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kimbabig

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  • kimbabig 3 mars 2013 20:18

    Une dévaluation compétitive, c’est bien ce dont la France a besoin, notamment les classes populaires. En effet, ce sont les gros riches qui craignent les dévaluations, les détenteurs de liquidités, ceux qui ont un compte bancaire bien garni, ceux qui consomment beaucoup de gadgets importés. Les pauvres ont beaucoup moins à y perdre, eux pour qui le principal budget reste celui des besoins primaires dont la satisfaction est beaucoup moins liée aux importations.

    La valeur d’une monnaie c’est comme le braquet d’un vélo, si vous vous essoufflez en essayant de le tirer c’est qu’il faut en mettre un plus petit pour avancer sans trop se crever. L’euro est en train de tuer l’économie française, car sa valeur n’y est pas adaptée. Donc du chômage, de la dette et donc des plans d’austérité puisque nous ne contrôlons plus notre monnaie ni notre banque centrale. C’est ce qu’on vécu les Grecs, les Portugais, les Italiens, et nous sommes les suivants sur la liste.

    Quant aux Allemands, leur population dramatiquement vieillissante leur impose de se réorienter progressivement vers une économie de rente, ce qui implique de conserver absolument une monnaie forte. Les retraités des chaînes de montage de Wolfsburg doivent pas trop aimer quand l’euro baisse s’ils touchent une retraire par capitalisation...

    Donc justement la fin de l’euro, et de l’europe serait bénéfique aux prolétaires des deux pays, France et Allemagne, mais pas aux gros bourgeois français qui préfèrent une monnaie forte pour leur capital, et pour se payer une tablette dernier cri chaque trimestre, ni aux gros bourgeois Allemands qui veulent que les entreprises dans lesquelles ils ont des actions puissent continuer d’écraser la concurrence latine par l’effet pervers de la monnaie unique.

    Sinon, c’est « Prolétaires de TOUS les pays unissez-vous » et pas : « Prolétaires des pays d’europe unissez-vous ». Parce que dans ce cas, pourquoi seulement l’europe ? Et pas les autres ?



  • kimbabig 3 mars 2013 19:40

    @Gorgonzola

    Pour Chavez, la souveraineté du Vénézuela est sacrée ! Il n’a pas attendu l’arrivée au pouvoir d’une majorité complaisante chez ses voisins pour mener la politique pour laquelle les Vénézuéliens l’avait élu. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils l’ont réélu sans cesse...

    Mais qu’est ce que vous voulez, il y en a certains qui prennent l’air de défendre certaines choses, et qui lorsqu’on leur propose d’abattre précisément ce qui rend impossible ce qu’ils réclament (et que personnellement je réclame aussi), adoptent de sots et suicidaires réflexes pavloviens... Qui aboutissent à laisser le piège se refermer encore plus durement sur eux.

    Comme Laguiller en 92... Consternant, comme le fait d’assimiler la défense de la souveraineté à Pinochet.

    Par contre, voilà à quoi on peut clairement assimiler la construction européenne :

    « (...) surgira inévitablement une nouvelle Europe. On parle souvent d’Europe, c’est un mot auquel, en France, on n’est pas encore très habitué. On aime son pays parce qu’on aime son village. Pour moi, Français, je voudrais que demain nous puissions aimer une Europe dans laquelle la France aura une place qui sera digne d’elle. Pour construire cette Europe, l’Allemagne (...) doit, avec d’autres, consentir d’immenses sacrifices (...) Ainsi donc, comme je vous le disais le 20 avril dernier, nous voilà placés devant cette alternative : ou bien nous intégrer, notre honneur et nos intérêts vitaux étant respectés, dans une Europe nouvelle et pacifiée, ou bien nous résigner à voir disparaître notre civilisation. J’ai toujours trop aimé mon pays pour me soucier d’être populaire. J’ai à remplir mon rôle de chef. Quand je vous dis que cette politique est la seule qui puisse assurer le salut de la France et garantir son développement dans la paix future, vous devez me croire et me suivre (...). »

    Qui saura dire quel si « grand européen » est l’auteur de cette prose aux accents si eurobéats ?



  • kimbabig 3 mars 2013 19:03

    Je n’ai jamais dit que la France était le paradis, ni un modèle parfait. Mais il y a certaines choses qui ont pu être obtenues de haute lutte et que pas de mal de monde nous envie : ne serait-ce que la Sécurité Sociale, les écoles gratuites... Toutes ces choses que l’europe finira par nous retirer si l’on s’acharne à vouloir y rester. Notre république laïque et jacobine n’est certes pas parfaite, mais il existe bien pire, et il ne tient qu’à nous de l’améliorer, et ce n’est pas en repartant de zéro en essayant de s’intégrer avec des pays aux visions et besoins différents que l’on pourra espérer avoir quelque chose de mieux.

    D’autre part je ne pense pas que la France soit un « état-croupion », avec 1% de la population mondiale sur 1% des terres émergées, la 5 ou 6ème économie de la planète, une démographie saine (renouvellement de la population avec une légère augmentation). C’est pays qui a clairement les moyens d’exister au 21ème siècle mais il ne faut pas qu’il tarde trop à s’extirper du fiasco européen.

    Car il s’agit bien de s’extirper d’un fiasco, d’ouvrir des barrières plutôt que fermer des frontières, car la France pourrait très bien se chercher des alliances hors d’europe. Pourquoi se lier avec 27 pays en particulier alors qu’il y en a près de 200 sur cette planète ?

    C’est en ayant la possibilité de nouer nos alliances avec qui il sera utile en fonction de la situation que nous serons les plus à même de nous défendre, et non en s’obligeant à toujours négocier avec les 27 mêmes.

    Donc sortir la France de l’ue c’est au contraire s’ouvrir vers d’autres pays.



  • kimbabig 3 mars 2013 18:09

    Julius,

    Désolé de vous l’apprendre mais le sous-continent européen est déjà vassalisé par l’empire américain, et l’instrument de cette vassalisation s’appelle... l’union européenne.

    Nous sommes déjà dans le marasme économique et une des grandes causes de ce marasme est... l’union européenne, et son acharnement à vouloir faire marcher ensemble, avec la même monnaie des pays aux intérêts et modes de fonctionnement incompatibles.

    Vouloir en sortir n’est pas du nationalisme. C’est juste la volonté de se préserver de quelque chose de nuisible. D’ailleurs pourquoi la France devrait-elle s’intégrer avec 26 autres pays et se couper de plus de 150 autres pays, parmi lesquels une bonne dizaine de pays francophones ?



  • kimbabig 3 mars 2013 17:38

    C’est exactement l’inverse, Isga...

    Les intérêts de la bourgeoisie Française sont bien plus corrélés avec les intérêts de la bourgeoisie Allemande que les intérêts du prolétariat Français avec son homologue Allemand.

    C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont voulu faire l’europe... En 2005, les classes bourgeoises ont voté pour l’europe et les classes populaires contre !

    Quelqu’un qui se dit de gauche et pro-européen n’est rien d’autre qu’un imposteur, un traître ou un grand naïf qui ferait mieux de se réveiller !

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