En effet tous ceux qui sont membres de « minorités », et elles sont
nombreuses et de toutes sortes, - noirs, juifs, handicapés, gays,
musulmans, féministes, catholiques intégristes, arabes, voire femmes…-
tendent à user de plus en plus souvent du procédé : vous ne pouvez pas
me critiquez car vous me critiquez pour ce que je suis et non pas pour
ce que je dis ou je fais.
Mais vous utilisez vous-mêmes ce procédé : tous ceux qui useraient de l’argument comme quoi ils ont subi des discriminations sont discrédités d’office, avec vous, même ceux pour qui c’est vrai. Vous critiquez un procédé de généralisation abusive que vous ne manquez pas d’utiliser vous-mêmes dans le processus de cette critique.
Quant à Morano, tout le monde s’en fout de ses origines, c’est elle qui invoque cet argument, de façon totalement illégitime. D’autant qu’il y a des pauvres qui sont cultivés et parlent bien, si si !
Quand un homosexuel se fait traiter de tarlouze, quand un black se fait traiter de sale négro, ce ne serait pas en raison de la couleur de peau ou de l’attitude efféminée, peut-être ? Ce ne serait pas légitime d’après l’auteur ? Ce serait une pure coïncidence innocente ?
Y a pas une différence entre Morano qui attribue l’accusation de vulgarité à ses origines modestes alors que tout le monde s’en fout, et des gens qui se font insulter sans raison pour leur couleur de peau ou leur manière d’être ?
Alors après, y a toujours les connards qui pour se défendre invoqueront leur appartenance à une minorité. Par exemple Dati qui hurle que son évincement du VIIème arrondissement est dû au fait qu’elle est une femme. Il y a des cas qui sont illégitimes, certes, mais qui ne déligitiment pas tout le reste, comme aimeraient le croire l’auteur et ses potes qui partagent le même genre d’idées.
Bien sur que l’épargne est contraire à la redistribution. En effet.
Mais ce n’est pas les petits épargnants qui ont un malheureux livret A qu’il faut taper, dans ce contexte, c’est les paradis fiscaux qui engloutissent des centaines de milliards dans des trous noirs, c’est les taux d’intérêt des crédits immobiliers et à la consommation, c’est la thésaurisation des riches investisseurs, des fonds souverains. La masse monétaire immobilisée par ces biais est tout simplement colossale par rapport à la somme immobilisée sur les livrets A.
C’est ridicule. Le jour ou on aura résolu les problèmes que j’ai cités et bien d’autres, on pourra s’occuper des petits épargnants, éventuellement. Mais stigmatiser les possesseurs de livret A en en faisant la cause du chômage, c’est évidemment une diversion.
mais plutôt de souligner, comme vous le faites, la misogynie viscérale
qui semble animer le corpus des dinausores UMP de la capitale
Peut-être mais l’exemple de Dati n’est certainement pas le plus pertinent pour défendre votre thèse, bien au contraire, je trouve que ça dessert complètement votre propos. Dati se comporte comme une arriviste capricieuse et hystérique totale, elle est un déshonneur pour la cause féministe.
Un ramassis de gaucho bobo archaïques. Des planqués au placard parce que virés dans les élections au suffrage universel.
Non, au contraire, ils ne sont ni bobos ni de gauche, ce sont des socio-démocrates à forte tendance néolibérale, donc rien à voir. Mais au final, c’est vrai qu’on est d’accord : ce sont des guignols et des usurpateurs
Et pourtant l’Etat ne boucle pas ses budgets, d’où des déficits chroniques.
Bah quand on paye 50 milliards d’euros (soit l’équivalent de ce que rapporte l’impôt sur le revenu chaque année) en intérêts aux investisseurs, il ne faut pas trop s’étonner que le budget ne soit pas bouclé.