Au contraire, c’est à l’échelle de la nation qu’ils pourront moins nous tondre. Car en face il y a un peuple qui partage une conception d’un modèle social.
Chavez est d’ailleurs le plus intraitable quand il s’agit de défendre la souveraineté Vénézuélienne, donc je veux bien qu’on suive son exemple. L’exemple Argentin est d’ailleurs, pour la résolution d’une crise d’endettement, l’inverse de ce que l’europe, dans laquelle vous tenez tant à rester et que vous imaginez pouvoir convertir au socialisme, a imposé à la Grèce.
Donc encore une fois, suivre l’exemple Argentin, se libérer de l’emprise des banques et du système financier, ça implique... de quitter l’ue.
Quelqu’un le propose et vous lui crachez dessus sous prétexte qu’il est de droite. Alors qu’aucune de ses propositions n’est de droite.
Et sachant que le seul moyen de favoriser le progrès social, c’est de quitter l’ue... Le point central du programme d’Asselineau est donc le préalable incontournable si l’on veut pouvoir mener une politique vraiment socialiste. Même si lui ne l’est pas.
Donc votre rancoeur contre Asselineau est complètement idiote et injustifiée. Vous avez essayé de vous incruster à une réunion UPR et ils ne vous ont pas offert de petits gâteaux ?
Et vous en choisissant de croire à une hypothétique europe socialiste vous nous laissez coïncés dans ce piège à voir tous nos acquis sociaux retirés un à un. Comme erreur je crois qu’on ne fait pas pire.
Parce que comme je vous le disais on ne peut se contenter d’attendre benoîtement qu’une majorité d’Allemands acceptent de financer le social dans notre pays. Comme attitude de la part de quelqu’un qui se prétend révolutionnaire et favorable au progrès social, j’appelle ça une imposture.
Imaginez pendant la guerre un communiste qui refuserait de s’engager dans la résistance aux côtés des gaullistes parce qu’ils sont de droite, et préfère chercher à s’allier à des Allemands communistes. A la libération, seule le fait d’être reconnu comme simple d’esprit par les tribunaux aurait pu sauver un tel homme du peloton d’exécution pour collaboration. Croire à l’europe socialiste, c’est tout aussi stupide et vain.
Si les USA ont soutenu depuis le début la construction de l’europe, c’est justement en tant que rempart contre le socialisme, pour garder les pays européens sous leur contrôle et les contraindre insidieusement à renoncer à leur modèle social. Le 2d scénario que vous évoquez est justement celui qui leur est moins favorable car des pays souverains sont moins contrôlables, et la bourgeoisie de ces pays serait justement plus fortement soumise à son propre prolétariat dans l’espace d’un pays souverain que dans un espace multinational ouvert où la bourgeoisie de chaque pays peut mettre son prolétariat en concurrence avec d’autres qui n’ont pas les mêmes exigences.
Puisque vous citez l’exemple de l’Amérique du Sud, alors vous devriez vouloir une alliance avec eux. POURQUOI S’ACHARNER A VOULOIR L’EUROPE ? Alors qu’on a vu que ça ne pouvait mener qu’à la destruction de notre modèle social, et même de toute notion de progrès social ! C’est complètement illogique comme raisonnement !!!
Ils
veulent construire l’Europe pour détruire la France, c’est-à-dire les
acquis sociaux obtenus par les luttes sociales en France ; et il en
va bien sûr de même pour les autres pays européens.
C’est le temps des promesses électorales.
Si les
deux principaux candidats nous ont autant parlé de notre identité
nationale, c’est pour mieux nous cacher qu’ils veulent la détruire ;
car, s’ils tiennent tant à construire l’Europe, c’est afin de détruire la France,
c’est-à-dire les acquis sociaux obtenus par les luttes sociales en
France.
Ils veulent bien entendu détruire aussi les
éventuels acquis sociaux obtenus dans les autres pays européens. Avec
l’Europe, tout ce que les exploité-e-s avaient conquis par les luttes
sociales devra être conquis à nouveau. Si l’europe se fait, il nous faudra
repartir de zéro ; ce sera à nouveau le XIXème siècle.
C’est pourquoi « ILS » la veulent à tout prix, leur Europe de merde !
C’est des salauds, et il est grand temps pour nous de construire à nouveau
une époque digne de la carmagnole !
Mais, examinons de plus prêt le cas de
notre pays, la France.
Qu’est-ce que notre identité nationale à
nous Français ? C’est tout simple, notre
fête nationale, c’est le 14 juillet 1789 : notre identité nationale
c’est la révolution !
Alors, rappelez-vous cet épisode essentiel
de notre histoire, rappelez-vous en particulier de la femme du roi Louis
XVI, vous savez, Marie-Antoinette, la Reine de France qui était
autrichienne ; celle qui nous avait dit, à l’époque, que si nous
n’avions pas de pain, nous n’avions qu’à manger de la brioche ; ça y
est vous voyez de qui je veux parler, n’est-ce pas ? Hé bien, cette bonne
femme avait appelé sa famille royale autrichienne au secours, et elle
avait appelé par son intermédiaire tous les royaumes d’Europe à fonder,
avec les nobles français émigrés, une armée pour vaincre la révolution
française et rétablir la royauté. À Paris, l’on déclara la patrie en
danger. Cette armée contre-révolutionnaire dirigée par le duc de Brünswick
fut vaincue par la révolution française à Valmy le 20 septembre 1792.
Cette opération militaire internationale contre la révolution française
fut appelée la « croisade des souverains ».
L’Europe, c’est le retour de la
croisade des souverains ! La bourgeoisie veut
noyer la France révolutionnaire dans l’Europe réactionnaire : il y a
des rois ou des reines tout autour de nous ; à part notre pays, seul
le Portugal a la séparation de l’église et de l’État ; les acquis
sociaux dans les pays alentours sont bien plus faibles que chez
nous ; en Allemagne, les droits des femmes (contraception,
avortement, etc.) sont lamentables à côté de chez nous ; en Pologne,
l’avortement est carrément interdit ; etc. Chaque jour qui passe,
l’Europe détruit un peu plus nos services publics et viole un peu plus nos
droits.
Pourtant, et cela fait bien plaisir aux
capitalistes, en France, tous les grands partis sont pour l’Europe, et
même le Parti « socialiste » est pour l’Europe ; et même dans l’extrême
gauche, presqu’aucun parti n’est contre l’Europe : ils disent presque
tous qu’ils sont pour une « autre Europe », mais ils ne disent jamais, sauf
peut-être Shivardi, qu’ils sont contre l’Europe. Comment
expliquer cette inique pensée unique ? Comment expliquer cette
quasi-universelle trahison ?
C’est parce qu’avec l’Europe se crée un
nouveau parlement avec de nouveaux députés, et donc chaque parti aura un
certain nombre d’élus à ce nouveau parlement européen ! et, ça, ça
fait de quoi placer beaucoup de personnes avec un bon salaire. Et, comme
les députés européens sont élus à la proportionnelle, même les petits
partis auront des députés européens élus, et, ça, ça fait du fric !
mais, ça, ils peuvent pas le dire ! Et, ça, justement, il faut bien
que quelqu’un le dise ! De toute façon, leurs députés européens ne
servent à rien, puisque le parlement européen est seulement consultatif : la commission
européenne et la Banque Centrale Européenne ont tous les
pouvoirs ! L’Europe, c’est la dictature
absolue !
Le
29 mai 2005 eut lieu un réferendum sur la Constitution de l’Europe. Afin de
nous forcer la main, les partisans du Oui nous avaient dit que voter NON,
ce n’était pas seulement voter contre la constitution Giscard, mais que
c’était dire définitivement NON à l’Europe, et justement nous avons voté
NON !
Et, comme nous avons mal voté, les
principaux candidats à l’élection présidentielle, ceux-là même qui nous
avaient promis qu’il n’y avait pas de « plan B », veulent nous refaire
voter ! ce qui est un parfait scandale !
C’est justement pour mettre un rideau de
fumée devant leur projet de construire l’Europe malgré nous, c’est-à-dire
contre nous, et ainsi de détruire la France et tous nos acquis sociaux,
que les principaux candidats nous ont autant parlé de notre identité
nationale !
Il ne faut pas construire une autre Europe,
il faut détruire l’Union Européenne ! ou du moins s’en retirer, et aussi
revenir au Franc !
7 avril 2007
Merci pour votre
attention, Meilleures
salutations, do http://mai68.org
Post-scriptum : Actuellement, pour
trouver du boulot, nous devons souvent accepter d’aller à l’autre bout de
la France, loin de notre famille et de nos ami-e-s ; avec l’Europe, il faudra accepter
d’aller beaucoup plus loin encore : il faudra accepter
d’aller jusqu’à l’autre bout de
l’Europe !
Pour travailler, il faudra se déplacer par exemple en Pologne où,
il y a peu, de hauts responsables politiques écrivaient au nom de
l’Europe un livre d’un antisémitisme purulent, livre décoré des
symboles de l’Europe ! Pologne où l’avortement est illégal :
qu’adviendra-t-il d’une femme obligée d’aller travailler en Pologne et qui
tombera enceinte dans ce pays alors qu’elle ne voulait pas
d’enfant ?
ou bien en Autriche, pays de naissance de Hitler, pays pourtant
jamais dénazifié sous le faux prétexte qu’il avait été une victime du
nazisme, pays où fut pourtant élu président l’ancien officier SS
Kurt Waldheim (et plus les Juifs dénonçaient Kurt Waldheim comme
étant un ancien SS, et plus les sondages montaient en sa faveur), en
Autriche, vous pourriez vous établir par exemple à Vienne (capitale de ce
beau pays) où, d’après un ancien numéro de la revue « Actuel », il y
a 20 ans seulement, l’on pouvait se rendre dans un certain bistrot,
toujours bondé grâce à son attraction touristique très particulière, pour
admirer une lampe dont le splendide abat-jour était fait en peau de juif
tatoué ;
ou, même, devrons-nous accepter d’aller travailler dans ce pays
plus lointain encore, la Lituanie où, nous disait-on il y a quelques mois
à la télé, l’on élève à nouveau aujourd’hui des statues à
Hitler ?
« Rejoins le prolétariat Européen en lutte. » La sinistre blague... Vous voulez parler de cette « Confédération Européenne des Syndicats » qui avale toutes les couleuvres austéritaires ? Merci NON !!
Le seul moyen de parvenir au progrès social c’est de quitter l’ue.