Ce que vous appelez « carcan jacobin » est simplement la garantie de l’égalité républicaine, du droit pour tous les Français à bénéficier des mêmes services publics partout en France.
Apparemment ça doit vous plaire de revenir à ce qui précédait ce concept d’égalité républicaine : le féodalisme.
Le retour au Moyen-Age avec ses féodalités, voilà où nous ramènent les européistes et leurs chers collabos régionalistes.
Le retour à une époque où le petit duc de bourgogne pouvait se croire permis de s’allier avec un souverain étranger contre la France, c’est ce que prônent les régionalistes.
Le retour à une époque où la papauté dictait aux habitants des pays d’europe ce qu’il fallait penser, dire et faire, sachant que les souverains de ces pays ne remettaient pas en cause son autorité, on commence à en voir les prémices dans le comportement des autorités supranationales de l’ue.
Le retour à une époque d’obscurantisme et de régression à tous les points de vue. Voilà où ces gens nous ramènent, en ayant le culot de présenter ça comme de la modernité.
Or, la modernité, c’est l’égalité républicaine, celle qui nous a justement débarrassés du féodalisme, qui a remplacé le découpage des anciennes provinces, issu des mariages consanguins entre petits nobliaux par le découpage harmonieux des départements, conçu pour obtenir des entités qui soient proches des gens : tout point d’un département ne devait pas être à plus d’une journée de cheval de son chef-lieu lors de leur création, ce qui correspond aujourd’hui à une heure de voiture.
La modernité, c’est que chaque Français puisse s’installer partout où il le souhaite en ayant toujours les mêmes droits et devoirs, en bénéficiant des mêmes services publics aux mêmes conditions.
Car la réalité de la situation actuelle est que les Français sont totalement mobiles sur l’ensemble du pays : un jour à Paris, le lendemain à Toulouse, le surlendemain à Brest (mobilité qui est, au contraire, insignifiante au niveau européen). Vouloir donner plus d’autonomie aux régions causera donc beaucoup de problèmes : si je dois déménager de Toulouse à Brest je n’ai pas envie de m’encombrer des formalités inutiles que pourrait occasionner une autonomie régionale.
Le régionalisme sent la naphtaline, aujourd’hui les identités régionales relèvent du folklore : en se promenant à Perpignan, on entend plus parler arabe ou espagnol que catalan, sachant que la langue que l’on entend le plus est bien entendu le Français. On peut même remarquer, dans de nombreuses grandes villes du Sud, que même l’accent « sudiste » se perd (ce qui est dommage, d’ailleurs) dans la population.
Que ce soit à Brest, Strasbourg, Perpignan ou Toulouse, les jeunes d’aujourd’hui ne parlent plus « régional », mais parlent un Français mâtiné de verlan et argot des banlieues. Voilà la réalité de la France d’aujourd’hui. Les régions n’y correspondent pas du tout.
Elles sont trop grandes pour être véritablement proches des gens (le mec qui vit à Souillac dans le Lot se contrefout de ce qui peut se passer à Pamiers dans l’Ariège) et trop petites pour les compétences que certains voudraient leur octroyer (on a vu le désastre de la régionalisation des TER : des grandes lignes transversales assurées par des trains confortables découpées en petites lignes régionales assurées par des michelines - ces « capsules » Bombardier hideuses et chères - toujours bondées, en retard, pâtissant du manque de moyens accordés par l’autorité régionale), et surtout, elles ne sont plus représentatives de la population.
Il est temps de prendre conscience que la France d’aujourd’hui s’est façonnée au cours des siècles en opposition aux séditions internes (le féodalisme que la Révolution a envoyé aux poubelles de l’histoire, après que la monarchie absolue aie transformé les seigneurs régionaux en courtisans rivalisant pour lécher les bottes royales) comme aux tentatives d’emprise continentale (opposition au St-Empire Germanique, guerre contre l’europe royaliste et réactionnaire gagnées par la Révolution).
Nous ne pouvons espérer avoir un avenir que si nous maintenons fermement cette opposition. Il est nécessaire de sortir la France de l’ue, mais aussi de supprimer les régions pour ne laisser que les départements, car la collectivité locale superflue et inutile (et donc inutilement dispendieuse) est incontestablement la région.
Revenir à l’état-nation n’aurait rien de titanesque, bien au contraire, ce serait salutaire ! Ce serait bien mieux pour aborder l’avenir que de s’accrocher à un navire sombrant sous le poids de ses divergences, de s’acharner à vouloir une intégration continentale avec des pays dont les intérêts sont opposés aux nôtres.
Vous l’avez dit vous même, M.Koutouzis, l’europe est morte à Chypre.
Une petite démonstration de l’effet bénéfique qu’aurait une sortie de l’euro pour la France et les autres pays de la zone : http://russeurope.hypotheses.org/987
Isga y en a pas comprendre avec son esprit étroit de collabo que l’europe sociale ça n’existe pas, ça s’appelle des plans d’austérité, avec les services publics bradés aux multinationales, la sécu remplacée par des assurances privées et le peuple qui peut crever la gueule ouverte au chômage sans indemnité puisque l’emploi a foutu le camp faute de compétitivité et que l’indemnisation des chômeurs est accusée d’aggraver la dette.
Isga le soi-disant marxiste se réjouit de voir la décision du parlement d’un état souverain contestée par un banquier central, ancien cadre d’une banque d’affaires, qui n’a de compte à rendre à personne dans son mandat.
Isga le soi-disant marxiste qui trouve Asselineau trop bourgeois à son gout,défend avec acharnement le projet d’unification européenne qui est tout ce qu’il y a de plus anti-social, en tentant de faire croire qu’il pourra le rendre socialiste...
Isga n’est qu’un jaune et un collabo, les vrais marxistes sont ceux qui veulent à tout prix abattre cette
organisation anti-sociale et anti-démocratique qu’est l’union
européenne.
« Je pense d’ailleurs que les gauches européennes (et non pas
européistes) n’ont guère plus que cinq ans devant elles pour se
réveiller au risque de disparaitre, (et) au profit prévisible de
l’extrême droite, nazillons de type Aube dorée compris. » http://www.greekcrisis.fr/2013/03/chypre-et-fin-de-leuro.html
« Pour produire en France, il faut sortir de l’Euro, de l’Union
Européenne, nationaliser les banques et la grande industrie, imposer la
réindustrialisation planifiée du pays !
Ceux qui nous parlent d’« Europe sociale », y compris à gauche, se trompent, voire nous mentent.
L’euro n’a pas été fait pour la « paix » et la « prospérité des
peuples » ; chacun voit au contraire que l’« euro fort », ce clone du
Deutsche Mark, met tous les peuples d’Europe en concurrence, qu’il
justifie l’austérité salariale sans fin et le démontage du secteur
public, qu’il permet à l’Allemagne capitaliste, associée aux États-Unis
et à la « City » de Londres, d’édifier un nouvel Empire européen qui
viole la souveraineté de la France et des autres pays. Ce qui se met en
place actuellement, c’est une dictature européenne pilotée par l’Axe
Washington-Berlin : dans leur manifeste Besoin d’aire, les gros patrons
« français » appellent, comme le faisait le Comité des Forges des années
30 et 40, à liquider la France » http://lepcf.fr/LUTTES-SOCIALES-OUI-Y-ALLER-FORT « L’Europe sociale est une arnaque » affirme le président du syndicat des cheminots RMT Alex Gordon. http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-le-president-du-syndicat-britannique-des-cheminots-rmt-demonte-le-mythe-de-l-europe-sociale-visant-a-96896703.html
Bonsoir Frida, et merci pour votre article et votre analyse, dont je partage cetains points, même si, tout comme vous, j’ai voté pour Mélenchon au 1er tour de la dernière élection.
Bien que je le trouve encore bien trop tendre sur les questions de l’euro, il faut quand même noter sa prise de conscience et son évolution positive sur la question de la monnaie commune et sa nocivité : alors qu’il y a encore quelques temps il traitait les partisans de la sortie de l’euro de « maréchalistes », il prône maintenant la sortie de l’euro au cas où il serait impossible d’adapter la gestion de cette monnaie aux besoins exprimés par les souverainetés populaires dans les pays membres.
La conséquence logique de cette démarche est la sortie de l’euro, car justement il est impossible d’adapter la gestion de cette monnaie aux besoins exprimés par les souverainetés populaires dans les pays membres.
S’il est malhonnête et prêt à faire passer le carriérisme vant les convictions, il prétendra participer à la mascarade d’« europe sociale » avec les jaunes de la CES pour gratter des strapontins grassement rémunérés au « parlement européen ». « La nation française est en danger. Elle est travaillée par deux courants. Un externe, l’affaiblissement de la souveraineté au profit de l’Allemgane, et par l’éclatement de le cohésion sociale au profit du communautarisme », dites vous.
Le danger me semble exclusivement venir du 1er courant. Le 2d, d’une importance largement surestimée par certains aux fins de créer des divisions au sein du peuple Français, n’est qu’un épiphénomène du 1er : lorsqu’une nation voit sa souveraineté rognée, les divisions internes ressurgissent. Ce qui se passe en Espagne avec les régions se déroule, en France, nation pluriethnique par essence et monoculturelle par principe, avec divers communautarismes, sachant qu’il reste assez difficile de ressortir le régionalisme de la naphtaline dans ce pays (à l’exception de quelques coins à forte vernacularité).
Lorsqu’une nation voit sa souveraineté rognée, elle est forcément handicapée dans sa capacité à intégrer de nouveaux citoyens. Notre modèle social républicain et jacobin ne peut fonctionner si le pays ne dispose pas des leviers de commande et doit partager sa souveraineté avec d’autres pays qui ne partagent pas notre modèle social républicain, même si ce sont des états de droit et démocratiques. Or justement l’intégration repose sur l’acceptation de ce modèle social. Donc on ne peut intégrer de nouveaux citoyens sur la base de l’acceptation de ce modèle social en partageant notre souveraineté avec des pays qui refusent ce modèle social et ont un comprtement qui tend à le détruire.
De plus, il est à craindre que, pour tenter de créer artificiellement dans une majorité de la population l’acceptation de la soumission à une entité européenne, nos chers dirigeants, qui ont démontré en Grèce qu’ils ne reculeraient devant rien pour prolonger l’agonie de leur création monétaire aberrante, décident d’aller chercher des définitions de l’identité européenne chez ceux qui en ont déjà des toutes prêtes, parmi les concepts ethnico-religieux chers à l’extrême-droite, dans l’espoir de trouver un écho chez ceux qui tiennent à mettre sur des problèmes sociaux un vernis ethniques, sachant que justement une part importante de la classe populaire française est, en partie ou en totalité, d’ascendance extra-européenne. Le patriotisme républicain remplacé par le culte de l’europe blanche et son corollaire, les divers communautarismes, voilà où nous entraîne la tentative catastrophique d’unification de l’europe.