Autre chose : je ne vois pas en quoi on peut voir ne serait-ce que l’ombre d’un embryon d’europe sociale dans ce qui vient de se passer à Chypre. Quand on commence par vouloir taxer les richards qui ont plus de 100000€ en banque à 9.9% et taxer les autres à 6.75%, ça donne une idée du côté « social » de la chose, même s’ils jurent tous aujourd’hui ne pas l’avoir demandé.
Quand on sait ce que c’est de vivre avec de petits revenus, on sait à quel point ça peut poser des problèmes de se voir amputé du jour au lendemain de 6.75 % de son fric.
Et même en ayant la décence de ne taper qu’au niveau du superflu, ce racket sur les dépôts ne serait en aucun cas une victoire d’une soi-disant « europe sociale » et une défaite pour les capitalistes occidentaux, au contraire, puisque des banques de zone euro seraient sauvées en mettant à contribution majoritairement des capitalistes non-occidentaux, à savoir des Russes. Et l’argent qu’il veulent prendre ne servira pas à financer la sécurité sociale chypriote, que je sache.
Ceci dit, que les Russes mettent en application leur menace ferait un bien fou à l’économie Française, mais ne plaira pas, mais pas du tout aux Allemands...
Ce qui est marrant avec cette histoire Chypriote, c’est que l’europe a voulu reproduire sur cette île les petits inconvénients d’une dévaluation (baisse de la valeur des avoirs en monnaie) en la maintenant dans la zone euro, donc avec tous les inconvénients qui vont avec. Autrement dit ils viennent de faire sauter le dernier verrou psychologique qui retenait encore certains de vouloir la sortie de l’euro : la peur de voir leur épargne (si maigre put-elle être) rognée par une dévaluation...
Et voilà Isga qui revient bassiner ses âneries de collabo sur l’« europe sociale »...
Il n’a pas encore compris que demander à l’ue d’être sociale, c’est comme demander à un crocodile d’être végétarien ! Il ne peut y avoir d’europe sociale justement parce qu’il n’y a pas de peuple européen. Il y a DES PEUPLES dont les intérêts et les modes de fonctionnement sont INCOMPATIBLES dans un espace intégré, à moins de recourir à une DICTATURE pour forcer des peuples souverains à accepter des décisions contraires à leurs intérêts. Les vrais marxistes sont ceux qui veulent à tout prix abattre cette organisation anti-sociale et anti-démocratique qu’est l’union européenne.
« Je pense d’ailleurs que les gauches européennes (et non pas européistes) n’ont guère plus que cinq ans devant elles pour se réveiller au risque de disparaitre, (et) au profit prévisible de l’extrême droite, nazillons de type Aube dorée compris. Et quant aux élites politiques et “paramédiatiques” de l’euroland, le temps est proche où elles devront expliquer (dans l’urgence) à leurs peuples combien les (bonnes ou mauvaises) politiques nationales existent bel et bien, sous le manteau déchiré de la mythomanie européiste. » http://www.greekcrisis.fr/2013/03/chypre-et-fin-de-leuro.html
« Pour produire en France, il faut sortir de l’Euro, de l’Union Européenne, nationaliser les banques et la grande industrie, imposer la réindustrialisation planifiée du pays !
Ceux qui nous parlent d’« Europe sociale », y compris à gauche, se trompent, voire nous mentent. L’euro n’a pas été fait pour la « paix » et la « prospérité des peuples » ; chacun voit au contraire que l’« euro fort », ce clone du Deutsche Mark, met tous les peuples d’Europe en concurrence, qu’il justifie l’austérité salariale sans fin et le démontage du secteur public, qu’il permet à l’Allemagne capitaliste, associée aux États-Unis et à la « City » de Londres, d’édifier un nouvel Empire européen qui viole la souveraineté de la France et des autres pays. Ce qui se met en place actuellement, c’est une dictature européenne pilotée par l’Axe Washington-Berlin : dans leur manifeste Besoin d’aire, les gros patrons « français » appellent, comme le faisait le Comité des Forges des années 30 et 40, à liquider la France » http://lepcf.fr/LUTTES-SOCIALES-OUI-Y-ALLER-FORT « L’Europe sociale est une arnaque » affirme le président du syndicat des cheminots RMT Alex Gordon. http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-le-president-du-syndicat-britannique-des-cheminots-rmt-demonte-le-mythe-de-l-europe-sociale-visant-a-96896703.html D’ailleurs j’attends toujours de voir cette majorité dans les pays créditeurs (Allemagne, Pays-Bas, Finlande..) qui acceptera de financer cette soi-disant « europe sociale ».
Les parlementaire européens, ceux dont l’élection a battu des records d’abstention avec près de 60% ? Ce record montrait bien l’intérêt porté à l’europe par les populations de ses pays membres.
Surtout que cette élection eut lieu alors que les nuisances de l’union européenne étaient moins flagrantes et dévastatrices qu’aujourd’hui, bien qu’elle étaient évidentes depuis le longtemps pour qui savait s’informer.
Evidemment, ces « parlementaires » figurants n’apprécient pas que l’on réduise l’importance de leur organisation, malgré son caractère néfaste. Voir les crises en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Irlande, à Chypre...
Ces « parlementaires » voudraient imposer l’austérité aux pays membres (les lois 6-pack et 2-pack ont été votées par ce « parlement » je crois), et s’insurgent lorsque les pays membres rechignent à raquer pour cette organisation. La seule apparence de légitimité démocratique qui existe dans l’ue est justement le conseil européen, puisqu’il réunit les dirigeants nationaux, qui ont été élus au cours d’un scrutin qui intéresse les gens parce qu’il concerne une entité géographique dans laquelle ils se reconnaissent.
Il ne peut y avoir de démocratie en europe car il n’y a pas de peuple européen, il n’y a que des nations dont les intérêts et les modes de fonctionnement sont incompatibles dans un cadre intégré. La crise de ces dernières années en a d’ailleurs apporté la preuve, comme elle a apporté que l’ue est prête à tout pour essayer de prolonger son agonie.
Si par l’artifice répugnant d’un « fédéralisme européen » on tentait de gommer ces divergences entre pays membres, elle se refléteraient obligatoirement dans l’offre politique au niveau supra-national. Et que se passera-t- il lorsque la majorité au niveau fédéral prend des décisions qui sont perçues comme insupportables par la majorité dans certains états membres ? Le cas s’est déjà présenté aux USA, alors qu’un seul des états de cette fédération avait eu une existence indépendante, pendant 9 ans.
S’acharner à essayer de faire marcher ces nations dans le même sens, c’est un peu reproduire la funeste démarche des Bonaparte, Hitler... Sans le fracas des batailles, mais avec la misère et l’asservissement organisé en plans d’austérité. C’est plus feutré, moins fracassant, mais plus pernicieux finalement.
Vous vous trompez : l’empire américain a tout fait, depuis le début, pour favoriser et piloter la « construction européenne ».
Dès 1951, Eisenhower déclarait que « rien ne servirait plus les intérêts américains que l’avènement d’une fédération européenne ».
« L’europe pour fait faire le poids face aux USA » est le gros bobard qui nous avait été seriné il y a 20 ans pour faire accepter l’arnaque de Maastricht. Depuis, on voit le résultat, une Bérézina économique...
Rien de plus facile pour neutraliser des concurrents que de les obliger à se mettre d’accord entre eux en sachant que leurs intérêts sont incompatibles.
Pour parvenir à réaliser tout cela, le préalable indispensable est la sortie de l’ue. Surtout pour ce qui est d’annuler les dettes et nationaliser les banques