Au retraité du fdg : En gros vous voulez permettre à une organisation (l’ue) qui fut crée et gérée, entre autres nuisances, dans le but d’amoindrir les droits sociaux des populations des pays membres par la concurrence des dumpings sociaux, l’étranglement économique imposé aux latins (dont la France) par la monnaie unique, les plans d’austérité sauvages imposés dans les pays d’europe du sud, de poursuivre son but par l’application du principe « diviser pour mieux régner ». Les cadres de la solidarité et de la démocratie sont les nations, si vous les affaiblissez par le bas avec le régionalisme alors qu’elle sont déjà affaiblies par le haut en les dépossédant de leur souveraineté au profit d’une organisation supranationale, vous perdrez définitivement ce qui va avec : démocratie et solidarité. De petits féodalismes régionaux ne seront certainement pas moins corrompus qu’un état central national, bien au contraire. La France jacobine finance (de moins en moins du fait de la réduction de ses moyens par l’ue) les services publics et sociaux dans ses régions pauvres et isolées, au nom de l’égalité et de la fraternité, valeurs héritées la révolution. Pas sûr que les Bavarois ou les Finlandais acceptent de financer leur fonctionnement au même niveau de service via une ue encore plus fédérale, très probable que bon nombre d’états fédérés régionaux n’en auraient pas les moyens.
Vu les effets délétères et la nocivité avérée du processus d’unification européenne (situation en Grèce, en Espagne... qui nous attend si la France ne sort pas du titanic ue), en demander encore plus relève de l’aveuglement fanatique...
L’« europe des peuples », le vieux mythe élimé qui fut répandu pour faire accepter aux naïfs l’asservissement de la France par l’ue !
Le réveil des peuples, ce serait plutôt libérer les pays de l’ue qui cherche à les diviser pour les affaiblir, en ressortant les régionalismes de la naphtaline.
Le centralisme jacobin a permis l’égalité des citoyens, il a permis à faire bénéficier des régions reculées (dont les coins montagneux du 64 ou du 66) de services publics modernes, et c’est justement cette égalité des territoires et des citoyens devant le service public qui est remise en cause par les politiques de mise en concurrence et de régionalisation des services publics qui est imposée par l’ue.
Aujourd’hui en France le régionalisme relève du folklore, les français sont mobiles et interchangeables d’un bout à l’autre du pays (ce qui n’est certainement pas le cas à l’échelle de l’europe), je dis ça en connaissance de cause puisque j’ai traîné mes guêtres dans au moins 50 des 101 départements français. Baladez-vous à Toulouse, vous n’entendrez personne parler en occitan, promenez-vous à Perpignan vous n’entendrez pas plus de catalan. Vous entendrez très majoritairement du français, quelques fois de l’espagnol ou de l’arabe... Idem vous aurez du mal à entendre parler breton à Rennes ou Brest...
Ben si vous êtes contre la monnaie forte vous ne devriez pas être opposé aux dévaluations... Actuellement nous avons en France une monnaie qui est encore trop forte pour notre économie, donc vous conviendrez qu’il est nécessaire de la dévaluer. Et comme cette monnaie a l’inconvénient de ne pas être vraiment la nôtre, puisque nous la partageons avec 16 autres pays, qui n’ont pas tous besoin ou envie d’une monnaie dévaluée, voir de dévaluer leur monnaie plus qu’il ne serait nécessaire pour nous français, le mieux est de revenir aux monnaies nationales.
En cas de dévaluations, c’est le prix des produits importés qui augmente, pas celui des productions nationales, et c’est justement l’intérêt de la chose : faire gagner en compétitivité les productions nationales. Donc il y a peu de chances pour que votre baguette augmente de façon inconsidérée, vu qu’elle et ses ingrédients sont produits en France. Il y aura, au pire, une légère répercussion de l’augmentation du prix du pétrole (importé et payé en $) sur celui de la baguette.
Enfin, il me semble que vous vous acharnez à vouloir défendre un coupable évident. La principale tare de l’euro n’est pas celle qui fut le plus rapidement visible, à savoir l’inflation due aux arrondis faits par les commerçants à leur avantage, que tout un chacun a pu ressentir désagréablement, mais le principe même de vouloir faire adopter une monnaie unique à des pays dont les modes de fonctionnement et les intérêts sont incompatibles. La crise de la dette que subissent les pays méditerranéens de la zone euro est justement le résultat de ces divergences. A monnaie égale ils perdent toute compétitivité contre des pays comme l’Allemagne, et la BCE leur a confisqué l’imprimante à biftons. Si avant l’euro le Mark valait 1000 Lires c’est qu’il y a avait une raison qui n’a certainement pas disparu d’un coup de baguette magique en instaurant l’euro. Certains ont donné l’illusion avec des bulles spéculatives (immobilier en Espagne), mais à la retombée du soufflé, patatras... Pour qu’une zone monétaire tienne il faut que ses composantes les plus riches financent de façon permanente les composantes les plus démunies, or en zone euro, les pays les plus riches n’ont visiblement pas envie, et peut-être même pas les moyens, de financer les pays les moins compétitifs.
Pour sauver leur construction monétaire aberrantes du poids de ces tares congénitales, la divergence profonde de ses membres, les dirigeants de l’ue sont en train d’affamer des pays entiers. D’abord la Grèce, puis le Portugal, l’Espagne, puis l’Italie, nous ensuite... Si nos gouvernants n’ont pas la clairvoyance de sortir la France de l’ue avant que ce soit vraiment notre tour.
Desbois, Vous, vous êtes embrigadé par les monétaristes obsédés par la monnaie forte (façon Allemande), ou par les européistes qui essayent de faire croire aux pires catastrophes en cas de disparition de leur monnaie fétiche qui est justement en grande partie à l’origine de la catastrophe actuelle.
Les dévaluations ne gênent vraiment que les rentiers, dont le capital s’amenuise en pareil cas. Le prix des gadgets importés augmentera certes, mais pas celui des produits de base (alimentation, logement...), qui sont produits sur place. Les rentiers préfèrent que le bon peuple se serre méchamment la ceinture, y compris sur les produits de base, pour maintenir une monnaie forte qui préservera leur capital.
D’autre part une dévaluation est souvent la conséquence du fait qu’un pays a blousé ses créanciers, donc la conséquence d’une réduction de l’endettement.
Mais peut-être faites vous partie de ces rentiers, en quel cas je comprends que cela vous dérange, mais rappelez vous que les rentiers sont minoritaires en France...