Eh oui, caleb, être de gauche c’est vouloir la souveraineté du peuple, et donc la sortie d’une organisation qui méprise cette souveraineté. C’est une question de logique.
Être de de gauche ce n’est pas laisser brimer la souveraineté populaire dans une organisation par nature anti-sociale et anti-démocratique en prétendant pouvoir la changer, alors que tout montre qu’elle NE PEUT PAS devenir démocratique et sociale. Moi, j’appelle ça une imposture. Pendant la dernière guerre, les Résistants voulaient abattre le IIIème Reich et non pas essayer d’en prendre le contrôle ou prétendre en faire quelquechose de social et démocratique.
Rien qu’un exemple : le traité de Lisbonne, adopté contre l’avis du peuple tel qu’il fut exprimé il y a 8 ans. Rien que cela prouve qu’il est vain d’espérer changer quoique ce soit de cette organisation. Ce qu’ils ont oublié de nous dire il y a 8 ans, c’est que l’europe était comme ça et pas autrement et que si on était pas contents c’était pareil, mais depuis faut être un peu naïf pour ne pas l’avoir compris.
Et qu’on ne vienne pas me raconter que la trahison de Lisbonne est due à la 5ème République, à son régime présidentiel et son scrutin majoritaire. Un régime parlementaire dominé par une Assemblée élue à la proportionnelle n’a en rien protégé la Grèce de la soumission aux mesures néfastes imposées par l’union européenne.
Ce n’est pas un mal que l’Allemagne fasse respecter sa souveraineté, seulement dans le cadre de l’union européenne cela ne peut se faire qu’au détriment de la souveraineté des autres pays. Hors de ce cadre, le fait que l’Allemagne veuille du libre-échange n’empêcherait pas la France d’imposer des barrières douanières à la Chine.
Car c’est ça le gros problème avec l’europe : elle voudrait réunir des pays qui sont très loin d’avoir suffisamment de points communs pour que leur intégration soit bénéfique au plus grand nombre. C’est même le contraire qui se produit : leur intégration est néfaste au plus grand nombre, en partie car ils n’ont pas les points communs nécessaires pour qu’elle soit bénéfique.
Le cas de la négociation des barrières douanières avec la Chine le montre de façon assez flagrante. Et c’est encore plus le cas sur le plan social : l’installation d’une solidarité organisée ne peut se faire que dans une communauté préexistante assez solide.
Effectivement, la Chine est une Nation dont on ne peut pas dire que son peuple soit souverain... Mais il ne faut pas oublier qu’il y a encore un peu plus d’un siècle, la souveraineté en Chine était celle des Fils du Ciel, que ce pays n’a quasiment connu que des régimes autoritaires.
Se contenter de vouloir sortir ceux qui dirigent l’europe ne règlerait pas le problème. C’est comme lorsque le parrain d’une organisation mafieuse disparaît : l’organisation reste et un nouveau parrain est mis à sa tête qui continuera les extorsion de fonds de son prédécesseur. Si vous ne voulez plus que les gens subissent le racket, il faut faire disparaître l’organisation mafieuse.
C’est pareil pour l’union européenne. Le lien que je vous ai mis sur l’AMCHAM montre bien qu’elle fut créée et dirigée pour servir les intérêts des grosses multinationales, notamment US. Les récentes évolutions montrent que c’est plus que jamais le cas : Marché Transatlantique, mesures antisociales inspirées par Goldman Sachs. L’union européenne est l’outil des capitalistes pour imposer leur loi à 28 pays. Vouloir y rester est incompatible avec un engagement de gauche.
Ce n’est qu’une fois débarrassés d’elle qu’on pourra créer de nouvelles coopérations internationales, et elles n’ont aucune raison de limiter à l’europe. Nous sommes Français et après nous sommes des Terriens, et il n’y a aucune raison particulière de s’obliger à impérativement construire quelque chose avec 27 autres pays voisins.
Et au contraire d’un égoïsme national, la sortie française de l’union européenne rendra justement service aux autres pays coincés dans ce merdier, elle leur ouvrira la voie de la libération.
En quittant l’ue, la France montrera aux Portugais, aux Grecs, et à tous ces peuples qui subissent les mesures anti-sociales de l’ue qu’il y a une alternative à l’austérité. Dans ces pays, le France sera applaudie si nous sort et encore plus si elle provoque l’implosion de l’ue.
Si vous étiez cohérent, Caleb, vous vous apercevriez que même en voulant essayer de construire une « autre europe sociale » (ce que je ne crois pas possible et donc pas souhaitable de tenter, surtout avec les 27 autres pays membres actuels, mais bon chacun ses rêves), vous seriez obligé de demander la sortie de l’union européenne pour pouvoir reconstruire quelque chose de conforme à vos souhaits.
Ils
veulent construire l’Europe pour détruire la France, c’est-à-dire les
acquis sociaux obtenus par les luttes sociales en France ; et il en
va bien sûr de même pour les autres pays européens.
C’est le temps des promesses électorales.
Si les
deux principaux candidats nous ont autant parlé de notre identité
nationale, c’est pour mieux nous cacher qu’ils veulent la détruire ;
car, s’ils tiennent tant à construire l’Europe, c’est afin de détruire la France,
c’est-à-dire les acquis sociaux obtenus par les luttes sociales en
France.
Ils veulent bien entendu détruire aussi les
éventuels acquis sociaux obtenus dans les autres pays européens. Avec
l’Europe, tout ce que les exploité-e-s avaient conquis par les luttes
sociales devra être conquis à nouveau. Si l’europe se fait, il nous faudra
repartir de zéro ; ce sera à nouveau le XIXème siècle.
C’est pourquoi « ILS » la veulent à tout prix, leur Europe de merde !
C’est des salauds, et il est grand temps pour nous de construire à nouveau
une époque digne de la carmagnole !
Mais, examinons de plus prêt le cas de
notre pays, la France.
Qu’est-ce que notre identité nationale à
nous Français ? C’est tout simple, notre
fête nationale, c’est le 14 juillet 1789 : notre identité nationale
c’est la révolution !
Alors, rappelez-vous cet épisode essentiel
de notre histoire, rappelez-vous en particulier de la femme du roi Louis
XVI, vous savez, Marie-Antoinette, la Reine de France qui était
autrichienne ; celle qui nous avait dit, à l’époque, que si nous
n’avions pas de pain, nous n’avions qu’à manger de la brioche ; ça y
est vous voyez de qui je veux parler, n’est-ce pas ? Hé bien, cette bonne
femme avait appelé sa famille royale autrichienne au secours, et elle
avait appelé par son intermédiaire tous les royaumes d’Europe à fonder,
avec les nobles français émigrés, une armée pour vaincre la révolution
française et rétablir la royauté. À Paris, l’on déclara la patrie en
danger. Cette armée contre-révolutionnaire dirigée par le duc de Brünswick
fut vaincue par la révolution française à Valmy le 20 septembre 1792.
Cette opération militaire internationale contre la révolution française
fut appelée la « croisade des souverains ».
L’Europe, c’est le retour de la
croisade des souverains ! La bourgeoisie veut
noyer la France révolutionnaire dans l’Europe réactionnaire : il y a
des rois ou des reines tout autour de nous ; à part notre pays, seul
le Portugal a la séparation de l’église et de l’État ; les acquis
sociaux dans les pays alentours sont bien plus faibles que chez
nous ; en Allemagne, les droits des femmes (contraception,
avortement, etc.) sont lamentables à côté de chez nous ; en Pologne,
l’avortement est carrément interdit ; etc. Chaque jour qui passe,
l’Europe détruit un peu plus nos services publics et viole un peu plus nos
droits.
Pourtant, et cela fait bien plaisir aux
capitalistes, en France, tous les grands partis sont pour l’Europe, et
même le Parti « socialiste » est pour l’Europe ; et même dans l’extrême
gauche, presqu’aucun parti n’est contre l’Europe : ils disent presque
tous qu’ils sont pour une « autre Europe », mais ils ne disent jamais, sauf
peut-être Shivardi, qu’ils sont contre l’Europe. Comment
expliquer cette inique pensée unique ? Comment expliquer cette
quasi-universelle trahison ?
C’est parce qu’avec l’Europe se crée un
nouveau parlement avec de nouveaux députés, et donc chaque parti aura un
certain nombre d’élus à ce nouveau parlement européen ! et, ça, ça
fait de quoi placer beaucoup de personnes avec un bon salaire. Et, comme
les députés européens sont élus à la proportionnelle, même les petits
partis auront des députés européens élus, et, ça, ça fait du fric !
mais, ça, ils peuvent pas le dire ! Et, ça, justement, il faut bien
que quelqu’un le dise ! De toute façon, leurs députés européens ne
servent à rien, puisque le parlement européen est seulement consultatif : la commission
européenne et la Banque Centrale Européenne ont tous les
pouvoirs ! L’Europe, c’est la dictature
absolue !
Le
29 mai 2005 eut lieu un réferendum sur la Constitution de l’Europe. Afin de
nous forcer la main, les partisans du Oui nous avaient dit que voter NON,
ce n’était pas seulement voter contre la constitution Giscard, mais que
c’était dire définitivement NON à l’Europe, et justement nous avons voté
NON !
Et, comme nous avons mal voté, les
principaux candidats à l’élection présidentielle, ceux-là même qui nous
avaient promis qu’il n’y avait pas de « plan B », veulent nous refaire
voter ! ce qui est un parfait scandale !
C’est justement pour mettre un rideau de
fumée devant leur projet de construire l’Europe malgré nous, c’est-à-dire
contre nous, et ainsi de détruire la France et tous nos acquis sociaux,
que les principaux candidats nous ont autant parlé de notre identité
nationale !
Il ne faut pas construire une autre Europe,
il faut détruire l’Union Européenne ! ou du moins s’en retirer, et aussi
revenir au Franc !
7 avril 2007
Merci pour votre
attention, Meilleures
salutations, do http://mai68.org
Ou encore celui-ci, plus explicatif quant au fonctionnement :
Aussi étrange que cela puisse paraître, l’un des plus importants acteurs
industriels de la scène politique bruxelloise est un représentant des
multinationales basées aux États-Unis : le comité européen des Chambres
américaines de commerce [AMCHAM], qui importa le lobbying industriel à
l’américaine [...]
l’AMCHAM est une fervente enthousiaste de l’unification européenne.
Pour les firmes américaines auxquelles l’accès politique aux États
membres de l’Union fait généralement défaut, les pouvoirs grandissants
d’une Commission européenne indépendante a, pendant les années 1980,
offert une chance en or pour l’exercice de l’influence politique. Leurs
efforts ayant tout d’abord été canalisés au travers de l’AMCHAM [16], il n’est pas surprenant que celle-ci soit farouchement favorable à une Union européenne forte et centralisée.
Résistance ! Les illusions sur le mortifère projet d’unification européenne ne sont plus de mise et plus tolérables. La seule solution est de mettre un terme à ce projet.
Le « choix de la défaite » des industriels et banquiers collabos des années 30 (qu’a brillamment mis en évidence Annie Lacroix-Riz) ne peut plus être toléré au 21ème même sous la forme plus « soft » de la soumission par la guerre économique. Il faut au plus vite sortir de l’union européenne, de l’euro et de l’otan ! Pour enfin pouvoir enfin se libérer d’un capitalisme prédateur en se libérant de ses structures de contrôle.
Il faut l’unanimité pour changer une virgule des traités. Par contre les décisions de politique courante se prennent depuis la trahison de Lisbonne à la majorité qualifiée au conseil européen. Donc le représentant Français au conseil peut très bien être mis en minorité sur une décision contraire aux intérêts français. C’est ce qui lui permet dorénavant de se dédouaner de la responsabilité quant aux décisions iniques qui sont prises. La seule responsabilité qui lui reste est celle qu’il rendosse en n’exigeant le retrait français de l’ue.
Il faut aussi savoir que c’est la commission qui a le monopole de l’initiative législative, donc que c’est d’elle que viennent toutes ces « directives », ces « recommandations » qui sont soumises au vote du conseil. Et on voit qui inspire à la commission ces recommandations :
Si les chefs d’états ne font rien, c’est parce qu’ils refusent d’assumer le pouvoir que le peuple leur a confié. Ils préfèrent « laisser une autorité extérieure prendre au nom de la technique des décisions qui relèvent du politique », comme le disait Mendès-France pour dénoncer une capitulation de la démocratie.
Car gouverner réellement au service du peuple impliquerait de quitter immédiatement l’union européenne, ne serait-ce que pour pouvoir appliquer une telle politique.
Seulement ces politiciens ne veulent pas remettre en cause ce rêve inepte avec lequel ils ont été bercés depuis les années 50, et selon lequel les pays d’europe auraient vocation à s’intégrer en un bloc unifié, même au vu des dégâts que provoque cette intégration qui a commencé avec la monnaie. Par lâcheté, ils ont choisi d’amuser la galerie sous les feux des projecteurs avec pour un camp des mesures sociétales, pour l’autre des rodomontades sécuritaires.
ILS N’ONT AUCUN POUVOIR CAR ILS SONT TROP PLEUTRES POUR L’EXERCER RÉELLEMENT. A part pour l’exercer contre nous, comme le faisait le nabot précédent.
Or on voit qui, depuis le début, a organisé la construction européenne à son profit :
Pour les firmes américaines auxquelles l’accès politique aux États
membres de l’Union fait généralement défaut, les pouvoirs grandissants
d’une Commission européenne indépendante a, pendant les années 1980,
offert une chance en or pour l’exercice de l’influence politique. Leurs
efforts ayant tout d’abord été canalisés au travers de l’AMCHAM,
il n’est pas surprenant que celle-ci soit farouchement favorable à une
Union européenne forte et centralisée. Selon Russell, l’AMCHAM demande
continuellement « une augmentation des pouvoirs de Bruxelles – avec
probablement plus d’insistance encore que l’industrie européenne, qui
reste dépendante des intérêts spécifiques de certains États membres"
Pour en finir avec l’union européenne, il faut un rassemblement le plus large possible pour demander la sortie cette union néfaste et moribonde et de sa monnaie qui étouffe notre économie.
Il y a déjà le M’PEP, le PRCF et l’UPR qui montrent la voie. Il faut que d’autres mouvements (qu’attend donc le FdG ?), d’autres personnes les suivent et demandent la sortie de l’ue, de l’euro et de l’otan.