute personne autre que le patient, ses proches ou tout professionnel de santé suivant le patient.
    Il est inadmissible et intolérable qu’un employeur ou un assureur privé puisse avoir le moindre accès à des résultats d’analyses médicales pratiquées sur un de ses salariés ou assurés.

    C’est pour cela que les données d’un tel système centralisé se doivent d’être aisément accessibles au patient comme à n’importe quel thérapeute qu’il consulterait, et strictement verrouillées pour tous les autres. Ces 2 points sont primordiaux.

    Pour ce faire, il est tout à fait possible de concevoir la collecte à l’échelle nationale de toutes les données médicales sur un grand serveur. Données qui comprendraient tous les diagnostics, prescriptions, analyses (dont, par exemple, les scanners 3D ou endoscopies qui sont donnés sur CD-Rom).

    Les professionnels de santé pourraient alors, lorsqu’ils se connectent en mettant la carte vitale du patient dans le lecteur, obtenir l’autorisation de consulter (et surtout pas télécharger) sur le serveur l’historique entier du patient, classé par thème, tant que sa carte vitale reste dans le lecteur du thérapeute (pour les hôpitaux, cette autorisation serait limitée aux personnels du service qui a la charge du patient). Dès que le patient reprend sa carte, l’accès doit redevenir verrouillé. Le patient se verra remettre aussi par la sécu un code personnel qui lui permettra de consulter son historique sur le serveur.

    Voilà comment on garantit la liberté (dans le choix thérapeutique), l’égalité (dans l’accès), et la fraternité (dans la prise en charge).

    Alors bien entendu, l’union européenne fait tout pour essayer de priver les Français de leur droit constitutionnel à l’accès aux soins, à travers notamment les mesures d’austérité imposées par la commission ou la bce, ou à travers les directives de l’ue visant à imposer la « libéralisation » du système de santé et d’assurance-maladie (qui est en réalité la restriction de l’accès au soins pour la majorité des Français), pour satisfaire les attentes de ces vautours d’assureurs privés qui attendent patiemment que l’ue ait fini d’achever notre sécurité sociale pour s’en disputer la dépouille, le juteux marché de l’assurance-maladie qui reste protégé par notre bonne sécu.

    C’est pourquoi il faut résister le plus vigoureusement possible aux prédations de ces vautours. Pour échapper définitivement à leurs funestes convoitises, il faut sortir la France de l’union européenne et de sa monnaie commune !



  • kimbabig 8 juin 2013 18:03

    Wesson,

    On ne peut plus rester dans l’europe austéritaire le temps d’atteindre cette masse critique, c’est à dire regrouper au moins la moitié des pays de l’ue cumulant 65% de la population totale pour peser dans les décisions de politique courante de l’ue (celles dont la commission a l’exclusivité de l’initiative), décisions qui doivent se conformer aux traités existants, qui eux ne peuvent être modifiés qu’à l’unanimité.

    Or ces traités INTERDISENT de fait toute politique sociale, soit explicitement, soit en posant des conditions telles qu’une politique progressiste et sociale accentuerait le déclin économique vers lequel l’intégration européenne nous entraîne et donnerait l’occasion à l’ue et sa troïka de venir nous faire la leçon.

    La décision unilatérale dont vous admettez nécessité en ce qui concerne l’euro doit être prise au sujet de l’union européenne.

    Car contourner l’article 123 du traité de Lisbonne pour financer l’état à bon compte (ce qui se faisait déjà plus ou moins avec le programme STEP, je crois, dans la mesure qui était tolérée par les Teutons) revient à prendre la décision de reprendre le contrôle d’une monnaie commune.

    Reste à savoir ensuite combien de temps ceux qui n’apprécient pas cette gestion de la monnaie commune (qu’ils prennent volontiers pour une façon de taper dans le pot commun sans demander) accepteront de continuer à la partager. Et dans ce cas la rupture pourrait être brutale : vous semblez faire la même erreur que Démosthène en appelant à une confrontation latino-germanique.

    Pour les Allemands, le minimum qu’ils filent à leur pléthore de retraités dépend justement de la valeur de l’euro, qui pourrait être menacée si les Latins abusent de la planche à billets, quand bien même ils en auraient besoin. C’est justement tout le problème de la construction européenne, qui oppose ses pays membres sur leurs intérêts vitaux. C’est aussi en cela qu’elle est un piège.

    Alors effectivement, comme vous le faites si bien remarquer, Wesson, les intérêts Français peuvent concorder ponctuellement avec les intérêts de certains pays de l’ue, mais ce n’est certainement pas le cas de tous. La conclusion naturelle de ce fait est donc qu’il serait plus approprié de SORTIR de l’union européenne pour inviter ceux qui partagent nos intérêts à venir nous rejoindre, et laisser ceux qui ont des intérêts divergents faire leur vie de leur côté.

    Sinon l’Allemagne a déjà commencé à réorienter ses exportations hors zone euro, comme le montre cet article :
    « Les exportations allemandes vers les pays non européens ont enregistré une forte hausse de 13,6% à 41,7 milliards d’euros. »
    http://www.romandie.com/news/n/CORRAllemagne_baisse_de_l_excedent_commercia l_en_avril_sur_un_mois_dev13070620131044.asp
    C’est vers la zone euro que la hausse de leurs exports est la plus faible. Donc pas sûr qu’ils acceptent de conserver l’euro pour continuer d’exporter vers des pays ruinés par les plans d’austérité, si ces derniers commencent à imprimer de la monnaie commune.

    Le discours visant à vouloir changer l’europe pouvait encore être tenu en 2007, quand le NON de Mai 2005 pouvait appeler à une renégociation des traités.

    Depuis, ce qui avait été rejeté en 2005, c’est à dire le néo-libéralisme gravé dans le marbre des traités, a été avalisé par la traîtrise de Lisbonne, et a continué d’être appliqué sans la moindre considération pour le vote des Français (mais aussi des Néerlandais et des Irlandais, qui ont dû revoter tant qu’ils disaient NON), et avec toutes les conséquences néfastes que l’a pu constater, et qui pour la plupart avaient été annoncées par les opposants à la construction européenne.

    Depuis, un candidat nous a promis qu’il était socialiste, qu’il allait changer l’europe, renégocier les traités. On ne l’a pas cru sur parole, bien sûr, mais il fallait bien se débarrasser du nuisible qui était encore en place. Et depuis on a vu : le président normal socialiste ennemi de la finance nous annonce qu’il va appliquer toutes les saloperies austéritaires demandées par l’union européenne, toujours selon le fallacieux prétexte « il faut que l’europe avance ».

    Depuis le cauchemar Bolkestein rejeté en 2005 est devenu réalité  :
    http://www.leparisien.fr/economie/emploi/des-interimaires-polonais-a-prix-casse-28-11-2012-2362547.php

    Tout ce qu’on peut déduire de tout ceci, c’est que l’europe est comme elle est, un outil au service du capitalisme financier, ne risque pas de changer, et que pour ceux qui ne seraient pas contents c’est pareil.

     Maintenant c’est définitivement trop tard, un discours proposant de changer l’europe n’est plus crédible. La seule solution c’est désormais la sortie : la solution de rester en cherchant l’affrontement avec ceux dont les intérêts divergent des nôtres ne peut rien amener de bon.

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