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Vous pinaillez encore, le Suisse...
C’est justement l’union monétaire qui a coulé les pays Méditerranéens, car cette monnaie commune est inadaptée car trop forte pour leur compétitivité économique. Vous appelez ça un manque de prédispositions, je dirais plus que ces pays ont des habitudes différentes, que la Grèce et l’Espagne ne produisent pas la même chose que la France qui elle-même a des habitudes et des productions différentes de celles de l’Allemagne.
Vous me direz que le problème se posera aussi avec les pays Francophones d’Afrique avec qui je trouvais important de renouer des liens. C’est pour cela que je disais qu’il valait mieux éviter une nouvelle tentative d’intégration supranationale, mais juste les accompagner dans leur développement, car vu que tout reste à faire là-bas, c’est un investissement à long terme qui sera très profitable pour chaque partie.
Évidemment, il ne s’agit pas d’en faire du jour au lendemain des pays aux économies ultra-performantes en un clin d’oeil, car ça n’arrivera pas, pas plus que la compétitivité Grecque ne rattrappera l’Allemande. Mais qu’ils puissent parvenir en 1 ou 2 décennies à assurer le gros de la sous-traitance pour l’industrie Française et avoir les moyens d’importer nos produits en masse, cela devrait pouvoir se faire. D’autres pays ont réalisé un cheminement du même genre. Pour commencer, il faudrait arrêter de piller ces pays sans vergogne et y investir, arrêter d’y financer des dictateurs complaisants, et sans doute donner un peu d’air au CFA, ce qui n’a pas été fait depuis bientôt 20 ans. Car le CFA est lié à l’euro, qui lui transmet ses problèmes de surévaluation.
Le problème de la zone euro vient du fait que les pays les plus riches n’ont ni l’envie ni même les moyens de combler par des transferts monétaires les déficits générés dans les pays les plus faibles par ce décalage de compétitivité, par le fait que la monnaie commune est trop forte pour leur économie.
En gros, l’Allemagne ne veut pas, et ne peut sans doute pas financer la Grèce et le Portugal comme La Lombardie finance les Napolitains et les Siciliens au sein de l’Italie (ou comme vous le rappelez il existe de grosses disparités de revenus entre Nord et Sud), ou comme, en France, Paris, Lyon et leurs agglomérations financent la Lozère, la Creuse, la Martinique...
Et c’est tout à fait normal pour les raisons que j’ai exposées plus haut, à savoir que la Nation est la communauté la plus large au sein de laquelle puisse être établie une solidarité institutionnelle. La France est une Nation, ses parties les plus riches financent les plus pauvres. Même chose pour l’Italie. S’il est possible pour un individu de quitter son pays pour aller s’intégrer dans un autre pays, il est impossible d’intégrer plusieurs pays ensemble pour en faire une nouvelle nation à moins de les y contraindre par la force.
Pour cela, je ne souhaite pas étendre la conception Française de la société à l’ensemble de la planète, mais je trouve normal qu’elle prévale en France. Cet universalisme qui voit la Nation comme un tout unique et refuse à raison de reconnaître des communautés ne nie pas les différences, au contraire il les ramène au niveau de l’individu qu’il considère comme unique au sein de la communauté prise dans son ensemble, à savoir la Nation, et non pas catégorisé selon une appartenance communautaire réelle ou supposée.
En cela c’est un grand progrès par rapport au différentialisme qui lui veut à tout prix catégoriser les individus en fonction de leur appartenance communautaire, réelle ou supposée, voire même, dans sa formulation la plus arriérée, en fonction de traits morphologiques. Je trouve cela stupide et méprisant pour l’individualité de chacun. Évidemment l’éducation, le « bain culturel » formate un individu, et peut lui faire adopter des comportements parfois stéréotypiques. Mais même le plus moutonnier des conformistes restera toujours malgré lui un individu unique.
Sinon je ne crois pas que les pays situés entre Sagres et le détrioit de Béring soient les meilleurs partenaires pour une confédération. La France a des liens bien plus forts avec des pays situés hors de cet espace qu’avec la plupart des pays qui en font partie. Idem pour le Portugal, l’Espagne et le Royaume-Uni. Je ne vois pas au nom de quoi la France devrait se sentir plus liée à la Lituanie et à la Slovaquie qu’au Gabon ou au Québec.
Si je vais dans un bar à Montréal ou à Libreville en disant : « une bière s’il vous plait », on me sert. A Vilnius ou Bratislava c’est pas dit.
Voyons l’helvète, vous pinaillez un peu...
Lisez l’article sur Bertin Nahum et vous réaliserez qu’il est pas loin de valoir un Louis Pasteur. Les recherches effectuées sous sa direction par son apparemment modeste PME ont permis de grands progrès dans la robotisation des interventions neurochirurgicales. Peut-être qu’un de vos proches victime d’une tumeur cérébrale, d’un AVC ou d’un grave tauma crânien pourra bénéficier des travaux de ce monsieur pour retrouver une vie normale après ce genre d’épreuve que je ne souhaite à personne. Ses travaux repoussent la fatalité conséquente à la maladie comme naguère ceux de Louis Pasteur avec son vaccin antirabique.
Quant à Alexandre Dumas, c’est tout simplement l’écrivain Français le plus connu à l’étranger. On ne compte plus les adaptations, ou même références aux œuvres de Dumas dans le cinéma international. Le reste du Monde connaît bien plus Les Trois Mousquetaires ou le Comte de Monte-Cristo qu’Eugénie Grandet, c’est un fait objectif... Les romans de Dumas sont représentatifs du génie Français aux yeux du reste du Monde, bien plus que ceux de Balzac.
Les gaulois avaient eux aussi une tradition orale, leurs druides se transmettaient leur savoir oralement. Pourtant lorsque les romains leur ont apporté l’écriture, ils ont fini par l’adopter, et c’est qui a permis à la Gaule, devenue la France, d’évoluer. Il en est de même pour les pays Africains : il n’y a pas de raison qu’ils restent au « stade oral », n’en déplaise à certains différentialistes. Eux aussi ont vocation à évoluer, à se développer. Ces pays en développement ont l’avenir devant eux en raison de leur vitalité démographique, au contraire de la plupart des pays européens, dont le déclin démographique semble inéluctable.
Nous en France nous avons une démographie satisfaisante qui n’est pas, contrairement à ce que disent les mauvaises langues, issue de l’immigration : seuls 7% des enfants nés en France sont nés de 2 parents étrangers http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF02233, ce qui est inférieur à la proportion d’étrangers dans la population (5 514 154 / 65 114 689, soit 8,47%), ce qui tendrait à montrer qu’ils font leurs gosses avec des conjoints français, soit un signe manifeste d’intégration. Quand aux naissances de Français « de souche », dont les 2 parents sont Français, il a connu un léger repli en 2011 après avoir connu un record en 2010 avec 667 707 bébés.
Rien que cette divergence démographique entraîne une divergence profonde entre les besoins de l’économie Française et les besoins des économies des autres pays vieillissants de la zone euro.
Je refuse de voir mon pays, la France, compromettre son avenir dans l’europe déclinante et manœuvrée de façon à ce que le déclin de ses pays membres soit accentué et leur asservissement organisé.
Je refuse de voir la France se couper des pays Africains qui partagent sa langue, cette langue Française qui est le fondement de la personnalité de ce pays, pour les préjugés raciaux assez débectants qui semblent manifestement à l’origine de la volonté de rechercher exclusivement le partenariat de ses voisins européens.
Alors qu’il serait tellement plus judicieux d’essayer de construire une nouvelle relation avec ces pays d’Afrique, qui soit débarrassée du poison de la condescendance et de l’exploitation néo-colonialiste qui fut celle des réseaux Foccart. Une relation ou la France ne se contenterait pas de laisser piller des pays entiers (que ce soit leurs matières 1ères ou leurs jeunes diplômés) par certaines de ses multinationales, mais essayerait d’accélérer le développement économique de ces pays Francophones d’Afrique, qui nous sont liés par l’histoire et la culture, afin de disposer rapidement de partenaires économiques dynamiques, viables et Francophones. Le problème d’immigration économique en provenance de ces pays se résoudra de lui-même s’ils atteignent un niveau de développement satisfaisant.
Tout cet effort que l’on nous a fait faire, pour développer l’économie du Portugal, de l’Espagne ou de la Grèce via certains fonds structurels européens, efforts totalement vains puisque la crise de l’euro a ramené ces pays dans une situation pire qu’en entrant dans l’ue, c’est vers le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon qu’il faut les faire après la sortie de l’union européenne, sans pour autant commettre l’erreur de l’intégration supranationale qui fut commise avec les voisins européens. Ce sera bien plus profitable à la France mais aussi aux pays Africains.
Je rêve d’une France qui soit libérée de tout projet d’unification européenne, libérée de toute contrainte liée à la prise en compte des visions de ce que devrait être « l’europe », notamment lorsqu’elle émane de citoyens de pays qui ne partagent notre conception Française jacobine, républicaine et universaliste de la société.
Après, ces pays, ces peuples, ont le droit de vivre comme ils l’entendent, c’est leur problème et je ne ne veux pas que la France s’en mêle car je ne revendique aucune « vision pour l’europe ».
L’universalisme républicain consiste, entre autres, à garantir l’égalité dans l’accès à certains services et équipements, que l’on soit dans une commune riche ou une commune pauvre. C’est aussi cela que l’europe met gravement en danger, alors qu’il s’agit d’un principe primordial en France.
Eh oui, le Suisse, vous n’avez semble-t-il pas compris ce qui a fait force tranquille de votre pays : ne pas se mêler des affaires des autres... Alors gardez vos rêves sur l’europe, vous avez au moins la chance d’être d’un pays qui n’en fait pas partie.
Mais non, l’helvète, le génie Français vient tous les Français, de ceux qui ont des ancêtres gaulois, comme de ceux issus d’Afrique Francophone, à l’instar de Bertin Nahum, d’ascendance Béninoise et né au Sénégal, patron d’une PME Héraultaise à la pointe des technologies médicales, et Malamine Koné, Malien immigré en France et patron-fondateur de la plus grande marque de vêtements de sport Française (Airness, la marque à la panthère noire). Ce sont aussi des gens comme eux qui font avancer la France.
Depuis le Chevalier de St-Georges (le Mozart noir, maître de musique de Marie-Antoinette mais aussi une des plus fines lames de son époque) jusqu’à Aimé Césaire en passant par Alexandre Dumas, on ne peut ignorer la part nègre du génie Français.
Ce que je reproche à l’europe, à l’idée d’unification européenne, c’est aussi de couper la France des pays Francophones d’Afrique, d’où est issue la moitié des écrivains Francophones actuels, c’est à dire de couper le génie Français de sa part Nègre.
Sinon, je savais bien que la Suisse affichait de bonnes performances au plan économique et notamment industriel, merci de ces précisions utiles. On ne peut ignorer l’importance de la Suisse dans le domaine de la chimie et de la pharmacie avec des grosses boîtes comme celle-ci, et le grand génie helvète qui en fut l’employé, génie dont Démosthène a semble-t-il abusé de la plus célèbre invention.
Car Démosthène reste perché dans son merveilleux monde imaginaire d’européiste borné ou les gentils membres de l’union européenne, cette Union des Supplétifs de l’Amérique se mettraient tous d’accord pour réécrire les Traités dans un sens gentil et solidaire.
S’il daignait redescendre un peu, il se rendrait compte à quel point le cauchemar européen est le « bad trip » bien réel de plusieurs centaines de millions de personnes dans 28 pays...
Il verrait les ravages que provoque l’intégration européenne, pourtant ce n’est pas faute de lui avoir expliqué, les enfants souffrants de malnutrition en Grèce et en Espagne, les Espagnols qui émigrent au Maroc ou en Amérique Latine parce que c’est la misère chez eux (merci l’europe).
Eh oui, Démosthène, dans le monde réel il ne peut y avoir de solidarité instituée qu’au niveau national, certainement pas à un niveau supranational. Une tentative d’intégration supranationale amène à la destruction de toute forme de solidarité, car elle neutralise la solidarité au plan national (en retirant aux Nations les moyens de protéger leurs systèmes de solidarité par le contrôle de leur monnaie et de leurs barrières douanières), en étant par nature incapable d’en créer une à l’échelle supranationale.
Parce les habitants d’un pays n’ont aucune envie de financer un autre pays à perte. Comme le dit si bien Olivier Berruyer sur BFM : « un pays qui file 100 milliards à un autre, ça s’est jamais vu. A moins d’une invasion militaire... ». Il parlait là des sommes que l’Allemagne devrait verser à la Grèce pour maintenir la zone euro. Il fut hélas souhaité que l’Allemagne et la Grèce partagent la même monnaie, seulement les Allemands n’ont aucune envie de financer les frais occasionnés par le décalage de compétitivité sur l’économie grecque.
Et c’est logique, Démosthène. Il est de même d’une grande naïveté de s’offusquer du fait que la Suisse ne soit pas solidaire avec ses voisins. Ca ne l’empêche pas de proposer au vote de ses citoyens une idée novatrice, solidaire et généreuse : le revenu minimum garanti.
Les Suisses seront peut-être solidaires entre eux, mais pas avec les autres pays, et c’est logique. C’est d’ailleurs valable pour tous les pays, c’est ce qui fait que l’union européenne est un échec.
L’établissement d’une solidarité instituée implique l’existence d’une communauté envers laquelle existe un sentiment d’appartenance fort, une communauté qui s’est dotée de règles, écrites ou coutumières, acceptées par tous, un contrat social.
La Nation est la communauté la plus large pouvant remplir ce rôle. Au dessus, il y a la communauté humaine dans son ensemble. L’europe ne peut en aucun cas être cette communauté solidaire : les différences et incompatibilités entre les pays membres de l’ue font que le contrat social faisant office de dénominateur commun entre ces pays se limite à « Marche ou crève ».
La Suisse a su retenir les bonnes leçons du 20ème siècle en évitant de se mêler des affaires de ses voisins, car c’est en général comme ça que les conflits éclatent : quand on veut se mêler des affaires des autres, et l’union européenne a le sérieux inconvénient de pousser ses pays membres à le faire entre eux.
Pourtant, je ne pense pas que la Suisse soit isolée, et on a vu qu’elle est loin d’être à la ramasse économiquement. Sa compétitivité oblige même la Banque Centrale à intervenir à coups de planche à billets pour éviter que le CHF s’envole
Ce fameux jour que tu rêves, Démosthène, ou tous les pays européens se mettront tous d’accord pour être solidaires entre eux et isoler les « méchants » Suisses n’arrivera jamais. Il est grand temps de redescendre, Démosthène. Redescendre vers la réalité, dans laquelle les nuisances de l’union européenne se voient chaque jour un peu plus, dans laquelle le seul moyen viable d’instituer une solidarité efficace est de rendre à l’État-Nation ses prérogatives économiques et monétaires.
Et ne flippe pas, la sortie de l’euro ne sera pas une catastrophe, au contraire : Sapir t’explique pourquoi dans la vidéo que je t’ai déjà invité plusieurs fois à regarder.
Donc, non, l’essence ne va pas augmenter inconsidérément (7% pour 25% de dévaluation), la dette ne posera pas de problème car elle est à 85% sous contrat Français, et on a plein de choses à exporter qu’on pourra exporter encore plus facilement avec une monnaie adaptée à nos besoins.
5% de croissance, 2 millions de chômeurs en moins, et plus aucun déficit. Que demander de plus ?
Rappelles toi 2005, quand les oui-ouistes nous disaient qu’il n’y avait pas de plan B, car il avait fallu trouver un compromis à 25 pays, et que donc ce serait ça ou rien. La suite a montré que c’était la seule vérité au milieu du tissu de mensonges sorti de la bouche de ces gens-là. C’est pourquoi ta renégociation des traités dans un sens solidaire n’arrivera jamais. C’est donc indispensable : il faut quitter au plus vite l’union européenne et sa monnaie ainsi que l’otan, pour éviter de se faire embarquer dans les guerres d’agression du bloc occidental.
D’ailleurs, comme moyens de régler le problème de la dette, on peut aussi, comme l’auteur de l’article le fait parfois sur d’autres sujets, s’inspirer de l’histoire. Voir comment Philippe le Bel et Colbert ont réglé les problèmes de surendettement de l’état à leurs époques : le 1er en brûlant les banquiers et en bannissant les créanciers, le second en embastillant ces derniers et en saisissant tous leurs biens.
Je n’apprécie en général pas trop les interventions de l’helvète (transpirant généralement d’une idéologie que je trouve assez nauséabonde, comme le montre le fait qu’il ne veut pas voir que la France se refuse par principe à distinguer ses citoyens soi-disant « de souche » des autres, et que le génie Français est issu de tous les Français, et non d’une partie d’entre eux), mais je me garderais bien de lui faire de mauvais procès.
Et force est de constater que sa petite Suisse réussit très bien d’être à l’écart du merdier nommé union européenne, et pas seulement grâce à ses banques, ses montres et ses réunions d’oligarques impérialistes occidentaux (Davos).
La Suisse a une des économies les plus compétitives de la planète, elle a de nombreuses industries, et notamment une forte industrie chimique et pharmaceutique.
Elle maîtrise sa monnaie, son économie, et respecte la volonté de son peuple quand il l’exprime par référendum
Et si vous attendez que tous les pays membres de l’ue se mettent d’accord pour la changer, vous pouvez attendre longtemps, Démosthène...
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