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kimbabig

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  • kimbabig 3 mai 2013 12:53

    @Spartacus
    Liberté de choix pour l’éducation... Pourquoi pas.
    Cas concret dans votre monde libéral merveilleux : j’ai un enfant surdoué hyper fort en math, je veux l’inscrire dans une école de surdoués pour qu’il ait l’avenir qu’il mérite.

    Seulement je suis un travailleur précaire, j’ai pas quasiment de pognon, et il rentre de façon très irrégulière. J’ai été obligé de dépenser mon chèque-éducation en nourriture pour mon gosse car il a beau être surdoué, faut aussi qu’il bouffe.

    J’ai toujours la liberté d’aller inscrire mon gosse dans une école de surdoués, alors que j’ai pas un centime à filer à cette école ?

    Non ?

    Pourtant mon gosse a les capacités d’y entrer, et de suivre l’enseignement de cette école, mais non, cette école est une entreprise privée dans un secteur concurrentiel, elle préfèrera intégrer un fils de bourge abruti parce que Papa a du pognon plutôt que mon gosse qui le mérite par ses aptitudes. Et mon gosse devra aller dans une école publique au rabais financée par les pubs débiles que les enfants seront obligés de regarder pendant leurs heures de classe, école de laquelle il ne sortira que pour avoir un sombre avenir de travailleur précaire complètement inadapté à ses facultés (s’il n’a pas la chance, comme Will Hunting, de rencontrer un chercheur admiratif et un psy compatissant).

    Le système d’éducation public offre justement l’opportunité à chacun d’obtenir diplômes et qualifications selon ses mérites propres, et non simplement parce qu’il est né là où il fallait.

    Le système d’éducation public permet justement d’encourager l’excellence en récompensant les aptitudes de chacun et non la fortune familiale des privilégiés. Le meilleur exemple ? Les meilleurs écoles d’ingé en France sont justement les écoles publiques, car la sélection y est sévère, tandis qu’à côtés les écoles d’ingé privées, qui acceptent tous ceux qui peuvent mettre 6000 € par an, sont franchement minables, tant au niveau de l’enseignement que des débouchés.

    Le système d’éducation public offre justement à chacun la liberté de suivre les formations pour lesquelles il dispose des aptitudes, sans tenir compte de ses moyens financiers.

    Ce devrait faire réfléchir un soi-disant libéral, ça....

    En France, le système éducatif privé a essentiellement un rôle de rattrapage ou de redressement pour des fils de bourges trop abrutis pour réussir dans leurs études ou trop insupportables pour suivre une scolarité avec des profs lambdas, mais aussi un rôle de ségrégation sociale permettant aux parents bourges d’éviter à leur rejeton tout contact avec « la populasse ». La poubelle du public et un étagère à bibelots pour snobs, voilà ce qu’est l’école privée en France.



  • kimbabig 3 mai 2013 11:58

    Très mauvais article, qui voudrait nous faire passer l’Allemagne pour le modèle, l’exemple à suivre.

    Leur exemple avec ses lois Hartz, ses mini-jobs à 1€/h, ses sites de recherche d’emploi par enchères négatives, on n’en veut pas en France, si ça plaît aux Allemands une société de ce genre, c’est leur problème mais seulement qu’ils se le gardent, pas de ça chez nous. C’est hors de question.

    On veut notre modèle social qui s’efforce de garantir à chacun un minimum décent.
    Eux veulent apparemment suivre une autre voie, donc il est grand temps pour nos deux pays de se séparer en bons termes et de passer à autre chose.

    La France a ses atouts, une population encore jeune, de bonnes formations, des techniciens, ingés et chercheurs compétents, elle n’a pas besoin d’imiter un contre-exemple dont les solutions sont totalement inadaptées à la France et à sa population.

    P.S : on pourrait aussi faire un article prenant comme prétexte la finale Toulon-Montferrand de la coupe d’europe de Rugby pour affirmer la supériorité du modèle Français sur l’europe, et lui attribuer un rôle de « lumière du continent » que vous accordez sans vergogne aux teutons !



  • kimbabig 3 mai 2013 11:44

    @BA

    Je me demande s’ils ne finiront pas par le faire sans rien dire, l’air de rien...
    Je m’explique : ne voulant pas avouer le fiasco total de l’union monétaire, il est possible que les dirigeants de cette organisation notoirement nuisible que l’on nomme « union européenne », suivis comme il se doit par les pleutres qui sont à la tête des pays membres et restent incapables d’imaginer le salut qui ne peut exister qu’en dehors de cette union mortifère, maquillent l’éclatement de l’union monétaire par des mesures « spéciales » du genre :
    -interdiction de détenir sur soi plus de 100 € en liquide à moins de 50km des limites entre « zone euro fort » et « zone euro faible »
    -taxes bancaires d’environ 30% (ou d’un taux qui sera sûrement calculé en fonction des déséquilibres des comptes Target2 entre les banques centrales nationales après d’âpres négociations au conseil européen) lorsqu’on voudra transférer des fonds en euros de la zone faible vers la zone forte
    -prime octroyée par les banques d’un taux similaire (mais légèrement inférieur, faut pas déconner...) lorsqu’on voudra transférer des fonds de la zone forte vers la zone faible.

    Un peu comme à Chypre ou, officiellement, la monnaie reste l’euro, sachant qu’officiellement les euros marqués « Oxi » qui peuvent encore traîner dans nos porte-monnaie valent la même chose que les autres, alors qu’en réalité, Chypre s’est fait sortir de la zone euro, sans pour autant avoir retrouvé les avantages qu’il y a à maîtriser sa propre monnaie (et en devant toujours subir les effets délétères des plans d’austérité).

    Ce qui montre bien qu’il est indispensable de SORTIR notre pays de l’union européenne pour RETROUVER LA MAÎTRISE TOTALE DE NOTRE MONNAIE, et non de se contenter d’une zone euro faible, ou de la permission provisoire (vu le mécontentement germanique) que Don Draghi a accordé à la BdF de relancer l’imprimante à biftons pour sauver des grandes banques françaises de la faillite. Alors que cette imprimante à biftons ne devrait marcher que sur demande et au profit de l’état afin de financer des projets utiles à la société.



  • kimbabig 3 mai 2013 11:00

    "s’il y a des néo-pétainistes aujourd’hui, ce sont tous ces gens qui rabâchent que la France ne peut rien entreprendre de sérieux si elle en prend seule l’initiative ; que la volonté de conduire librement ses affaires équivaut à un « repli sur soi » éhonté, façon Corée du Nord comme j’ai encore pu l’entendre de la bouche de Jacques Attali face à Jean-Luc Mélenchon dans Des paroles et des actes ; que l’affirmation de nos intérêts nationaux face à l’Allemagne de Merkel était assimilable à de la germanophobie, justifiant d’y aller en douceur avec nos amis d’outre-Rhin, c’est à dire de ne pas y aller du tout ; que c’est avec bonheur que la défense nationale a retrouvé son ancrage stratégique dans l’OTAN pourtant à la main d’un Etat étranger, les USA"

    Rien n’est plus vrai, malheureusement beaucoup de gens refusent encore de le voir... Les défenseurs acharnés de la construction européenne sont bel et bien les collabos de notre temps. Exiger des sacrifices de la population Française (politiques d’austérité, recul des services publics) pour pérenniser la soumission du pays à une entité supranationale, c’est bel et bien du collaborationnisme. D’autant plus que certains (UMP) ajoutent à l’immonde en utilisant l’immigration ou les chômeurs comme boucs-émissaires des problèmes du pays, problèmes dont la plupart trouvent justement leur source dans cette soumission à l’europe, et, par l’intermédiaire de l’europe, aux marchés financiers.



  • kimbabig 3 mai 2013 10:37

    La plupart des pays d’europe ont une démographie déclinante : ils vieillissent et décrépissent aussi sûrement que leur taux de fécondité est faible.
    La plupart, sauf... la France !
    Notre pays est un pays encore jeune (taux de fécondité à 2 chez nous, contre 1.4 en Allemagne et 1.3 en Italie), dont la population croît par le solde naturel, au contraire de quasiment tous les pays européens qui ont besoin de l’immigration pour s’efforcer de maintenir la population.
    Donc la France jeune n’a pas à rester liée à l’europe vieille, sinon après on viendra nous raconter qu’il faudrait « suivre l’exemple de nos voisins » pour rester compétitifs et accepter de trimer jusqu’à 70 balais.
    NON !
    La France est un pays jeune et n’a pas besoin de faire trimer ses vieux jusqu’à 70 ans par manque de jeunesse.
    La France doit s’occuper de sa jeunesse et s’efforcer de lui offrir le meilleur avenir possible.
    Je n’ai pas envie de bosser jusqu’en 2050 sous prétexte que les pays voisins ne sont pas capables de renouveler leur population.
    D’après les conditions d’accès aux pensions de retraite qui existaient lorsque j’ai débuté ma vie professionnelle, je devrais être libéré du monde du travail à la fin des années 2030.
    Je ne vois pas pourquoi il en serait autrement, alors que les gains de productivité ainsi que la démographie Française permettent largement de financer les pensions.

    L’europe des vieux crève à feu doux, en effet. C’est pourquoi la France jeune doit s’en désolidariser et aller de l’avant vers son avenir.

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