Non, bah toutes les questions soulevées dans l’article trouvent leur réponse dans « la fabrique du consentement ».
Un journaliste n’est pas qu’un informateur indépendant, il est l’employé d’une structure lucrative, un grand groupe media privé, dans lequel il ne peut évoluer que si il prend en compte implicitement un degré d’autocensure et d’orientation de son discours, et la limitation de tout débat dans un cadre d’opinions acceptables par le système. Ce qui n’empêche absolument pas les journalistes de se croire indépendants et libres de leur parole. La perception qu’ils ont d’eux-mêmes n’a qu’un lien ténu avec la réalité de cette indépendance et de cette liberté et de cette objectivité dont ils se réclament.
Bravo, bien essayé de la part de l’auteur, mais les comparaisons à la louche et au doigt mouillé décrédibilisent complètement le truc.
Certes, agoravox, y a du passage, hein, y a de tout, mais nous tous ici, lecteurs, auteurs, etc on a tous en commun, je pense, même si on n’est pas d’accord sur PLEIN DE CHOSES, on a tous en commun d’avoir un minimum d’ESPRIT CRITIQUE et de voir instantanément que cet article est une sombre bouse commandée par un des opérateurs historiques de téléphonie mobile pour essayer de sauver les meubles.
Dommage, ça met tout le monde encore plus en colère parce qu’on a l’impression qu’on se fout de notre gueule encore plus après s’être fait enculer pendant des années par la triplette de belleville Bouygues/orange/SFR.
Certes, Free, c’est peut-être pas le must du must, mais ça va au moins permettre à ENORMEMENT d’netre nous de faire un GROS DOIGT DANS LEUR FACE aux 3 petits cochons.
Sans plus de visibilité sur la manière de se sortir de ce piège de la dette, qui menace aujourd’hui son économie.
Et à la grande satisfaction de Marine Le Pen, et dans une moindre mesure de Jean-Luc Mélenchon.
Ridicule, cette histoire de triple A. Il vaudrait mieux interdire une telle notation des états et redonner aux états le pouvoir de création (et de gestion) monétaire, auditer la dette pour ne pas faire payer aux contribuables les pots cassés de la crise, et devenir autonome des marchés financiers.
Mais de tout ça, Terra Nova n’en dit pas un mot.
Terra Nova préférerait sans doute, vu que c’est un think tank de gauche de droite, qu’on redonne de la « compétitivité » en baissant les charges sur les entreprises, qu’on utilise le chômage massif comme arme nucléaire pour précariser le code du travail et faire baisser les salaires, qu’on diminue les dépenses publiques dans l’éducation, la justice et la santé de façon drastique au mauvais moment et qu’on renforce la libéralisation et la privatisation du secteur public.
Ca, on sent que c’est pas très très loin, c’est ce qui arrive en général dans la suite du raisonnement néolibéral. Peut-être un prochain article ?
Mais y a pas que ça, faut aussi interdire les produits dérivés CDS / CDO, interdire les transactions à termes (faire du casino boursier avec de l’argent qu’on n’a pas), limiter les rémunérations actionnariales, interdire les stock-options qui lient l’intérêt des dirigeants d’entreprises à ceux des actionnaires, annihiler les paradis fiscaux, les blacks pools.
Enfin, y a plein de trucs dans la finance, il s’agit pas juste de mettre les banques au pas, ça, comme on l’a vu, ça ne marche qu’un temps, il faut frapper beaucoup plus fort !