C’est plutôt l’union européenne qui nous mène droit à la guerre !
Guerre économique entre les pays qui en sont membres, avec pour corollaire la destruction de tous les acquis sociaux durement obtenus, qui débouche à des tensions qui n’existeraient pas si chaque pays disposait de la maîtrise de sa monnaie et de son économie, et donc des moyens qui permettent de protéger ces acquis sociaux. Là, on a des pays latins qui se retrouvent à monnaie égale avec des pays plus compétitifs, et donc incapables de protéger leur économie par une salutaire dévaluation. Les pays plus compétitifs (et on a vu comment, avec les lois Hartz et l’arnaque de l’euro) refusent de compenser cette chute de compétitivité des latins par des transferts financiers, donc comme les gouvernements des pays latins n’osent pas encore reprendre la souveraineté au nom des pays qu’ils représentent et dirigent, ils se trouvent contraints d’appliquer toutes ces mesures iniques et antisociales d’austérité afin de rester dans l’ue et l’euro.
Là on va bientôt, en France, se retrouver dans la situation où, si on s’acharne à rester dans l’euro et donc dans l’ue, le financement de notre protection sociale dépendra de la « générosité » européenne (c’est à dire essentiellement germano-néerlando-finlandaise). Je crois que les Grecs et les Portugais ont eu un bon aperçu de ce que valait cette « générosité », sachant qu’elle était déjà trop généreuse au goût des populations des pays contributeurs.
Donc si la France s’acharne à rester dans l’ue le seul moyen de garder une protection sociale digne de ce nom sera de parvenir à imposer aux Allemands, aux Néerlandais ou aux Finlandais de nous la financer. Autrement dit c’est en voulant rester dans l’ue qu’on fonce droit à la guerre, car je ne pense pas qu’on puisse faire avaler aux Français qui ont voté NON à l’ue ce qu’on a fait avaler aux Grecs et aux Portugais au nom de l’ue : Vous direz quoi quand un commissaire européen ou un envoyé de la troïka viendra nous dire qu’il faut remplacer notre sécu par des assurances privées, payer des droits d’inscriptions dans les écoles publiques ?
Vous attendrez qu’une majorité d’Allemands veuillent faire une europe sociale par le biais de laquelle ils financeraient le social chez nous ? Qu’ils renoncent à une monnaie forte alors que vu leur démographie dramatiquement vieillissante il est vital pour eux de conserver une monnaie forte ? Vous n’avez pas encore compris que l’union européenne, et toute tentative d’intégration européenne en général est néfaste, tout particulièrement pour le progrès social ?
Je ne veux pas avoir à négocier un pacte social avec des gens qui ont accepté les lois Hartrz, mais si ça leur plaît d’accepter ça dans leur pays c’est leur problème, pas le notre, et ce n’est pas pour une raison pour les détester tant que cela nous empêche pas d’avoir un pacte social qui nous convient. C’est si nous nous acharnons à vouloir négocier un pacte social avec eux que nous allons nous mettre à les détester, et réciproquement. Surtout que ce ne sera pas évident avec la barrière linguistique...
Vous prétendez que USA souhaitent l’éclatement de l’europe alors que c’est tout le contraire, c’est ce qu’ils redoutent le plus ! Pourquoi croyez-vous qu’Obama a empêché à Cameron de quitter l’ue ? Pourquoi Clinton a eu le prix Charlemagne ? Pourquoi Eisenhower souhaitait la création d’une europe fédérale ? Le grand Marché Transatlantique ça vous dit rien ? Les USA voudraient construire un marché commun avec l’ue et ils voudraient son éclatement ? C’est n’importe quoi !!!
Pourquoi vous acharnez vous dans la sottise qui consiste à assimiler la volonté, salutaire si on veut défendre le progrès social, de se débarrasser de l’ue, à du nationalisme ? Je me rappelle Arlette Laguiller disait qu’elle ne voulait pas voter NON à Maastricht, même si elle reconnaissait que ce traité était totalement antisocial, car elle ne voulait pas mettre le même bulletin que Le Pen... Une attitude complètement DÉBILE, et heureusement qu’elle n’a pas refait la même erreur en 2005.
Et au fait pourquoi les prolétaires Français seraient-ils plus frères de leurs homologues Allemands, Grecs, Espagnols ou Portugais que de leurs homologues Canadiens, Gabonais, Marocains ou Argentins ? Pourquoi ?
L’imbécilité, Isga, c’est de s’acharner à défendre l’europe quand on voit les calamités qu’elle n’en finit plus d’amener ou d’amplifier, et si on le fait au nom du progrès social, c’est carrément une imposture indécente.
Si vous voulez que la France fasse partie d’une alliance de pays respectueux des notions de justice et de progrès social, c’est plus au Vénézuela, en Argentine ou en Bolivie qu’en Allemagne que vous trouverez des partenaires viables et volontaires pour ce genre de projet.
Si vous êtes honnête dans vos convictions, unissez vos efforts à ceux qui veulent abattre, ou au moins quitter l’union européenne au lieu de leur cracher dessus. Parce que si n’avez pas encore compris que l’unification européenne est incompatible avec le justice et le progrès social, relisez l’actualité Grecque de ces 4 dernières années, c’est quand même franchement flagrant !
Ce serait en effet une belle revanche pour son ancien camarade de tournage, mais aussi pour tous ceux qui subissent l’austérité en Italie et dans d’autres pays affamés par l’europe au nom de la sauvegarde de quelques banques et d’une construction aussi foireuse que néfaste qui mériterait bien son « V-Day ».
Sinon, « Le fou de guerre », faut le voir, il est génial ! Il passait quelques fois à la tv quand j’étais gamin, plus rarement aujourd’hui (il est repassé il y a quelques mois). Grillo y est excellent dans son rôle d’aspirant psychiatre, autant que Coluche en capitaine déjanté. Ca donne une super comédie dramatique et satyrique assez unique. Par contre c’est vrai que, malheureusement, il est un peu tombé dans l’oubli, et donc assez difficile à dégotter, mais ça se trouve.
Il ne faisait pas que partager le métier de Coluche, ils l’ont exercé tous les deux ensemble en tête d’affiche, dans un film assez savoureux, le fou de guerre
Krugman : « Des nations condamnées à des années de déflation et de stagnation » ... « l’appartenance à la zone euro entraîne depuis début 2011 une pénalité, les pays concernés étant soumis à des coûts d’emprunt plus élevés que d’autres au profil économique et budgétaire similaire »
Nous sommes clairement les otages captifs d’Etats incapables de s’entendre pour créer un Etat supranational solide avec lequel nous aurions un vrai contrat social.
C’est plutôt de l’europe que nous sommes captifs ! Faudrait pas inverser les rôles !
Les pays membres de l’ue ont des intérêts et des modes de fonctionnement incompatibles (surtout dans un ensemble intégré), donc forcément il est vain d’espérer les voir s’entendre sur un contrat social, qui s’en trouve donc réduit, par défaut, à la sinistre formule : « Marche ou crève ».
Pour le plus grand bonheur des requins de la finance, qui ont en prime l’opportunité de prendre le contrôle de cet ensemble incohérent par le biais de lobbys, ou en plaçant leurs sbires directement aux postes de commande, ce qui . C’est pourtant simple à comprendre...
Et on en a eu la démonstration en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie, et ça va être le cas de plus en plus chez nous, tant que notre gouvernement n’aura pas le courage de renier ces dogmes matraqués depuis 20 ans dans le médias selon lequel l’europe serait un horizon indépassable, et la clairvoyance de sortir la France de l’ue.
Peut-on revenir en arrière ? BIEN SÛR !!! Quand on est dans une impasse, c’est bien la seule chose à faire de toutes façons !
Du point de vue légal, rien ne s’y oppose.
Du point de vue économique, ce serait même plutôt souhaitable ! C’est l’avis de 2 Prix Nobel d’économie, Krugman et Stiglitz, et celui directeur de l’EHESS, Jacques Sapir. Aujourd’hui, la seule issue pour notre pays réside dans l’adoption de
mesures unilatérales, et en particulier dans une sortie de l’Euro. C’est
la seule solution si nous voulons conserver une industrie puissante
dans notre pays.
Les seuls qui aujourd’hui prédisent qu’une sortie de l’europe serait catastrophique sont ceux qui nous prédisaient des lendemains qui chantent grâce à l’europe. On a pu voir ce que valaient leurs prédictions.
L’acharnement à vouloir faire marcher ensemble et, pire encore, intégrer des pays aux intérêts si divergents est mortifère. Il nous a conduit à la catastrophe actuelle.
Donc il est temps d’arrêter les frais ! Il faut abattre l’europe pour retrouver notre contrat social.